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EGILIA A VOTRE SERVICE – Numéro 23 Mars 2010


EGILIA A VOTRE SERVICE est la newsletter officielle d’EGILIA, le spécialiste de la formation professionnelle et certifiante en Informatique et en Management

Tous les mois, elle vous livre les dernières news, ainsi que l'actualité des actions mises en place par EGILIA.

Elle a pour particularité et avantage d’être interactive :
En effet, elle reste ouverte à vos commentaires et conseils, qui pourront, après validation de notre comité de rédaction, apparaître dans les prochaines parutions.

Vos commentaires et avis sont donc les bienvenus sur avotreservice@egilia.com !

Bonne lecture

L’Equipe EGILIA

 

L'ACTUALITE EGILIA

BAROMETRE DE L'ACTUALITE :



Sécurité et Justice



Loppsi (Source 01 net)

1/le filtrage des sites pédopornographiques validé par les députés : Au grand dam des défenseurs de la liberté d'expression, le filtrage des sites Internet a été validé en première lecture par les députés. L'Assemblée a voté l'article 4 du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dit Loppsi. Le texte fait obligation aux fournisseurs d'accès à Internet de filtrer les sites pédopornographiques, dont la liste sera constituée par une autorité administrative dépendant du ministère de l'Intérieur. La notification se fera après validation par la justice.
Pour la Quadrature du Net et les défenseurs de la libre expression, ce filtrage ouvre la boîte de Pandore. Même écho dans l'opposition : « Le Conseil constitutionnel a jugé à propos de la loi Hadopi qu'on ne pouvait pas couper une connexion sans décision du juge. Nous demandons la même chose dans ce cas. […] Oui à la lutte contre la diffusion des images de pédopornographie, non au fait que ce soit un cheval de Troie pour autre chose », a pour sa part estimé Martine Billard (Parti de gauche), députée de Paris. L'histoire n'est pas terminée puisque le projet de loi devra être approuvé par les sénateurs.

2/ Promouvoir le « jeu du foulard » sur Internet devient un délit : Les députés ont adopté un amendement qui prévoit une peine de prison de trois ans et une amende de 75 000 euros pour les personnes qui font la promotion des jeux dangereux en ligne.
La diffusion sur Internet de contenus incitant les mineurs à des pratiques comme le « jeu du foulard » sera désormais passible, grâce à une modification du Code pénal, de trois ans de prison et de 75 000 euros d'amende.
Les députés français ont adopté jeudi 11 février 2010, dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la sécurité intérieure (Loppsi), un amendement de Philippe Goujon (UMP) qui incrimine la création et la diffusion de jeux dangereux et violents - de non-oxygénation ou d'agression - sur quelque support que ce soit, dont Internet.
« Il convient, afin de protéger les enfants de ces incitations virtuelles et compléter le travail de prévention mené sur le terrain par le corps éducatif, de sanctionner par une modification du Code pénal leur diffusion », explique l'exposé des motifs de l'amendement.
300 enfants auraient été victimes de jeux dangereux en treize ans : L'auteur de l'amendement précise que, selon une étude réalisée par l'institut TNS-Sofres auprès de 8 millions d'enfants de 7 à 17 ans en 2007, « 26 % de cette tranche d'âge se sont déjà vu proposer des jeux dits dangereux » comme le « jeu du foulard », « petit pont massacreur » ou le « rêve indien ».
Le député UMP de Paris, se référant toujours à ce sondage, précise que 12 % de ces enfants reconnaissent y avoir participé, soit 1 million d'enfants, dont 45 % de filles et 55 % de garçons. « On estime que le jeu du foulard a tué à lui seul environ 300 enfants en treize ans », affirme Philippe Goujon.
L'examen du projet de loi sur la sécurité intérieure, commencé mardi 9 février, devrait s'achever vendredi prochain, les députés se prononçant mardi prochain par un vote solennel sur l'ensemble de ce texte présenté par Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur. Le texte prendra ensuite la direction du Sénat.

Un revendeur condamné pour vente illicite de logiciels dans le Sud-ouest (Source ITR Manager)

Le tribunal de grande instance de Bayonne a condamné, le 14 décembre dernier, un revendeur informatique de la région pour contrefaçon de logiciels Microsoft. Le tribunal de grande instance de Bayonne a condamné un professionnel de l’informatique pour concurrence déloyale et contrefaçon des marques de la société Microsoft. Le revendeur indélicat vendait des exemplaires de logiciels Microsoft sans licence d’utilisation, et à des prix plus compétitifs que ceux provenant d’une commercialisation licite.
De ce fait, le revendeur a été condamné à verser à Microsoft la somme de 27 761,49 euros en réparation du préjudice lié à la contrefaçon de marque, 5000 euros en réparation du préjudice résultant d’une pratique de concurrence déloyale, et 1500 euros en réparation du préjudice moral subi du fait de la contrefaçon de la marque. Les juges ont, par ailleurs, ordonné la cessation immédiate de ses agissements sous astreinte de 1500 euros par infraction contestée à compter de la signification du jugement.

Air France propose un coffre-fort numérique à ses voyageurs (Source 01 net)

Air France et Allianz dévoilent, avec Mondial Assistance, le premier coffre-fort numérique dédié aux voyageurs. Cette solution combine des fonctionnalités de sécurisation de documents et de services d’assistance : Allianz Protect.
Accessible depuis le site www.airfrance.com, le coffre-fort est ouvert à tous, en quatre langues (français, anglais, allemand, néerlandais), et sera disponible à tout moment depuis tout ordinateur ayant accès à Internet. Depuis n’importe quel lieu, le client pourra donc héberger, consulter et récupérer ses documents personnels et professionnels.
Solution utile, par exemple dans le cas d’une urgence administrative ou médicale, ce coffre-fort numérique permettra au client d’habiliter un proche et le service médical de Mondial Assistance à lui venir en aide à distance. Le coffre Allianz Protect permettra également de consulter des informations pratiques et utiles pour les voyageurs, d’ordre sanitaire ou géopolitique.
Alors que la dématérialisation des documents va s’accélérer à l’initiative des pouvoirs publics et des acteurs économiques, entreprises, administrations ou organismes, cet espace numérique, innovant et fonctionnel peut accueillir tout type de fichiers y compris dans des formats photos et vidéos.
Deux offres ont été spécialement conçues par Allianz pour Air France :
- Protec’fly, un espace jusqu’à 5 gigas, pour un montant de 59 euros TTC par coffre et par an, soit 4,91 euros par mois,
- Protec’fly Premium, un espace illimité, à 68 euros TTC par coffre et par an, soit 5,66 euros/mois.
http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/resainfovol/achat/coffre_numerique.htm 

La simulation d’une cyberattaque révèle les failles des Etats-Unis (Source 01 net)

Mardi 16 février, les autorités américaines ont simulé une cyberattaque mettant à mal les systèmes de télécommunications et le réseau électrique du pays. (Source 01 net)
Plus de 60 millions de téléphones mobiles hors d'usage, le réseau Internet en panne, la fermeture de Wall Street pendant une semaine, le réseau électrique hors service dans une partie du pays… Les conséquences de l'opération Shockwave laissent songeur.
Ce mardi 16 février, les Etats-Unis ont simulé à Washington une cyberattaque. L'opération s'est déroulée de 10 heures à 22 heures. Dans le scénario imaginé par les services de sécurité américains et le Bipartisan Policy Center, la paralysie d'une partie du pays est causée par une simple application pour smartphones conçue pour les fans d'une équipe scolaire de basket-ball.
Ce spyware a permis le vol de mots de passe et l'interception d'e-mails grâce auxquels les pirates ont pu infecter Internet, entraînant la perturbation de nombreux services et administrations. L'enjeu de cette simulation était de voir quels moyens les autorités peuvent mettre en œuvre pour enrayer la crise.
Un ancien fonctionnaire dans le rôle du président : D'anciens hauts fonctionnaires issus des partis républicain et démocrate participaient à ce jeu grandeur nature. La Situation Room, la pièce ultrasécurisée de la Maison Blanche où le président gère les crises, avait été reconstituée pour l'occasion. Une fausse chaîne d'information en continu couvrait même l'événement pour plus de réalisme.
La simulation a révélé le manque de préparation de la plus grande puissance mondiale face à une guerre de ce type. En outre, des problèmes constitutionnels ont été soulevés. Alors que les joueurs voulaient mettre en quarantaine tous les téléphones mobiles du pays pour éviter la propagation du spyware, ils ont réalisé que la Maison Blanche n'avait pas ce pouvoir légalement.
Plus inquiétant : durant toute la simulation, les services secrets et la sécurité intérieure ont été incapables d'identifier l'origine de l'attaque. Dans ce jeu grandeur nature, l'infection est partie d'un serveur hébergé en Russie. Le programme à l'origine de tous ces maux a quant à lui été développé au Soudan.
A l'issue de l'opération, certaines questions sont encore sans réponse. Dans cette simulation, des maisons ont été détruites par l'explosion de stations électriques et de gazoducs. Jusqu'à présent, aucun lien de cause à effet n'a pu être mis en évidence avec l'infection du réseau Internet.
Une simulation publique : Les Etats-Unis ont l'habitude de procéder à ce genre de simulation. Mais, pour la première fois, la presse était invitée à suivre l'opération, dont le déroulé devrait être disponible prochainement sur CNN.
« Les gens ont du mal à appréhender les menaces », a déclaré au Washington Post John McLaughlin, ancien membre de la CIA qui a joué ici le rôle du directeur de l'intelligence service. « C'est seulement après le 11 Septembre que les gens ont pu s'apercevoir que cela était possible. L'utilité de la simulation sera d'aider les gens à visualiser [la menace] ».

Le système de référencement Google piraté (Source IT Channel)

Les chercheurs d'avast! ont découvert que des cybercriminels avaient infiltré le système de référencement (PageRank) de Google via un réseau d'une centaine de faux liens sur des sites Web piratés destinés à tromper les algorithmes de Google. Ceux-ci augmentent donc sans le savoir le référencement des sites pilotés par des cybercriminels qui proposent de faux antivirus chargés de détourner certaines données personnelles.
avast! explique comment fonctionne ces réseaux de cybercriminels :
Primo, quand les internautes effectuent une recherche Google avec des mots-clés ciblés, les résultats peuvent inclure environ 100 sites web légitimes mais piratés. Bien qu’ils aient l’air respectables, ils ne sont en réalité que des façades, redirigeant les utilisateurs vers le réseau de logiciels malveillants dès qu’ils cliquent sur le lien Google. Avec l’optimisation pour les moteurs de recherche (SEO) détournant les données, les résultats de recherche ont de fortes chances d’être déformés en leur faveur.
Secundo, le SEO (optimisation pour les moteurs de recherche) utilise un réseau distinct de sites légitimes, mais piratés, pour obtenir de meilleures positions dans les pages de référencement Google (PageRank). Les sites piratés disposent d’un contenu renvoyant vers des liens invisibles, chacun pouvant avoir plus de 500 liens en bundle avec des mots clés populaires. Ce contenu est visible seulement pour les bots informatiques du moteur de recherche et est caché des utilisateurs et de l’inspection de la page directrice source. « Nous avons détecté environ 70 sites de ce type lors de notre recherche initiale, mais je crois que le nombre total est bien plus grand » expliquent les chercheurs d'avast!.
Tertio, les intermédiaires connectent les demandes Google infectées avec des sites web offrant des produits frauduleux et soutenant des logiciels espions. Ces intermédiaires sont également des sites légitimes qui ont été piratés. « Avec ce réseau spécifique, nous en avons détecté trois : un site polonais, un club de football allemand et un autre additionnel qui a été retiré plus tard car nous l’avions activement bloqué » ajoutent les chercheurs d'avast !.
Enfin, la quatrième unité contrôle les sites web de logiciels espions et conserve les produits frauduleux. C’est de là que proviennent toutes ces alertes hautes en couleurs et, finalement, le téléchargement binaire de la fausse application anti-virus. Il est important de réaliser cependant que le logiciel espion dépend de l’objectif du gang de cybercriminels et peut être changé selon leurs objectifs économiques.
Avast! incite donc les internautes à se protéger de manière efficace et les encourage à adopter un comportement intelligent. « Les utilisateurs d’avast! sont protégés, car nous bloquons les sites infectés et piratés pour les épargner d’un téléchargement malencontreux de tout site suspect » souligne Jindrich Kubec, Directeur de la recherche virale d'avast!. « C’est une fonction comprise dans tous les programmes avast!, gratuits et payants. Avec 100 millions d’utilisateurs d’avast! enregistrés, nous sommes en mesure de dire d’où vient le danger ». 
 


Conjoncture
 

 

Etats-Unis : Le capital risque au plus bas depuis une décennie (Source ITR Manager)

2009 a-t-elle été une année de crise ? Si l’on se pose encore la question, il suffit d’observer l’évolution du capital risque l’année passée. Selon les chiffres publiés par PriceWaterHouseCoopers et la National Venture Capital Association (NVCA), le capital risque a investi seulement 17,7 milliards de dollars dans près de 2800 entreprises. C’est le niveau le plus depuis 1997.
Et cette chute des investissements des spécialistes du capital risque est plutôt radicale. Le montant des sommes investies est égal a baissé de 37 % et le nombre de contrats signés à, lui, baissé de 30 %. Cette baisse en 2009 ne fait que prolonger une première diminution en 2008. Toutefois, les chiffres du quatrième trimestre semble indique une inversion de tendance qui pousse à un certain optimisme pour 2010.
« Le capital risque n’a pas eu d’autre choix que de ralentir les investissements en 2009, considère Mark Heesen, president de la NVCA. Le faible environnement de sortie résultant d’un marché boursier instable et d’une base de partenariat limité a envoyé un signal clair ».
Avec une baisse limitée à 19 % sur l’année, le secteur des biotechnologies est devenu le premier secteur en valeur avec 3,5 milliards de dollars passant devant le logiciel et Internet. Suite à une baisse de 40 %, le logiciel n’a en effet reçu que 3,1 milliards de dollars pour 619 opérations réalisées.  Le secteur Internet a connu une baisse comparable (- 39 %) la portant à 2,9 milliards de dollars investis.
Tous les secteurs d’activité ont connu une baisse à deux chiffres à l’exception des secteurs réseaux et équipements dont les investissements ont baissé de seulement 5 %.
Les différents niveaux d’investissement : Contrairement aux trois autres phases d’investissement  - early, expansion et later stage - Les investissements d’amorçage (early stage) ont augmenté de 2 % en valeur sur 312 opérations en baisse de 37 %. Les trois autres phases ont, elles, accusé une baisse respective de 17, 47 et 44 %.

Ralentissement des Fusions & Acquisitions en France en 2009 (Source IT Channel)

En 2009, le secteur des logiciels et services IT a enregistré 107 opérations de fusions et acquisitions (F&A) représentant un montant de 733 M€ de chiffre d’affaires réparti en deux tiers : un tiers entre les SSII et les éditeurs de logiciels. Si le nombre d’opérations est assez comparable à celui des autres années, le chiffre d’affaires cumulé des sociétés rachetées s’est réduit de plus de 50 %. Ces chiffres sont issus du baromètre 2009 réalisé par la société AP Management.
La société AP Management spécialisée en conseil en F&A analyse les fusions et acquisitions des sociétés de conseil, les SSII et  les éditeurs de logiciels depuis 1997. Les opérations observées concernent seulement les prises de participation majoritaire qui entraîne le changement du contrôle du capital de l’entreprise et les sociétés dont le chiffre d’affaires d’au moins de 500 000 euros.
Sur cette période, le nombre d’opérations s’établit à 91 par an représentant un chiffre d’affaires moyen de 14,9 millions d’euros et un total de 1,4 Md €. Un léger retour en arrière montre que les années se suivent et ne se ressemblent pas. En 2002, le chiffre d’affaires cumulé des sociétés rachetées était à un niveau plancher de 511 M€, l’année suivante il est passé à plus de 3,7 milliards. Observera-t-on le même phénomène en 2010 ? « Difficile à dire, précise Pierre-Yves Dargaud, président d’AP Management, mais une chose est sûre les entreprises ont beaucoup de cash et sont prêtes à réaliser des opérations financières ».
Déjà de grosses opérations, annoncées fin 2009 par de grands acteurs français, devraient se conclure en 2010 : Atos Origin n’a pas démenti l’intention d’acquérir le spécialiste des moyens de paiement italien SIA SSB de 300 M€ et Dassault Systèmes s’apprête à acheter à IBM ses activités de vente et de support client dédiées au portefeuille d'applications PLM pour 400 M€.
Par rapport à des années particulières comme 2007 où l’on avait assisté au rachat de Business Objects par SAP en 2007, 2009 a été relativement avec deux acquisitions moyennes qui sortent un peu du lot : Côté SSII, on peut citer Amesys (CA de 100 M€) rachetée par Bull et l’acquisition de Valtech (CA de 75 M€) par la société belge SiegCo ; côté éditeurs, il y a eu Purple Labs (CA de 50 M€) acquise par la société suisse Esmertec et  Viveo (CA de 46 M€) également par le suisse Temenos. 
Affaiblissement des fonds d’investissement : Après une année 2007 qui aura vu l’entrée significative des fonds de LBO dans le secteur des logiciels et services informatiques avec 18 opérations recensées sous leur égide, l’année 2009, suivant en cela une année 2008 déjà en baisse de 35 %, présente un volume restreint de 91 M€, en baisse de 62 %, concentré sur 10 opérations (contre 11 en 2008). APM attribue ce phénomène à la crise dans laquelle les fonds sont plongés depuis la rupture du crédit de mi-2007. Là encore, le secteur IT ne fait pas figure d’exception puisque le Private Equity présente en France une chute de ses investissements sans précédent de plus de 40% pour 2009 sur le segment du LBO.
Retrait sensible des acteurs étrangers en France : L’année 2008 avait témoigné d’une présence de plus en plus affirmée des acteurs internationaux dans les mouvements de fusions-acquisitions en France. En effet, avec 22 acquisitions opérées sur des cibles françaises par des acteurs étrangers pour un volume cumulé de 504 M€, les chiffres ressortaient nettement au dessus de la moyenne annuelle, les anglo-saxons se taillant la part du lion de ce marché avec respectivement 72 % du nombre et 78 % du volume.
Pour 2009, avec 13 opérations et un volume de 213 M€, la chute est, respectivement, de 41 % et 58 %, suivant en cela les tendances précédemment soulignées pour les acteurs français qu’ils soient industriels ou financiers. Les acheteurs anglo-saxons ont disparu du marché au profit des européens. 
Effondrement des opérations hors des frontières : Pour les acquisitions opérées à l’étranger par les acteurs français le millésime 2009 accuse un véritable effondrement avec 26 opérations, soit une baisse de 40 % par rapport aux 43 acquisitions de 2008, pour un volume de 240 M€, inférieur de 72 % aux 844 M€ de l’exercice précédent. Parmi les opérations significatives, on peut citer le rachat de Danet (CA de 45 M€) par Devoteam

192 millions de noms de domaine fin 2009 (Source 01 net)

Selon une étude de Verisign, le .com concentre à lui seul plus de 84 millions d’enregistrements de domaine. Le .cn et le .de arrivent derrière.
Le business de l'adressage Internet se porte bien. Le nombre de noms de domaine enregistrés a augmenté de 15 millions en 2009 pour atteindre un total de 192 millions.
Les chiffres viennent d'être publiés par l'américain VeriSign (à partir de données collectées par ZookNIC), lui-même gestionnaire des adresses en .com, .net ou encore .tv et .jobs.
Le .com se taille la part du lion, avec un total de plus de 84 millions de noms de domaine. Derrière, les extensions les plus demandées sont le .cn (Chine), le .de (Allemagne), le .net et le co.uk (Royaume-Uni).
Plus de 1,6 millions de .fr : Le .eu arrive en cinquième position des noms de domaine dans la catégorie des ccTLD (country code Top-Level Domain). Avec plus de 1,6 million d'adresses, le .fr ne figure même pas dans ce top 10. Il est devancé par le .pl (Pologne) et le .it (Italie), respectivement dixième et neuvième.
VeriSign note cependant que le .fr figure parmi les cinq ccTLD les plus dynamiques en 2009, avec une croissance annuelle des enregistrements supérieure à 20 %, au même titre que le .ru (Russie), le .br (Brésil), le .pl (Pologne) et le com.au (Australie). Le .de reste le nom de domaine le plus demandé en Europe avec plus de 13 millions d'enregistrements.


 

 

Nouveautés

 

 

Une clé USB comme titre de transport sur Montpellier (Source La vie numérique)

Montpellier Agglomération, TaM et le groupe Transdev viennent d’annoncer le lancement, pour la première fois en Europe, d’une clé USB faisant office de titre de transport et rechargeable sur Internet. En outre, les possesseurs de titres de transport à puce classiques peuvent eux aussi recharger leur carte sur Internet, dans la boutique en ligne de TaM.
Ce nouveau service est offert à l’ensemble des usagers des bus et tramways de l’Agglomération de Montpellier, après avoir été testé auprès de 300 clients entre les mois d’octobre et janvier.
« En trois minutes à la maison, c’est fait. Avant, il fallait se lever plus tôt, arriver à l’ouverture [de l’agence TaM] pour pouvoir ensuite enchaîner avec les horaires de travail. Mes amis, mes collègues de travail voulaient tous devenir des testeurs, » dit Sophie, secrétaire à La Pompignane, qui a participé aux tests.
Robert Subra, Président de TaM et Vice-président de Montpellier Agglomération, chargé des
Transports, explique : « Tout est parti d’une enquête réalisée en 2008 auprès de 2 000 de nos abonnés pour tester diverses propositions d’innovations en billettique. Plus de 80 % d’entre eux ont placé la possibilité d’acheter leurs titres de transport sur Internet en tête de leurs attentes, et de très loin. »
La clé USB se valide comme une carte sans contact dans les bus et les tramways du réseau. Elle pourra bientôt être utilisée pour d’autres applications de paiement comme la piscine municipale ou autres. En outre, Transdev envisage même d’étendre ses possibilités à la réalisation d’un bureau mobile pour les scolaires et les étudiants.
La clé USB ou la carte à puce avec lecteur TaM est proposé à 10 €. Une offre promotionnelle est proposée jusqu’au 31 juillet à 5 €.

Un numéro à 4 chiffres pour connaître le prix des appels vers les numéros commençant par 08 (Source ITR Manager)

L'ARCEP vient de lancer une consultation portant sur la création d'un numéro à quatre chiffres (le 3008) qui permettra aux consommateurs d'accéder gratuitement à un serveur vocal donnant le prix exact de la communication qui leur sera facturée lorsqu'ils appellent un numéro commençant par 08.
Ces numéros sont appelés dans le plan de numérotation des "numéros à fonctionnalités banalisés". Il est prévu qu'ils soient utilisés pour fournir des services liés à la ligne d'un abonné, et ne sont donc pas attribués à un opérateur en particulier. L'appel vers ces numéro est gratuit, quelque soit le réseau utilisé. Pour l'instant il n'en existe pas encore.
Outre le 3008, l'ARCEP a identifié d'autres services pouvant être fournis par ce type de numéro courts et gratuits. Par exemple, l'identification du dernier appelant, le rappel du dernier appelant, secret appel par appel, renvoi d'appel, le masquage de la ligne appelante, la durée du dernier appel...
La consultation vient d'être mise en ligne sur http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/consult-num-fonc-ban-240210.pdf


 

Divers

 

Quand la Cour des comptes pointe les bogues de l’informatique publique (Source 01 net)

Du traitement des amendes à la carte Vitale en passant par la lutte contre la fraude fiscale, la Cour des comptes épingle, cette année encore, l’informatique de nos administrations.
Le dernier legs de Philippe Séguin tient toutes ses promesses. En 904 pages serrées, la cuvée 2010 de la Cour des comptes décrypte les dérapages et les gabegies du service public. Comme les années précédentes, l'informatique tient une place de choix. Revue de détails.
Une gestion des amendes au radar : Il est impossible de savoir précisément combien d'amendes de circulation routière sont émises ni combien sont encaissées ! « Les carences des systèmes d'information » ne le permettent pas. La Cour des comptes déplore notamment un manque de consolidation. Pas moins de sept applications informatiques différentes sont utilisées, chaque service ayant développé son propre système. Le Trésor public exploite ainsi le système AMD tandis que les officiers du ministère public (OMP), qui gèrent les poursuites en cas de non-paiement, utilisent WinOMP. Ce dernier sur le point d'être modernisé sans que l'on prenne en compte « l'intérêt de disposer des mêmes applications pour gérer les mêmes procédures. » Une opacité propice à faire sauter les PV ?
Comme piste possible, la Cour évoque le procès-verbal électronique (PVe) actuellement en expérimentation. L'agent verbalisateur saisit les données de l'infraction au moyen d'un terminal portatif. Les informations sont transmises directement par flux informatiques au centre national de traitement (CNT). Ce qui évite les doubles saisies et autres ruptures de chaîne, l'avis de contravention parvenant directement au propriétaire du véhicule. Si le PVe était généralisé, 105 millions d'euros seraient économisés chaque année pour les seules amendes dressées par la police nationale.
Le contrôle fiscal encore peu automatisé : A réception des déclarations fiscales, les agents des impôts les saisissent informatiquement. Lorsqu'ils détectent une anomalie, ils peuvent cocher une « case K » dans le système permettant ensuite aux agents affectés au contrôle sur pièces de procéder aux investigations nécessaires. « Toutefois, les premiers doivent saisir rapidement les déclarations et n'ont pas le temps de les examiner suffisamment. Les seconds reçoivent donc de très longues listes de déclarations impossibles à toutes contrôler et qui, en fait, ne posent souvent aucun problème. » Le développement des télédéclarations réduit les saisies et les occasions de cocher cette fameuse case K, mais avec une efficacité limitée.
Pour automatiser la détection d'anomalies, l'Administration encourage les agents à utiliser des logiciels d'analyse des déclarations. « La part des contrôles avec ces outils augmente régulièrement mais n'atteint encore que 19 % en 2008. En outre, les agents utilisent moins le logiciel promu par la DGFiP (Direction générale des finances publiques) qu'une application plus ancienne et moins performante, mais à laquelle ils sont habitués. »
Enfin, en vertu de la loi informatique et libertés, les agents ne connaissent souvent que les données relatives aux contribuables de leur département. « Ces limites départementales peuvent être levées, mais en utilisant des procédures qu'ils hésitent à appliquer parce qu'ils les trouvent trop lourdes. »
Quant au contrôle des sociétés, il repose sur des bases de données comptables et des logiciels d'analyse des risques permettant aux agents de comparer l'entreprise contrôlée avec celles de la même branche. « Ces analyses supposent de connaître les particularités de chaque secteur, mais les monographies sectorielles mises à la disposition des agents sont souvent insuffisantes ou anciennes (certaines ont 15 ans). »
De façon générale, « les bases de données et applications dédiées au contrôle fiscal sont multiples, parfois redondantes, non articulées entre elles. » Pour avoir une vision intégrée et complète des opérations de contrôle, il faudra attendre la mise en œuvre d'un projet de « dossier unique de contrôle » – un DMP fiscal ? –, dont le lancement n'est pas encore décidé. Quant au programme Copernic de modernisation du système d'information de l'administration fiscale, le contrôle fiscal y est tenu « assez largement à l'écart ».
La fraude au chômage mal coordonnée : La lutte contre les fraudeurs aux indemnités chômage souffre également d'un manque de coordination. Les dispositifs d'échanges de données sont foisonnants sans pour autant rassembler de manière systématique l'ensemble des organismes concernés : police, justice, services de l'emploi, services fiscaux…
L'Unedic a aussi beaucoup tardé à utiliser l'autorisation que lui avait donnée dès 1994 la Cnil de consulter le numéro de sécurité sociale pour détecter les fraudes. Cet accès reste toujours limité aux demandeurs d'emploi, alors même que l'expérimentation conduite en 2006 du rapprochement des salariés connus par les déclarations annuelles de salaires (DADS-U) avec les demandeurs d'emploi s'était révélée très opportune.
Le projet de «  déclaration nominative-assurance chômage » (DN-AC) de l'Unedic vise justement à intégrer des données concernant l'ensemble des salariés – et pas seulement les bénéficiaires d'indemnités – dans le système d'information des régimes d'indemnisation du chômage. Mais l'articulation d'un autre projet dit de « déclaration sociale nominative  » avec lequel il devrait à terme converger risque de complexifier la donne.
Une carte pas très Vitale pour les médecins : Le dispositif Sésame-Vitale n'a pas encore atteint son plein potentiel. L'assurance maladie a encore reçu quelque 150 millions de feuilles de soins papier en 2009, ce qui représente un surcoût évitable de 200 millions d'euros par an. Cette fois, la Cour ne met pas en cause les services informatiques. Certes, ces derniers doivent encore améliorer leur fiabilité – de nombreux assurés ont été récemment privés de carte Vitale. Mais ils permettent d'ores et déjà la sécurisation du remboursement d'environ 60  milliards d'euros par an. Une réussite qui doit s'étendre au milieu hospitalier, estime la Cour.
Ce sont surtout les professionnels libéraux de santé qui sont en cause. En 2008-2009, pas moins de 41 % des spécialistes et 27 % des généralistes n'émettaient encore aucune feuille de soins électronique. Pour tâcher de les convaincre, la Cour recommande de faire appliquer la loi Hôpitaux, Patients, Santé, Territoires pourtant en vigueur depuis le 1er janvier. Cette loi prévoit que les professionnels de santé refusant la délivrance de feuilles électroniques mettent la main au porte-monnaie. Il faut que cette contribution soit fortement dissuasive pour être efficace, précise la Cour.
Et si 99,99 % des télétransmissions sont réussies, le solde représente quand même une centaine de milliers d'échecs chaque année. En cause, le nombre élevé d'éditeurs (plus de 150) et de logiciels médicaux (plus de 300) qui se traduit par une grande hétérogénéité des postes de travail et une source de dysfonctionnements. La Cour propose de conditionner toute aide de l'Etat au respect par les professionnels de santé de « normes uniformes de configuration, de mise à jour, de maintenance et de sécurité ».

Les internautes invités à noter les professionnels dans les Pages jaunes (Source 01 net)

Le site Pagesjaunes.fr ne veut plus se cantonner au rôle d’annuaire. La nouvelle version offre des informations locales et permet de noter les commerces de quartier.
Le site des Pages jaunes ne souhaite plus être consulté seulement pour trouver l'adresse d'un dentiste ou d'un coiffeur. Il veut s'imposer comme un portail d'informations locales épaulé par les contributions des internautes.
Un système de notation par étoiles permet d'évaluer la qualité de l'accueil, des produits, etc. d'un commerçant.
La nouvelle version du site permet aux internautes de personnaliser la page d'accueil en fonction de leur lieu d'habitation. Ils auront ainsi accès, à chaque connexion, à la météo de leur région mais aussi à l'état du trafic routier, aux spectacles et aux films à l'affiche dans les environs.
Des informations qui viennent de partenaires comme Autoroutes Trafic, Sytadin, Via France, Allociné, la Fnac, etc.
Déjà 40 000 avis : Les Pages jaunes misent aussi sur l'aspect participatif. Elles accueillent maintenant les critiques des internautes, qui peuvent ainsi donner leur avis sur leur boulangerie de quartier ou sur leur garagiste. Les professions réglementées, comme celles liées au monde médical, les lieux de culte et les administrations sont exclues du système de commentaires.
Les internautes sont appelés à donner une note allant de 1 à 5 étoiles pour la qualité de l'accueil, des conseils et des produits et le rapport qualité/prix. Ils peuvent ensuite étayer leur avis sur les points qu'ils ont aimés ou pas en rédigeant des commentaires. 
Comme dans tout site participatif, les lecteurs peuvent ensuite juger de la valeur de ce commentaire, ce qui permettra aux mieux notés d'apparaître en tête de liste lors d'une recherche par pertinence.
Tout internaute peut devenir contributeur, il suffit de s'inscrire. Grâce à une longue phase de bêta-test, le site propose le jour de son lancement un nombre déjà important d'avis, plus de 40 000, concernant 30 000 professionnels.
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Au sommaire de ce numéro

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