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EGILIA à votre service


EGILIA A VOTRE SERVICE – Numéro 12 Avril 2009

EGILIA A VOTRE SERVICE est la newsletter officielle d’EGILIA Learning, le spécialiste de la formation professionnelle et certifiante en Informatique et en Management

Tous les mois, elle vous livre les dernières news, ainsi que l'actualité des actions mises en place par EGILIA Learning.

Elle a pour particularité et avantage d’être interactive :

En effet, elle reste ouverte à vos commentaires et conseils, qui pourront, après validation de notre comité de rédaction, apparaître dans les prochaines parutions.

Vos commentaires et avis sont donc les bienvenus sur avotreservice@egilia.com !

Bonne lecture

L’Equipe EGILIA Learning

L'ACTUALITE D'EGILIA LEARNING :



EGILIA internationalise son offre de Formation et ouvre 3 centres en Suisse :

Vu le phénoménal succès rencontré par EGILIA en Belgique depuis l’ouverture de centres de formation, en Janvier 2009, à Bruxelles, Anvers et Liège, EGILIA est fière d’annoncer à ses très nombreux clients européens l’ouverture de trois nouveaux centres en Suisse, à Genève, Lausanne et Zurich !
 
Bien évidemment, les futurs participants des formations dispensées dans ces nouveaux centres de compétence se verront également offrir, par EGILIA Learning, un ordinateur portable Hewlett Packard (2 Go de mémoire RAM,  Disque dur SATA 80 Go, Windows Vista Professionnal installé…) ou un ultra portable Eee PC (1 Go de mémoire RAM, Disque dur de 12 Go, Carte Wifi, Webcam 1.3 Mpx, etc.) en fonction du cursus choisi !

Naturellement, l’ensemble des services qualité EGILIA leur sera acccessible :
- SMARTtime ® (planification, sans surcoût, des opérations de formation sur plusieurs sessions et sur plusieurs lieux de formation tout au long de l'année),
- SMARTcenter ® (solution de suivi et d’accompagnement des formations certifiantes EGILIA Learning permettant de consulter et télécharger les supports de formation et outils pédagogiques à l’aide de SMARTlearning ® et d’ accéder à tous les supports de cours de toutes les formations certifiantes EGILIA à l’aide de SMARTlibrary ®
- COACHING (TOUTES les formations certifiantes d'EGILIA Learning intègrent une phase de suivi offerte, après la formation, de 30 jours (valeur 2000 euros)
 

EGILIA, partenaire du salon Européen Solutions Linux / OpenSource :


EGILIA Learning est heureuse d’annoncer la signature de son partenariat avec le Salon Européen Solutions Linux / Open Source qui s’est déroulé du 31 Mars au 2 Avril au Pavillon 2 de Paris Expo (Porte de Versailles).
Ce rendez-vous, qui fêtait ses 10 ans, est devenu l’événement européen de référence du monde en pleine effervescence des logiciels libres.
50 conférences ! Véritable  carrefour d’échanges, Solutions Linux / OpenSource fédère les multiples solutions et services proposés aux entreprises, toujours en quête de performance et d’efficacité :
Mobilité, Virtualisation, Sécurité, Interopérabilité, Développement, Collaboratif, Business Intelligence, Data Center, CRM, VoIP, SOA, etc.

EGILIA Learning,  acteur majeur de la formation certifiante, a été fière de se mettre à la disposition des nombreux visiteurs pour les conseiller sur les évolutions de carrière ou acquisitions de nouvelles compétences liées à l’Open Source !

EGILIA partenaire de RMC :

Retrouvez toute l'équipe d’EGILIA Learning dans Bourdin & Co, le rendez-vous citoyen, populaire, solidaire du matin, de 7 à 9 heures sur RMC.
Bourdin & Co, c'est un espace de liberté où chacun s'exprime, raconte son quotidien, défend ses opinions.
Tout au long de cette matinale, les acteurs de l'actualité invités y sont interrogés, souvent bousculés, aussi bien par les membres de l’équipe éditoriale que par les auditeurs qui peuvent intervenir à tout moment, parfois sur un ton incisif !

BAROMETRE DE L'ACTUALITE :



Sécurité et Justice

Licencié pour abus de Web au travail (01 net)

La Cour de cassation a validé un licenciement pour faute grave qui s'appuyait sur un temps de connexion trop important.
Vous vous dites peut-être que si vous effacez l'historique de votre navigateur Internet, votre employeur ne verra pas que vous passez votre temps sur des sites Internet sans rapport avec votre travail. Sachez que la teneur des sites consultés n'est pas forcément nécessaire pour vous licencier. C'est le sens d'un arrêt de la Cour de cassation daté du 18 mars, disponible ici, publié sur le site Legalis.net.
A l'origine de l'affaire, le licenciement pour faute grave d'un salarié, chef de dépôt d'une société de Beaumont de Lomagne en février 2005. Son employeur lui reproche d'avoir passé 41 heures sur Internet en un mois pour des activités extraprofessionnelles. Le salarié conteste la faute grave mais la cour d'appel la confirme. L'affaire est donc portée devant la Cour de cassation qui, elle, juge de la forme, de la bonne application du droit, et non du fond.
L'un des arguments du salarié pour contester la procédure et le jugement d'appel est que l'historique du navigateur Internet a été effacé. II est alors impossible, pour son employeur, de savoir quels sites il a consultés. Mais pour la cour d'appel, comme pour la Cour de cassation, cette information n'est pas nécessaire.
Effacer l'historique, un acte volontaire. Car rien n'indique qu'Internet a été utilisé à des fins professionnelles (aucune documentation issue de sites Internet, aucune URL, aucune référence à des sites n'ont été retrouvées dans les documents de travail du salarié) et le fait d'effacer l'historique suffit à démontrer qu'Internet n'était pas utilisé à des fins professionnelles : « Cet effacement, qui ne peut être le fruit d'une inadvertance, mais résulte nécessairement d'un acte volontaire [...] constitue une preuve suffisante ».
Selon le juriste Jean-Claude Patin, qui anime le site Juritel.com, « le salarié est parfaitement conscient de ne pas remplir ses obligations contractuelles. Ce qui pourrait n'être qu'un écart passible d'un avertissement se révèle en réalité être un comportement habituel. Il décide donc d'aller au bout de sa logique et de cacher sa déloyauté en effaçant ses traces afin de rendre impossible tout contrôle hiérarchique ».
A cela s'ajoute que le salarié mis en cause était le seul à avoir accès à l'ordinateur connecté, certains de ses subordonnés ne sachant même pas que cette connexion à Internet existait. Preuve supplémentaire, après le licenciement du salarié, « les durées de connexion se sont limitées à quelques minutes par mois ».                        Le « comportement fautif » établi par la cour d'appel est donc validé par la Cour de cassation.
« L'utilisation mesurée de l'Internet reposant sur la proportionnalité et le jugement du salarié a laissé place à une attitude totalement débridée, estime Jean-Claude Patin. Depuis quelques années, les décisions [de justice, NDLR] rendues sanctionnent de plus en plus les salariés surfeurs qui sont manifestement dans l'abus ».  

Police et industrie informatique s'unissent contre le cybercrime (01 net)

L'Europe va financer 2CENTRE, un cycle international de formation universitaire réunissant les savoir-faire de la police et des entreprises.
En matière de lutte contre le cybercrime, il semble que l'heure soit à la prise de conscience. Et que des rapprochements soient en cours. Ainsi va la collaboration naissante des forces de police et des acteurs de l'industrie informatique. « Nous parlons de deux mondes qui n'étaient pas faits pour se parler », constate Jean-Christophe Le Toquin, juriste au sein de la division EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) de Microsoft.
Première réalisation concrète de cette mini-révolution présentée cette semaine à l'occasion d'une conférence au Conseil de l'Europe, à Strasbourg, la mise en place dès le début de l'année 2010, en Irlande et en France, de 2CENTER (Cybercrime Centres of Excellence Network for Training, Research and Education), un cycle de formation universitaire financé par la Commission européenne dans le cadre du programme ISEC (prévention et lutte contre le crime). L'initiative s'adresse aux forces de police et aux responsables informatiques des entreprises.
Elle a pour but de créer des centres d'excellence nationaux basés, pour la France, à l'université de technologie de Troyes (Aube). Microsoft, et d'autres grands noms de l'industrie informatique comme Symantec, Google ou McAfee, est partie prenante au projet.
Auparavant, l'éditeur de logiciels intervenait de manière ad hoc sur ces problématiques. « Deux exemples dans ce domaine, un soutien apporté à l'Autorité nigériane de lutte contre la fraude économique ou une campagne de formation de deux ans (2007 et 2008) avec Interpol auprès de 6 000 officiers de police judiciaire pour mieux lutter contre l'exploitation sexuelle des enfants », précise Jean-Christophe Le Toquin.
Ouvrir les formations au monde de l'entreprise : Dès l'été prochain, l'université de Dublin fournira un cours pilote sur « les malwares et le "décompilage" de virus » avec le soutien actif de l'éditeur de logiciels. Auparavant réservé aux autorités de polices, ce type de formation va désormais s'ouvrir au monde de l'entreprise, de plus en plus exposé au cybercrime, pour comprendre et pour croiser leurs connaissances en matière de sécurité informatique.
En France, la Gendarmerie nationale est depuis plusieurs années sensibilisées à ces thématiques. « L'intérêt pour nous, à travers ce type de formation, réside avant tout dans une sensibilisation de nos équipes à d'autres champs informatiques comme l'architecture de bases de données, la connaissance des réseaux d'entreprises, l'analyse de cartes à puce et de téléphones portables », explique le lieutenant-colonel Eric Freyssinet, de la Direction générale de la gendarmerie nationale.
Aujourd'hui, la Gendarmerie nationale forme 20 à 24 stagiaires par an, des NTech, des enquêteurs en technologies numériques qui interviennent sur tout le territoire à commencer par les brigades départementales de renseignement et d'investigation judiciaire. « Dans le cadre des nouvelles formations qui vont être mises en place, nous souhaitons renforcer les relations avec l'entreprise. Et développer au niveau national des activités de recherche dédiées, par exemple, à l'analyse des traces sur les disques durs », poursuit le lieutenant-colonel.  

Le Forum des droits sur l'Internet et la Cour d'appel de Paris veulent s'entendre sur le règlement des litiges (IT Channel)

Ce partenariat visant à développer la médiation en ligne et l'accès à l'information juridique. Il s'agit d'améliorer le service rendu aux Français en matière de résolution des litiges liés à l'internet. Il encadre une expérimentation d'un an avec des juridictions pilotes pour favoriser l'information des particuliers sur le cadre juridique et développer la médiation en ligne du Forum des droits sur l'internet (FDI) aux différents stades du recours à la justice.
Dès le mois de mai, les justiciables seront orientées par les greffes des tribunaux pilotes vers le service d'information du public du FDI. Ils auront accès à une base d'informations juridiques et pratiques leur permettant de mieux maîtriser l'univers numérique. Les justiciables sont également invités à recourir systématiquement à la médiation, avant d'ester en justice. Ouvert en 2004, le FDI est compétent pour les différends de nature juridique liés à l'usage de l'internet et impliquant au moins un particulier.
Depuis son ouverture, le service a traité près de 10 000 demandes avec un taux de résolution proche des 90%. Plusieurs tribunaux du ressort de la Cour d'appel de Paris sont volontaires pour mettre en œuvre ce partenariat. Un comité de suivi de cette expérimentation sera constitué, et un bilan sera dressé pour mesurer les besoins en termes d'informations liées à l'internet et l'impact du dispositif de médiation auprès des professionnels de la justice et de la population.

Conjoncture

L'informatique et les télécoms, outils de réduction du réchauffement climatique (01 net)


Selon un rapport officiel, même si la high-tech consomme 13,5 % de l'électricité en France, elle permet également de réduire la consommation énergétique des particuliers et des entreprises.
Les technologies de l'information et de la communication (TIC), c'est bien, mais elles consomment beaucoup d'énergie. Elles représentent 13,5 % de la consommation d'électricité française, et le phénomène va s'amplifier continuellement d'ici à 2020. C'est le rapport « TIC et développement durable » qui le dit.
Commandé en avril 2008 par les ministères de l'Ecologie et de l'Economie pour « disposer d'une évaluation des impacts écologiques des technologies de l'information et de la communication et de leur apport dans la lutte contre le changement climatique », il a été rendu public le 11 mars dernier
40 millions d'ordinateurs en France : Citant Médiamétrie, le document avance le chiffre de 40 millions d'ordinateurs en France, 20 millions chez les particuliers et 20 millions en entreprise. Le parc de téléviseurs serait en augmentation avec la multiplication des écrans plats. Sans compter qu'avec les ordinateurs les utilisateurs disposent parfois de « box » ADSL, qui consomment elles aussi de l'énergie.
Le rapport évalue à 350 kWh la consommation annuelle d'un ordinateur. Pour les entreprises, le réseau interne consommerait 200 kWh, en plus des postes de travail.
Cela établi, le rapport reconnaît aussi un rôle potentiel des TIC dans la réduction de certaines dépenses d'énergie : par la dématérialisation, notamment du commerce, par une meilleure logistique dans les transports, par le développement du télétravail et des visioconférences, ces deux derniers éléments n'étant pas encore assez développés, selon le rapport.
Des étiquettes pour renseigner sur la consommation électrique : L'objectif est aussi de fournir quelques pistes. Le document, réalisé par trois ingénieurs des Ponts et Chaussées, se termine donc par une série de recommandations. Parmi elles, la mise en place d'un système de veille de la consommation énergétique des TIC. A l'attention des consommateurs, les auteurs du document préconisent d'afficher sur les étiquettes des produits (téléviseurs, ordinateurs) leur impact sur la facture d'électricité lorsqu'ils sont allumés mais aussi quand ils sont en mode veille.
Ils conseillent également de rendre obligatoire la compatibilité TNT-HD des téléviseurs, afin de limiter les appareils périphériques. Dans une optique plus précisément écologique, ils émettent également l'idée de réduire l'impôt des entreprises qui recyclent la chaleur dégagée par leurs centres de données.

L'Open Source gagne du terrain en entreprise (IT Channel)


La 4ème édition de l'observatoire du libre vient de sortir et il confirme l'intérêt croissant des entreprises pour les logiciels et les solutions open source. Le nombre de personnes formées aux outils open source a, en effet, été multiplié par 3 entre 2005 et 2008, avec une progression de 54% entre fin 2007 et fin 2008. Les cursus de formation visent d'ailleurs un public de plus en plus large. Après les développeurs, les administrateurs et autres DBA (administrateurs de bases de données) qui restent le gros des personnes formées, les organismes de formation accueillent désormais les utilisateurs et les responsables fonctionnels. Cette évolution est flagrante sur le segment des progiciels fonctionnels (ERP, décisionnel) et des progiciels d'infrastructures (CMS, ECM, GED).
Sur le segment « infrastructure », le nombre de personnes formées aux SGBD/R libres, notamment MySQL de Sun, a littéralement explosé. Les formations liées aux progiciels ont également progressé de manière très rapide, car ces outils « sont arrivés à maturité en 2007 et sont en phase d'adoption depuis le début de l‘année dernière » expliquent François Letellier et Frédéric Bordage dans leur rapport. Ce segment regroupe les progiciels métier comme les ERP (Compiere), mais aussi les CMS tels que Drupal et eZ Publish. Ce sont d'ailleurs ces outils de gestion de contenus qui connaissent actuellement la plus forte croissance en nombre de personnes formées. « Quasiment absents de l'observatoire en 2005, ils représentent désormais 7% des formations » notent les deux auteurs.
Sur le segment des « Serveurs d'applications », les cursus classiques de PHP restent sur des volumes élevés, mais stables. On note toutefois une forte croissance sur les technologies annexes sur les frameworks. Zend Framework et symfony notamment. « Ces changements dénotent une forte adoption de la technologie PHP qui, à l'instar de Java / J2EE, voit ses outils associés de plus en plus utilisés et demandés » ajoutent les auteurs du rapport.
Sur le segment « Décisionnel ». Le nombre de personnes formées progresse toujours (+56%), mais de manière plus modérée qu'entre 2006 et 2007 où il avait été multiplié par 4,2. La part des outils décisionnels reste toutefois relativement faible dans l'ensemble des formations open source.
L'évolution la plus significative en 2008 concerne le poste de travail. On note, en effet, un net regain d'intérêt des entreprises pour un poste de travail libre, y compris dans des secteurs traditionnellement plutôt méfiants face à l'open source.  La perspective de migrations forcées vers les nouvelles versions de Microsoft Office (et dans une moindre mesure Vista ou Windows Seven) et les coûts associés continuent d'inquiéter, surtout en ces temps de crise. OpenOffice.org 3.x est le premier à bénéficier de cet intérêt et dépasse aujourd'hui la barre des 41 millions de téléchargement. Sans minimiser les déploiements de Firefox, Thunderbird ou encore Gmail qui ne posent désormais plus aucun problème.
Au final, 85% des entreprises utilisent un ou plusieurs logiciels open source (selon les études Gartner et Forrester). Et celles qui n'ont pas encore franchi le pas comptent en déployer au moins un d'ici fin 2009. Parmi les 85% d'entreprises utilisatrices, 92% en sont satisfaites et 45% recourent à des logiciels open source pour leurs applications critiques. Et ce pour trois raisons majeures : un retour sur investissement (ROI) plus rapide, la rapidité de mise en œuvre et l'indépendance vis à vis des fournisseurs.

La crise dans le secteur informatique sera plus forte qu'en 2001 (01 net)

Gartner prévoit en 2009 une baisse des dépenses informatiques de 3,8 % dans le monde, et même de 8,8 % en Europe de l'Ouest. Les achats de matériel seront les plus touchés.
Avis aux professionnels du secteur informatique : préparez-vous à quelques années de vaches maigres. Et malheureusement, elles seront encore plus maigres qu'en 2001, la douloureuse année de l'explosion de la bulle Internet et du 11 septembre. C'est en tous cas ce que laisse à penser la dernière prévision du Gartner, qui vient de se pencher sur les dépenses IT au niveau mondial en 2009.
Le cabinet d'analystes anticipe en effet une baisse générale de 3,8 % à 3,2 milliards de dollars (contre 3,36 milliards en 2008) tous secteurs confondus. C'est plus qu'entre 2000 et 2001 où l'institut avait enregistré une baisse de « seulement » 2,1 %. Pire ! La baisse en Europe de l'Ouest serait l'une des plus fortes du monde : les estimations de l'analyste donnent en effet une baisse de 8,8 %, avec des ventes estimées à 831,6 millions de dollars contre 905 millions en 2008. Parmi les quatre secteurs passés au crible par le Gartner – matériel, logiciel, services et télécoms –  c'est celui du matériel qui est le plus touché avec une baisse de près de 15 %.
Des investissements mis en attente : « La vente de PC représente 60 % du total des ventes de matériel. C'est un poste de dépense qu'il est relativement facile à couper temporairement en allongeant les cycles de renouvellement. [...] Les serveurs ne représentent que 16 % des ventes. Actuellement, ce compartiment d'analyse décline également, sans doute pour les mêmes raisons de durée d'allongement des cycles de vie », explique Jon Hardcastle, directeur de recherche au sein de Gartner. Les constructeurs n'ont donc pas fini de souffrir.
Le chiffre d'affaires des sociétés de service devrait également subir une baisse de 1,7 % au niveau mondial avec une grosse différence entre le secteur du conseil et celui de l'infogérance : « Les prestations de conseil vont diminuer de 5 % en 2009 tandis que le marché de l'infogérance va rester stable », indique Kathey Hale, vice-présidente de recherche au Gartner. Des chiffres à mettre en perspective avec ceux du Syntec qui prévoit une croissance nulle en 2009 sur le marché français, soutenu par des chantiers publics importants.
Le logiciel résiste : Quant au secteur du logiciel il est le seul à résister avec une très légère progression de 0,3 % au niveau mondial. Selon Gartner, le secteur de l'édition logicielle est en effet soutenu soit par la mise à jour des applicatifs existants, qui peuvent parfois représenter 60 % des ventes de logiciels pour certaines entreprises, soit par des créneaux très porteurs comme celui de la virtualisation, de la Web conférence ou de la sécurité.
L'analyste pointe également une appétence de plus en plus grande des entreprises pour les logiciels à la demande (SaaS, Software as a Service), qui leur permettent de mieux prévoir leurs coûts.

Les éditeurs français appellent l'Etat à l'aide pour surmonter la crise (01 net)

Aides financières tenant compte des spécificités du secteur et création d'un Small Business Act européen, les éditeurs de logiciels français demandent le soutien des pouvoirs publics.
Rattrapés par la crise, les éditeurs français sollicitent plus que jamais l'appui des pouvoirs publics. Dans un communiqué publié le 8 avril dernier, L'Association française des éditeurs de logiciels dénonce « l'inadaptation des aides publiques au secteur de l'édition logicielle ».
Des aides destinées aux entreprises innovantes existent déjà, mais, selon une étude menée par le cabinet PNO France pour le compte de l'Afdel, les éditeurs de logiciels n'en profitent pas comme ils le devraient.
Selon le rapport de PNO, hors crédit d'impôt à la recherche (CIR), les services informatiques ne perçoivent que 2,1 % de l'enveloppe des aides données aux entreprises innovantes. « 57 % des éditeurs ne bénéficient pas du dispositif “Jeunes entreprises innovantes” (JEI). Et les aides de l'Agence nationale de la recherche (ANR) n'ont profité qu'à 17 % des éditeurs l'an dernier », explique Olivier Njamfa, président de la commission investisseurs de l'Afdel et PDG de l'éditeur Eptica.
Selon le rapport de PNO, le crédit d'impôt à la recherche ne profite pas non plus aux éditeurs. Seulement 54 % en ont bénéficié l'an dernier (à hauteur de 100 000 euros en moyenne).
L'Administration a une définition trop restrictive de la recherche : « Le problème est que l'Administration a une définition trop restrictive de la recherche. La définition retenue est proche de celle de la recherche fondamentale et ne concerne quasiment que les algorithmes. L'amélioration de l'ergonomie ou de la méthodologie métier offerte par un logiciel n'est pas assimilée à une activité de recherche », explique Loïc Rivière, délégué général de l'Afdel.
Pour l'association, il est crucial d'assouplir les critères d'obtention des aides en considérant mieux les spécificités du métier d'éditeur qui sont « trop méconnues de l'Administration ». « Aujourd'hui, ce sont essentiellement des secteurs comme l'aéronautiques ou la Défense qui profitent de ces aides. Or les éditeurs investissent en moyenne 30 % de leurs ressources en R&D », insiste Loïc Rivière.
L'association demande en outre aux pouvoirs publics de faire des efforts d'information et de communication. « Beaucoup de jeunes éditeurs n'ont pas connaissance du dispositif JEI. Or celui-ci ne s'applique que durant les huit premières années d'existence de la société et les années perdues ne sont pas rattrapables », estime Olivier Njamfa.
En attendant, l'Afdel publie de son côté un livre blanc qui détaille les aides disponibles en France mais aussi en Europe.
Les éditeurs souhaitent également la création d'un Small Business Act européen :
Au-delà des aides directes, une autre piste envisagée par le secteur pour préserver son activité est la création d'un Small Business Act (SBA) européen sur le modèle de celui mis en œuvre aux Etats-Unis dès les années 1950.
Le principe est de réserver systématiquement une part des marchés publics aux entreprises (23 % aux Etats-Unis) qui sont sensiblement plus petites que leurs concurrentes. Jusqu'à présent, les pays européens s'y étaient toujours opposés mais la crise a remis le dispositif à l'ordre du jour.
En France, le décret d'application de l'article 26 de la Loi de modernisation de l'économie publié le 20 février dernier autorise les acheteurs publics à réserver jusqu'à 15 % de leurs marchés aux PME innovantes mais la mesure est juste incitative. Les éditeurs français espèrent que ce n'est qu'un début.

Nouveautés

Skype fait les yeux doux aux entreprises (01 net)

Avec Skype for SIP, le pionnier de la téléphonie gratuite permettra aux entreprises équipées de PABX SIP d'utiliser le réseau Skype. Jusque-là, les entreprises en mal d'économies sur leurs communications téléphoniques avaient peu d'espoir de trouver des solutions intégrées qui leur conviennent du côté de Skype. Le pionnier de la téléphonie gratuite proposait en effet des solutions plutôt basiques bien qu'utiles : comptes professionnels à moindre coût et outil de gestion de comptes. Mais avec Skype for SIP, la donne pourrait bien changer. La filiale d'eBay vient en effet de présenter, en version bêta Skype for SIP qui permet de faire l'interface entre le protocole propriétaire de Skype et le protocole SIP. Les entreprises équipées d'un PBX SIP pourront donc utiliser leurs téléphones de bureau pour passer des appels Skype, sans avoir besoin d'un softphone.
« On ouvre le réseau Skype peer-to-peer aux PABX SIP », explique Georges Yaryura, responsable marketing de Skype for Business.
Mettre en place un numéro gratuit pour tous les utilisateurs Skype : Les entreprises équipées de Skype for SIP pourront également recevoir sur leur PABX SIP, les appels des utilisateurs Skype - 405 millions selon le spécialiste -, appels qui seront gratuits pour ces utilisateurs. De quoi mettre en place un numéro de SAV gratuit pour les appelants, ou d'intégrer un bouton de click-to-call Skype sur son site d'e-commerce. Autre utilisation possible, pour tous les salariés distants de l'entreprise, télétravailleurs ou nomades qui ne sont pas équipés de Skype, la mise en place d'un numéro Skype - Online Skype -, qui assure des communications gratuites (une fois le prix du numéro Skype réglé) entre eux et l'entreprise. Selon Skype, les appels seront gérés à l'instar des autres appels et bénéficieront du routage d'appel, des conférences, de l'accès à la messagerie vocale, etc.

Le cloud-computing, un marché plein d'avenir ? (01 net)

Après les bureaux virtuels, Gartner s'est intéressé aux services de cloud computing. Et d'après le bureau d'études, ceux-ci devraient générer en 2009, 56,3 milliards de dollars, un chiffre en hausse de 21,3% par rapport à 2008. La progression devrait s'accélérer plus fortement les années suivantes, puisqu'en 2013, le marché devrait peser 150,1 milliards de dollars.
Plusieurs services de cloud computing devraient connaître un développement plus rapide que les autres, notamment dont la publicité, l'e-commerce, les ressources humaines et le traitement des paiements. Ceux-ci devraient représenter la grande majorité du marché du cloud computing pour une valeur estimée à 46,6 milliards de dollars. Avec un service clé, la publicité (cloud advertising) dont le chiffre d'affaires devrait avoisiner cette année 58 % de l'ensemble du marché. Dans ce domaine, Google fait figure de précurseur. Le géant de l'Internet a, en effet, su créé un nouveau business model et proposer un mode de distribution efficace pour ce service novateur. Yahoo!, Microsoft et quelques autres lui ont déjà emboité le pas.
Les services d'infrastructure informatique devraient également connaître un bel essor et générer 3,2 milliards de dollars cette année. Ce qui ne représente toutefois que 6% de l'ensemble du marché du cloud computing. La véritable adoption de ce type de services ne devrait pas avoir lieu avant 2013, précise Ben Pring, research vice président chez Gartner. Mais, d'après lui, le segment possède un véritable potentiel, tout comme les services de cloud-computing liés aux logiciels.
Le cloud computing est donc un marché promis à un bel avenir. D'autant que ses prix bas s'avèrent très attractifs pour les utilisateurs sur un marché informatique qui devrait tourner encore au ralenti pendant un petit moment. Et ce sont justement ces coûts réduits qui vont contribuer au développement de ce type d'offres.

IBM commercialise sa première suite d'applications en ligne (01 net)

Réunions en ligne, partage de fichiers et de contacts, gestion des tâches, etc., LotusLive Engage, une suite d'outils collaboratifs très complète, est proposée depuis le 7 avril.
Après Microsoft le mois dernier, c'est aujourd'hui au tour d'IBM de passer à l'offensive sur le marché des applications en ligne en proposant une suite collaborative regroupant une multitude de fonctionnalités à un prix très attrayant.
Le géant américain a profité de la Web 2.0 Expo qui s'est tenue du 31 mars au 3 avril à San Francisco pour annoncer la commercialisation à partir du 7 avril, partout dans le monde, de LotusLive Engage.
Annoncée à LotusSphere en janvier dernier, cette suite d'applications en ligne est la plus complète jamais proposée aux entreprises par IBM. Après une longue phase d'expérimentation sous le nom de code BlueHouse, la version finale met résolument l'accent sur le partage de ressources en lignes.
« Le partage de fichiers, d'applications, de contacts, etc. est vraiment le mot-clé de cette suite dont la principale fonction est de fédérer grâce à Internet le travail d'équipes éventuellement réparties sur plusieurs sites distants, avec pour seule contrainte technique de pouvoir accéder à Internet et de disposer d'un navigateur récent », explique Patrice Fontaine, responsable du marketing de Lotus France.
Un tableau de bord et un réseau de contacts personnels pour chaque utilisateur
Une fois son compte créé, chaque utilisateur dispose d'un tableau de bord (qui rassemble les personnes récemment contactées, les activités en cours ou encore les fichiers récemment partagés) et d'un réseau de contacts pouvant être structuré en groupes (clients : A, fournisseurs : B, etc.) et/ou en profils (développeurs, architectes, juristes, etc.).
Une palette d'outils permet alors de collaborer avec tous ces contacts. On peut organiser une réunion de travail en ligne en quelques clics. L'interface des salles de réunion virtuelles s'affiche directement dans le navigateur. L'audio (conversation), la vidéo (webcam) et le partage d'applications sont pris en charge. On peut contrôler une présentation à distance et laisser les intervenants pointer ou surligner certains éléments. En outre, chaque réunion peut être enregistrée.
Les employés peuvent stocker et partager des fichiers en ligne qui serviront avant, pendant et après les réunions. L'outil formulaire permet de créer et de diffuser un questionnaire pour consulter ses collaborateurs (vœux pour les congés, perception du nouveau système d'information, etc.) ou ses clients (études marketing).
La suite sera progressivement enrichie, notamment avec des outils bureautiques
La suite inclut un gestionnaire de tâches (menu Activités) qui permet de structurer les missions en assignant tâches et sous-tâches à tel ou tel contact et qui reste accessible pendant les réunions.
Il est possible d'afficher des tableaux et des graphiques en chargeant des données créées avec son ordinateur, mais pour l'instant la suite en ligne ne propose pas d'outil permettant de créer des documents bureautiques. « Nous invitons nos clients à utiliser notre suite Symphony en attendant l'arrivée à moyen terme de fonctions bureautiques en ligne », explique Patrice Fontaine.
IBM met en avant l'ergonomie et le niveau de sécurisation de sa plate-forme, qui s'appuie sur les nombreux centres de données du constructeur. Il insiste également sur ses capacités d'intégration : elle est à la fois ouverte aux technologies serveurs LotusNotes déployées en interne dans les entreprises et aux formats utilisés par les réseaux sociaux du Web 2.0 (annuaire de LinkedIn, téléphonie Skype, applications SalesForce, etc.).
Expérimentée par plusieurs grands comptes comme Dupont, Nortel Networks ou Price Waterhouse Coopers, la version bêta de la suite serait déjà testée par plus de 30 000 utilisateurs dans le monde.
Une fois la phase d'essai terminée, les abonnements oscilleront entre 10 et 45 euros HT par mois et par utilisateur, en fonction des services choisis et de l'espace de stockage associé (à partir de 500 Mo par utilisateur).

Divers

Le « Nobel de l'informatique » est décerné à Barbara Liskov (01 net)

Professeur au MIT et première femme à décrocher un doctorat en informatique, Barbara Liskov est la lauréate du prix Turing.
L'association américaine ACM (Association for Computing Machinery) vient de dévoiler le lauréat du prix Turing 2008, un prix habituellement désigné comme le « Nobel de l'informatique ». Il s'agit de Barbara Liskov, professeur au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT), où elle dirige le laboratoire Programming Methodology.
Première femme à décrocher un doctorat en informatique (PhD à Stanford University, en 1968), Mme Liskov a jeté les bases des langages de programmation orienté objet, tels que Ada, C++, Java ou C#, en introduisant des structures abstraites pour la gestion des données. Ainsi, elle a créé, en 1974, le langage CLU, que l'on peut considérer comme un ancêtre des langages orienté objet actuels.
Le problème des Généraux Byzantins
Par la suite, elle s'est concentrée sur les systèmes informatiques distribués. Elle a créé Argus, un langage qui permet d'exécuter des programmes sur diverses ressources informatiques reliées par un réseau. Elle s'est aussi penchée sur la problématique de la tolérance aux pannes dans les systèmes distribués, en particulier au niveau de l'algorithme des Généraux Byzantins.
La cérémonie de remise de prix est prévue à la fin du mois juin. Il est à noter que Mme Liskov est la seconde femme à recevoir le prix Turing, après Frances Allen, en 2006.

Les entreprises de la Silicon Valley contraintes de brader leurs bureaux (01 net)


Il est loin le temps où les immeubles modernes poussaient comme des champignons dans la Silicon Valley. Place aux déménagements et aux réductions de coûts.
Les cartons ne sont pas encore faits, mais, petit à petit, je fais le tri dans mon bureau, en prévision de mon prochain déménagement. Après la vague de licenciements qui nous a touchés en décembre, nous avons appris que nous allions quitter nos locaux pour être relocalisés dans le campus principal de mon entreprise, à quelques kilomètres de là. Forcément, quand on a moins d'employés, il est logique d'essayer de les concentrer au même endroit afin de réduire les coûts de fonctionnement et d'entretien des bâtiments.
Moins d'électricité, d'eau, mais aussi moins de personnel pour assurer la sécurité, faire tourner la cantine et faire le ménage. Les économies seront sans doute substantielles. Cela tranche avec le passé. Ces dernières années, j'ai vu les immeubles modernes pousser comme des champignons un peu partout le long de l'autoroute 101, qui traverse la Silicon Valley. Les spéculations allaient bon train : qui, de Google, d'Intel, ou de Microsoft, allait s'agrandir ? Aujourd'hui, ces locaux sont toujours vides...
D'après Cornish & Carey Commercial, une des sociétés de courtage immobilier les plus importantes de la région, près de 1,4 million de mètres carrés sont vacants, soit 15 % des bureaux. Plusieurs grands noms de la Silicon Valley essaient de sous-louer leurs bâtiments vides : Hewlett-Packard et Yahoo! ont chacun 40 000 mètres carrés de disponibles, et Ariba a mis sur le marché plus de 16 000 mètres carrés. Avec une telle offre et si peu de demande, les loyers sont en chute libre : 0,25 dollar en moyenne le mètre carré par mois dans la Silicon Valley, les prix pouvant descendre jusqu'à 0,10 dollar ! Les ventes de bureaux se font rares, avec seulement neuf transactions depuis le début de janvier 2009, contre 70 à la même période en 2008.
Loin de ces spéculations immobilières, la seule préoccupation dans mon entreprise est de savoir quel cube sera attribué à chacun dans nos nouveaux locaux : fenêtre ou pas, près des toilettes ou de la machine à café, au premier ou au quatrième étage… Fin de ce suspense insoutenable dans quelques semaines ! 
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