EGILIA A VOTRE SERVICE – Numéro 26 Juin 2010
EGILIA A VOTRE SERVICE est la newsletter officielle d’EGILIA, le spécialiste de la formation professionnelle et certifiante en Informatique et en Management
Tous les mois, elle vous livre les dernières news, ainsi que l'actualité des actions mises en place par EGILIA.
Elle a pour particularité et avantage d’être interactive :
En effet, elle reste ouverte à vos commentaires et conseils, qui pourront, après validation de notre comité de rédaction, apparaître dans les prochaines parutions.
Vos commentaires et avis sont donc les bienvenus sur avotreservice@egilia.com !
Bonne lecture
L’Equipe EGILIA
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L'ACTUALITE D'EGILIA :
EGILIA, Partenaire du Salon LINUX TAG de Berlin
C’est sur l’espace réservé au Pavillon France qu’EGILA a tout naturellement pris place et participé activement, du 9 au 12 Juin dernier, à LINUX TAG, LE salon et plateforme de référence en Europe en matière de logiciels libres puisqu’il accueille chaque année plus de 135 exposants, 300 conférenciers et 10 000 visiteurs professionnels.
C’est sous la bannière « France » que les membres de l’équipe EGILIA, le spécialiste de la formation professionnelle et certifiante en Informatique et en Management, ont su conseiller les nombreux visiteurs sur les évolutions de carrière ou acquisitions de nouvelles compétences liées à l’Open Source.
Rappelons que L’Allemagne, où EGILIA vient de s’implanter de manière durable, est le deuxième utilisateur de logiciels libres après la France. (Le secteur public est le 1er client de solutions du logiciel libre Outre-Rhin).
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BAROMETRE DE L'ACTUALITE :
Sécurité et Justice
Un employeur peut-il traquer ses salariés sur les réseaux sociaux ? (Source 01 net)
Aux Etats-Unis, un logiciel permet aux entreprises de surveiller l'activité de leurs employés sur Facebook ou Twitter. Est-ce qu’une solution de ce type pourrait être autorisée en France ? Réponse d’un juriste.
La lecture de la fiche produit de Social Sentry laisse pantois. Cette solution éditée en mode Saas par Teneros propose ni plus ni moins aux entreprises de surveiller l'activité de leurs employés sur les médias sociaux de type Twitter ou Myspace.
« Plus de 70 % des “cols blancs” ont des comptes Facebook et un certain nombre de sociétés comme Pizza's Domino et British Airways ont récemment vu leur image ternie par les agissements de leurs employés sur les réseaux sociaux », justifie cet éditeur américain. Dans le cas de British Airways, des photos sexy d'hôtesses de la compagnie aérienne avaient été postées sur Facebook. Quant à Domino's Pizza, deux salariés ont été renvoyés suite à une vidéo sur Youtube où on les voyait s'amuser en cuisine au mépris de l'hygiène la plus élémentaire.
Si l'on comprend la motivation de réduire à la fois la perte de productivité lié à un envoi intensif de tweets et la divulgation d'informations sensibles, le spectre de Big Brother n'est pas loin. Social Sentry se proposant, entre autres, de détecter 24 heures sur 24 les collaborateurs en contact avec des clients et prospects ou tout simplement à la recherche d'un emploi.
Est-ce qu'une solution de ce type pourrait être autorisée en France ? A cette question, Thierry Dor, avocat à la Cour au cabinet Gide Loyrette Nouel, répond trois fois non. Tout d'abord, Social Sentry fait exploser les frontières actuelles de la cybersurveillance puisqu'elle peut potentiellement traquer les salariés hors du cadre classique. « Quand elle est autorisée, la cybersurveillance s'exerce traditionnellement sur le lieu de travail et sur le poste professionnel du salarié. »
Atteinte au droit d’expression de l’employé : Du point de vue du droit social, l'utilisation de ce logiciel violerait les dispositions de l'article L. 1121-1 du code du travail : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » L'objectif recherché par Social Sentry ne répondrait pas à ces principes de finalité légitime et de proportionnalité.
« Bien sûr, l'entreprise cherche à se prémunir contre la divulgation de données confidentielles ou de commentaires négatifs, reprend Thierry Dor. Mais le salarié a aussi sa liberté d'expression. Sur les réseaux sociaux, il peut se montrer critique sur ses conditions de travail, son salaire, l'attitude de son employeur. » D'ailleurs, les articles L. 2281-1 et suivants du code du travail accordent aux salariés un droit à l'expression « sur le contenu, les conditions d'exercice et l'organisation de leur travail ».
Informations privées sorties de leur contexte : Il y a, par ailleurs, le volet protection des données personnelles. Dans le cas de Social Sentry, « il s'agit – on l'imagine en lisant l'argumentaire marketing de l'éditeur – de vérifier ce qu'écrivent les salariés, pour pouvoir les sanctionner le cas échéant. » Or, pour le traitement de données personnelles, la loi informatique et libertés de 1978 exige, selon la nature des traitements, soit une simple déclaration, soit une autorisation de la Cnil.
S'agissant là d'un traitement de données personnelles susceptible d'être utilisé à des fins de sanction, il serait probablement soumis à autorisation. Et Thierry Dor a du mal à envisager que la Cnil l'autoriserait, le dispositif ne répondant pas aux principes de loyauté de la collecte des données et de proportionnalité du traitement par rapport à l'objectif à atteindre.
« Quand on publie une information sur Facebook, on le fait dans un cadre et sur un ton différents que sur LinkedIn. Le problème posé par Social Sentry ne vient pas uniquement de l'agrégation des informations qu'il permet, mais aussi du fait que les informations sont sorties de leur contexte. » En tout état de cause, une donnée collectée alors que le droit ne l'autorise pas ne peut être admise comme moyen de preuve. Elle ne pourrait être évoquée dans une procédure de sanction à l'encontre d'un salarié.
Enfin, last but not least, si Social Sentry était autorisée sur le sol français en dépit de toutes ces réserves, son implémentation en entreprise exigerait une consultation préalable des instances représentatives du personnel mais aussi une information du personnel puisqu'il s'agit – explicitement – d'un moyen de contrôle des salariés.
Jouez au hacker, grâce à Google (Source 01 net)
L’éditeur a créé une application factice grâce à laquelle les développeurs comprendront les techniques du hacking et amélioreront la protection de leur code.
Comment les hackers – pardon, les « chercheurs en sécurité » – travaillent-ils ? Comment trouvent-ils les failles dans les logiciels ? Au travers d'une application web factice et truffée de bogues, Google propose aux développeurs de se mettre dans la peau de ces fins limiers informatiques afin de comprendre leur façon d'agir et de raisonner. Connaissant mieux l'ennemi, les développeurs pourront affiner la protection de leur code.
Baptisée Jarlsberg, l'application permet d'expérimenter pas à pas la recherche et l'exploitation de failles, avec ou sans accès au code source (ce qu'on appelle dans le jargon des hackers le White-box ou le Black-box Hacking). Ainsi, le développeur pourra se familiariser avec des techniques aussi diverses que le Cross-site Scripting, le Cross-site Request Forgery, les dénis de services ou l'exécution de codes à distances. A vos claviers !
Sept mille iPhone dérobés, un suspect arrêté (Source 01 net)
L'affaire est relatée par le journal Le Parisien. Un homme de 30 ans a été interpellé le 15 avril 2010 dans le cadre d'une enquête sur le vol de plusieurs milliers d'iPhone. Mis en examen pour « vol à main armée », il est suspecté d'avoir participé, avec deux complices, au cambriolage d'un entrepôt d'une société de transport en Seine-et-Marne.
Le 11 mars dernier, ce commando menaçait les vigiles de l'entreprise avec des armes de poing pour mettre la main sur un lot de près de 7 000 iPhone, pour un montant de près de 2,6 millions d'euros, précise Le Parisien. Près de 4 500 téléphones ont été saisis lors de la perquisition réalisée par la police judiciaire de Melun.
Ce n'est pas la première fois que des produits high-tech, et en particulier l'iPhone d'Apple, font l'objet de la convoitise des malfaiteurs. Au mois de novembre 2009, une société de transport belge était victime d'un vol de 4 000 iPhone destinés à l'opérateur Mobistar. Aux Etats-Unis, en septembre dernier, les voleurs s'en prenaient directement à un Apple Store, emportant des MacBook Pro, des iPhone et des iPod touch. Un braquage éclair réalisé en 31 secondes, enregistré par les caméras de vidéosurveillance.
L’UE rappelle à l’ordre Facebook (Source 01 net)
L’Union européenne juge inacceptable que le réseau rende publiques les données personnelles de ses membres sans leur accord. Elle vient de lui adresser un courrier pour lui rappeler la bonne conduite à adopter.
Le groupe G 29, la cellule de l'Union européenne (UE) chargée de la protection des données, vient d'adresser un courrier de rappel à l'ordre à Facebook. Le ton est ferme, puisque l'UE qualifie d'inacceptables les modifications apportées au traitement des données personnelles par le réseau social.
La raison : les informations publiées sur les profils de ses membres sont accessibles à tous, ce qui permet notamment aux moteurs de recherche et aux sociétés de marketing d'y piocher à loisir. Pour l'UE, cette pratique ne doit être autorisée qu'après l'accord explicite des utilisateurs. Ceux-ci doivent donner « librement et sans ambiguïté leur consentement », a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Une lettre envoyée à vingt réseaux sociaux : Ce qui attise particulièrement la colère du groupe G 29, c'est que Facebook a mis en place cette politique de gestion des données juste après avoir reçu un avis préconisant le contraire. En juin et en novembre 2009, l'Union avait rencontré les représentants d'une vingtaine de réseaux sociaux, dont Facebook. A cette occasion, elle leur avait signifié que, par défaut, les informations concernant le profil ne devaient pas être visibles de tous mais être réservées aux contacts choisis par le membre. Le G 29 précise que ces règles de confidentialité doivent s'appliquer au nouveau service mis en place, qui permet aux membres du réseau de laisser un commentaire sur les sites Internet visités.
Facebook n'ayant pas suivi ces directives, le G 29 s'est réuni les 10 et 11 mai à Bruxelles pour rédiger une lettre de rappel. Le réseau n'est pas le seul visé : vingt autres sites communautaires ont reçu le même courrier, parmi lesquels MySpace, Skyrock, Dailymotion, etc.
Les incessantes modifications des paramètres de confidentialité de Facebook lui ont déjà valu quelques remontrances. L'une des dernières en date émane de quatre sénateurs américains qui lui ont eux aussi adressé un courrier, dans lequel ils demandent, tout comme l'UE, que les membres puissent contrôler plus facilement les informations publiées et décider qui peut les consulter.
Conjoncture
Sony annonce la fin officielle de la disquette (Source 01 net)
Après avoir fermé les dernières usines occidentales qui fabriquaient les disquettes 3,5 pouces, Sony annonce l'arrêt des chaînes de production japonaises.
Après trente-neuf ans de loyaux services, la disquette ne sera bientôt plus fabriquée : Sony, l'ultime fabricant de ce support de stockage historique, jette l'éponge. Le dernier modèle en vigueur, le 3,5 pouces, disparaîtra définitivement de ses chaînes de production japonaises en mars 2011. Quant aux quelques chaînes européennes et américaines, Sony les a fermées il y a quelques jours.
Mis à mal dès la seconde moitié des années 90 par le réseau local et les CD vierges, l'usage de la disquette a surtout été détrôné au début des années 2000 par les clés USB, moins fragiles, plus rapides et offrant plus de capacités mémoire.
La disquette a été pendant plus de vingt-cinq ans le support de sauvegarde majoritaire des postes de travail. Les PC sous Windows XP la réclament encore lorsqu'il s'agit d'installer le pilote d'un contrôleur de disque dur. Et la plupart des logiciels professionnels, Microsoft Office en tête, utilisent toujours une icône à son effigie pour symboliser l'opération d'enregistrement du fichier en cours.
IBM, le précurseur : Des fabricants comme Imation, Memorex, Freecom ou encore König proposent toujours à la vente des lecteurs de disquettes 3,5 pouces se connectant en USB. Destinés à la récupération sur un ordinateur moderne du contenu autrefois sauvegardé sur ces supports, ces lecteurs ne sont toutefois compatibles qu'avec les disquettes formatées en DOS et uniquement d'une capacité de 1,44 Mo. Exit donc la restauration des anciens fichiers Mac, voire celle des documents enregistrés sur les IBM PS/2 qui se targuaient de formater ces supports amovibles en 2,88 Mo.
Car voilà bien le drame des disquettes : la multiplication à l'extrême des standards tous plus incompatibles les uns avec les autres. Lancée en 1971 par IBM pour doter ses mainframes d'un système de sauvegarde d'appoint plus rapide que les cartouches, la disquette est alors un disque magnétique enfermé dans une pochette carrée en carton de 8 pouces (20 cm) de côté. Trop grande pour les ordinateurs de bureau, alors dédiés au seul traitement de texte, la disquette passe en 1976 au format d'une serviette de restaurant, soit 5,25 pouces (environ 13 cm de diamètre). Et il faudra encore attendre cinq ans pour que les fournisseurs admettent que la pochette en carton ne protège même pas les données de la poussière ni des pliures. Bien entendu, aucun lecteur au nouveau format 3,5 pouces n'offre de compatibilité ascendante avec les disquettes de génération précédente.
Victime de l’anarchie de ses formats : L'évolution de l'aspect physique n'est pas le plus grand obstacle à la pérennité des disquettes. L'anarchie des possibilités de formatage, à savoir les différentes manières d'enregistrer les informations sur la surface magnétique, condamnera de nombreuses restaurations de données. D'une capacité initiale de 180 Ko, la disquette passe en 360 Ko avec les lecteurs double face. Mais ceux-ci sont incapables de relire les disquettes qu'on retournait à la main pour écrire des deux côtés. Puis, pour grimper encore en capacité, on double, on quadruple le nombre de pistes. Sans compatibilité ascendante. Chez IBM, on augmente aussi le nombre de secteurs. Chez Apple, on fait plutôt varier la vitesse de rotation. Rien n'est compatible avec rien. Même Microsoft trahira le format DOS/FAT12 de 1,44 Mo qu'il avait imposé à l'industrie du logiciel, pour distribuer ses propres applications avec des capacités de 1,68 Mo.
Vers la fin des années 90, c'est le format physique, cette fois-ci, qui n'arrive plus à évoluer de manière standard. Matsushita propose de passer à une disquette LS avec encoches triangulaires de 120 Mo. Sony milite plutôt pour la modèle HiFD avec rainures rectangulaires de 150 Mo. Caleb a l'UHD, qui ressemble bien à la disquette 3,5 pouces conventionnelle mais contient 144 Mo. Et Iomega connaît un succès d'estime avec ses Zip de 100 Mo d'aspect plus massif que les autres.
SSII, ton univers impitoyable (Source 01 net)
De nouveaux espaces sur le web libèrent la parole des salariés de SSII. Un moyen d'évoquer leurs conditions de travail sur un ton humoristique.
Parole de presta porte bien son nom. Sur le principe de viedemerde.fr, des salariés de SSII racontent leur quotidien. Ce qui donne des tranches de vie bien senties comme cette discussion entre un informaticien et son commercial :
Mon commercial : « Non, non, ça ne va pas, ton CV ! Il n'y a pas assez de compétences, il faut en mettre en plus. »
Moi : « Oui je sais, mais je préfère être honnête. Après tout je suis que “dev Java EE junior”.»
Mon commercial : « Oui, bon... T'as fait quoi en 1ere/2e année d'études par exemple. »
Moi : « Euh... Lisp, Ocaml, assembleur, Scheme, Maple, etc... »
Mon commercial : « Ah super ! Faut que tu le mettes ça ! Ton CV passera mieux auprès des clients ! »
Moi : « ... »
Ou plus loin, sur l'environnement de travail du prestataire en régie chez le client :
« Tu fais les mêmes horaires que tout le monde, le même boulot que ton collègue l'interne, mais :
- T'as besoin de squatter un badge pour aller aux toilettes et aussi un compte pour aller sur internet ;
- T'as hérité du mobilier le plus pourri de la boîte, de la place aussi.
Ça a un nom : le PrestaStyle ! »
Les prestataires se lâchent aussi sur Twitter : Le site Parole de presta été lancé il y a un mois par un employé de SSII souhaitant garder l'anonymat. « L'idée m'est venue en discutant entre collègues. En cette période un peu morose, j'avais envie de proposer un site léger et décalé, le genre justement que l'on regarde pendant sa pause au travail. » Pour les sujets plus sérieux, le site est adossé à un forum. Parole de presta reprend en quelque sorte, sous une autre forme, le relais de Ma vie de presta, un blog qui se voulait la chronique d'un ingénieur en SSII, mais qui s'est arrêté il y a un an.
Dans un genre que l'on imagine volontairement moins subtil, VomIT Consulting détourne depuis quelques semaines les articles consacrés aux SSII pour mieux dénoncer les travers des sociétés de services.
Comment nous l'avions déjà évoqué, Twitter constitue également un espace d'expression idéal pour les salariés prestataires. En 140 signes maximum, ils délivrent de superbes perles emprunt d'humour voire de poésie. De véritables haïkus. Derniers exemples en date :
« Les SSII qui font des sites web, c'est comme un charpentier qui ferait de la déco d'intérieur »
ou
« L'informatique, c'est l'art de passer quinze jours à essayer de gagner quelques millisecondes... »
Reprise IT : nuages noirs sur l’Europe (Source 01 net)
La reprise du secteur informatique est bien là. IDC estime que, cette année, la dépense mondiale atteindra 1 470 milliards de dollars. Un chiffre en croissance de 3,8 % à dollar constant après 4,2 % de chute en 2009. C'est le matériel informatique qui profite le plus de cette reprise, avec une croissance de 6,4 % contre 3,1 % pour le logiciel et seulement 1,5 % pour le service.
La Chine (+ 13,7 %) et l'Inde (+ 13,8 %) bénéficieront de la plus belle part de cette croissance. Par contre, l'Europe risque bien de passer à côté. Après une baisse de 6,5 % en 2009, 2010 devrait être une année blanche pour le vieux continent. Croissance nulle pour l'Europe dont l'avenir à court terme reste plombé par la crise de la dette grecque.
Seul le Japon fait pire : après une chute de 11,1 % en 2009, l'empire du Soleil-Levant connaîtra une nouvelle baisse de 2,2 % de son marché cette année.
Marché des serveurs : L’effondrement de Sun (Source: ITRmanager.com)
Un an après le rachat de Sun par Oracle, les ventes de serveurs se sont littéralement effondrées passant de 975 M$ au premier trimestre 2009 à moins de 600 M$ au premier trimestre 2010. Conséquence, la part de marché d’Oracle / Sun a diminué de 4 points, passant de 9,6 à 5,6 % selon les derniers chiffres publiés par le Gartner.
Si Sun était déjà largement entré sur le logiciel, Oracle était totalement étranger aux matériels.« Nous estimons que cette acquisition apportera 1,5 milliard de dollars au résultat d'exploitation dès la première année, avait indiqué Safra Catz, président d'Oracle, au moment de l’acquisition et à plus de 2 milliards la deuxième. Cela fera de Sun une acquisition plus profitable dans la première année que celles de BEA, Peoplesoft et Siebel réunies ». On ne saurait être plus clair sur les motivations du rachat. Les deux entreprises continueraient à fonctionner de manière indépendante.
« Oracle et Sun ont été deux pionniers de l'industrie et des partenaires proches pendant plus de 20 ans », déclarait pour sa part Scott McNealy, Chairman, mais surtout fondateur de Sun dans une sorte de dernière contribution au nouvel ensemble, histoire de ne pas torpiller ses chances de réussite.
A l’occasion de l’annonce du rachat, les dirigeants d’Oracle avaient mis toute leur énergie pour expliquer qu’ils augmenteraient les investissements dans le domaine des serveurs afin de restaurer la position de Sun.
Pour l’heure, la suite ne semble pas du tout s’inscrire comme les dirigeants d’Oracle l’avaient envisagée.
L’explication d’un accident de parcours ne semble pas vraiment très convaincante dans la mesure où Oracle avait pris soin de préciser que Sun garderait son indépendance. On devrait plutôt l’interpréter comme une interrogation et un doute chez les clients sur la pérennité de cette activité au sein d’Oracle. Au rythme de la baisse d’activité observée sur les deux derniers trimestres, il ne faudra pas beaucoup de temps pour avoir une réponse à cette question. Le défi pour Oracle va donc être de rassurer ses clients et de leur donner confiance dans l’avenir.
Dell reprend du poil de la bête : Dans une sorte de mouvement de vases communicants ou de jeu à somme nulle, ce que Sun perd, Dell semble le gagner. La firme texane conforte sa troisième position avec 15,6 % des ventes derrière les inamovibles HP et IBM au terme d’une forte croissance de 35 %. C’est donc une bonne nouvelle pour Dell mais qui ne compense pas les difficultés rencontrées sur le marché des PC. Les sommes en jeu ne sont pas du même ordre de grandeur : 1,6 milliard de dollars en vente de serveurs au 1er trimestre 2010 et plus de 10 milliards pour les ventes de PC.
D’un point de vue plus général, le marché des serveurs a donc connu un rebond au 1er trimestre 2010 de 23 % par rapport au même trimestre de 2009. Mais ces chiffres ne doivent pas masquer le fait que le marché n’est pas au niveau de 2005 en valeur. Les ventes de serveurs avaient représenté un chiffre d’affaires de 12,3 milliards de dollars au 1er trimestre 2005, il n’atteint que 10,7 milliards cinq plus tard.
Globalement le marché des serveurs est divisé en deux grandes catégories : les serveurs x86 qui ont connu une très forte croissance en valeur et en unités livrées d'une part, les systèmes RISC/Itanium et les mainframes de l'autre qui, eux, sont largement dans le rouge ce trimestre. Les ventes des premiers accusent une chute de 27 % en valeur et celles des seconds de 15 %. Cette dernière catégorie, précise le Gartner, concerne principalement les mainframes d’IBM. Globalement, IBM fait un assez mauvais trimestre avec une baisse de ses ventes de 2 %. Une explication pourrait tenir au fait que Big Blue va rénover complètement ses gammes de serveurs en 2010 produisant un effet d’attentisme chez ses clients. Au premier semestre, ce furent les gammes Power (à la fois Systems i et Systems p) et x86 (System x), et une nouvelle génération de mainframe est prévue au second trimestre.
Sur les cinq dernières années, le marché n’a pas fondamentalement changé en termes de concentration, il est vrai qu’il a déjà bien avancé dans ce domaine : les 5 premiers fournisseurs représentaient 85,4 % des ventes globales en 2005 et 87 % au premier trimestre 2010.
Nouveautés
Bull met en route le supercalculateur le plus puissant d’Europe (Source 01 net)
Installé à la Direction des applications militaires du CEA, le Tera 100 succède au Tera 10 pour simuler les effets des armes nucléaires.
Avec sa puissance de 1,25 pétaflops (plus d'un million de milliards d'opérations mathématiques à la seconde), le Tera 100 de Bull est le troisième supercalculateur le plus puissant du monde et le numéro un en Europe. Il vient d'être mis en route en France, au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), au profit de la Direction des applications militaires. Le Tera 100 sera utilisé à des fins de simulation nucléaire, notamment celle de la fusion nucléaire mise en œuvre dans la bombe H, et sera censé garantir la fiabilité des armes de ce type. Il aura coûté au CEA 100 millions d'euros et sa mise au point aura duré deux ans.
Vingt fois plus puissant que le Tera 10 : Le Tera 100 est constitué de 4 300 serveurs Bullx de série S. Chacun de ceux-ci comporte 4 processeurs Xeon 7500 à 8 cœurs et 512 Go de RAM au maximum. Les serveurs Bullx série S ont la faculté de se regrouper par grappes de quatre machines pour constituer de « supers » (d'où le S) nœuds de calcul, dotés de 128 cœurs de processeurs et 2 To de mémoire au maximum. Aujourd'hui, le Tera 100 est équipé de près de 140 000 cœurs de processeurs, de 300 To de RAM et d'une capacité de stockage de 20 Po. Son système est un Linux agrémenté de bibliothèques de calcul spécialement optimisées par Bull.
Le Tera 100 est vingt fois plus puissant que son prédécesseur, le Tera 10. Ce dernier avait été mis en service au CEA en janvier 2006 et se composait alors de 544 serveurs Bull Novascale à base de processeurs Itanium 2. Le Tera 100 occupe la même surface au sol que le Tera 10, soit 800 m2, mais consomme sept fois moins d'énergie.
Divers
Les partis pirates de 40 pays se fédèrent autour du PPI (Source 01 net)
Le Parti pirate international cherchera, entre autres, à harmoniser le travail des différents partis affiliés dans le monde et à créer des task forces sur certains sujets.
Réunis à Bruxelles du 16 au 18 avril 2010, 70 représentants de partis pirates d'une vingtaine de pays (1) ont donné naissance officiellement à une nouvelle organisation, appelée Pirate Parties International, ou Parti pirate international.
Le PPI existait déjà, mais sans avoir de statuts clairs. Cette association à but non lucratif, de droit belge et existant depuis fin 2009, est désormais dotée d'un comité de direction élu et composé de six personnes, avec deux coprésidents à sa tête, le Luxembourgeois Jerry Weyer et l'Allemand Gregory Engels.
« Avant, le PPI était une organisation informelle un peu “bordélique”, avec beaucoup de turn over au niveau de ceux qui s'en occupaient. Depuis l'été dernier, une nouvelle génération de partis pirates, comme ceux de Suisse et du Luxembourg, ont décidé de remettre de l'ordre dans tout ça », indique Valentin Villenave, trésorier du Parti pirate en France.
Le PPI se veut une confédération de 40 partis. Son travail sera, entre autres, d'aider de nouveaux partis à se construire, de constituer un fonds pour venir en aide aux partis en cas de problèmes juridiques, mettre en place des task forces sur tel ou tel sujet (l'Acta, les lois contre le téléchargement illégal, le projet Indect, etc.). Il aura aussi pour objet de rédiger un manifeste, en chantier depuis longtemps, et d'harmoniser les orientations politiques des différents partis, qui resteront libres néanmoins d’adopter telle ou telle position.
Les deux élus du Parti pirate suédois au Parlement européen, Christian Engström et Amelia Andersdotter (qui siègent avec les Verts européens), s'exprimeront le cas échéant au nom du PPI. En juin dernier, le Parti pirate suédois, formation créée en 2006, avait obtenu 7,1 % des voix aux élections européennes.
Facebook, F. Mitterrand, TMG… tous nominés aux Big Brother Awards (Source 01 net)
La branche française de l’ONG Privacy International organise fin mai les Big Brother Awards. Une cérémonie qui décerne des trophées à ceux qu’elle considère comme les plus grands ennemis de la vie privée. Cette année, les nominés sont…
Qui a cette année déclenché les foudres des Big Brother Awards ? Le collectif vient de rendre publics les noms des personnalités et organismes sélectionnés pour recevoir ces trophées qui « récompensent » les ennemis des libertés individuelles. Nouveauté cette année, parmi les six catégories et les quelque quarante nominés, les Big Brother Awards (BBA) inaugurent une section Mention spéciale Internet.
Celle-ci comprend évidemment les incontournables Google et Facebook (critiqués toute l'année pour l'utilisation des données personnelles de leurs membres), mais également TMG, l'entreprise chargée par la Hadopi de surveiller les échanges de contenus.
Invité surprise : Les Pages jaunes, qui viennent de racheter 123people, un moteur de recherche de personnes controversé. Enfin, les services Web de géolocalisation qui commencent à faire un carton, tels Foursquare et Gowalla, sont également nominés. Pour les BBA, ces applications – en apparence ludiques – peuvent parfois se retourner contre leurs utilisateurs.
Les autres catégories sont plus classiques. Sont notamment cités pour le prix Orwell Entreprise :
– la RATP, « pour ne pas informer correctement sur la présence et l'usage des caméras embarquées dans ses rames » ;
– Alcatel Shanghai Bell, « pour avoir fourni aux autorités birmanes des équipements permettant de surveiller en masse les communications téléphoniques et Internet des citoyens et de repérer les dissidents » ;
– Bio Rafale, de la société Vesalis, un logiciel de reconnaissance de visages par vidéosurveillance qui, selon l'équipe des BBA, « pourrait être déployé tout autant dans les stades, les gares, les aéroports que dans les galeries marchandes et les grands magasins ».
De nombreux politiques nominés : Dans les autres catégories, citons notamment quelques nominés à l'Orwell Novlang, qui met en avant les meilleurs exemples de la « novlangue », inventée par l'écrivain dans son roman culte 1984. Les Big Brother Awards soulignent ainsi le passage de la vidéosurveillance à la « vidéo protection » dans la loi Loppsi 2.
Mais aussi l'expression Voisins vigilants, cette opération qui permet à des volontaires d'informer la gendarmerie lorsqu'ils estiment qu'il se passe quelque chose d'anormal, et même Alex Türk, président de la Cnil, « toujours très en verve pour tourner des phrases orwelliennes » selon l'association.
De nombreuses personnalités politiques sont également citées dans les catégories Orwell Localités et Etats et Elus, y compris des membres du gouvernement. Y figurent notamment Frédéric Mitterrand et Christine Albanel pour leur implication dans la loi Hadopi.
Jean-Marc Manach, cofondateur de la manifestation en France, explique d'ailleurs sur son blog que « jamais les Big Brother Awards n'avaient nominé autant de membres du gouvernement en même temps, au point que nous avons été amenés, cette année, à créer une mention spéciale Exécuteurs [des basses œuvres ?] ».
Le jury rendra publics les prix des dixièmes Big Brother Awards le 12 mai 2010, à l'occasion d'une conférence de presse. L'association organise par ailleurs une Orwell Party le 29 mai au théâtre de la Belle-Etoile à la Plaine-Saint-Denis, histoire de fêter les dix ans de la manifestation. En attendant, vous pouvez participer à notre sondage pour désigner qui de la sélection Internet des BBA vous paraît le moins respectueux de la vie privée.
Les combines de Bernard Tapie pas si bonnes que cela (Source 01 net)
Bernard Tapie et son fils Laurent promettent sur leur nouveau site Internet des prix imbattables. Qu'en est-il exactement ?
Ensemble tout devient moins cher. » Telle est la promesse du site d'e-commerce lancé la semaine dernière par Bernard Tapie et son fils, Laurent. L'homme revenu aux affaires promet aux consommateurs des rabais importants sur la téléphonie, les voitures ou encore les voyages.
Des prix obtenus, selon les FAQ du site, en mettant en concurrence « les sociétés les plus performantes dans chaque secteur de dépense, pour retenir celle ou celle proposant la meilleure offre pour le consommateur ou en négociant des avantages du fait de notre potentiel de volumes et d'apport de notoriété ». Sur la façade du site, les offres sont alléchantes : jusqu'à -63 % sur la téléphonie fixe, -21 % sur une Renault Twingo, jusqu'à -50 % sur une assurance voiture... Mais tient-il ses promesses ?
Pour accéder aux offres complètes, l'internaute doit au préalable s'inscrire en ligne en indiquant son nom, ses coordonnées complètes et une adresse électronique valide. Ceci fait, il peut découvrir les promotions. Et là force est de constater que les produits sont certes intéressants, mais n'ont rien de révolutionnaires.
Scindé en deux espaces, bernardtapie.com propose dans ses ventes privées les marques habituelles des sites de déstockage : Tefal, White and Brown, etc. Sur le reste du site, il se contente en grande majorité d'agréger des promotions déjà présentes sur le Web. Presque toutes les réductions proviennent de partenaires.
Les décotes sur les voitures sont celles pratiquées par les courtiers en automobile comme Auto-IES. Les tarifs alléchants de téléphonie mobile à 19 centimes la minute vers les fixes sont ceux de Call-In-Europe. Idem pour la téléphonie fixe avec Budget Telecom. En passant par Bernardtapie.com, les clients bénéficieront toutefois du premier mois d'abonnement gratuit pour une souscription « toutes options » supérieure à un mois.
Concernant les hôtels et les vols secs, même conclusion. Un aller retour Paris-New York du 29 mai au 5 juin, sera facturé 483 euros sur XL Airways en passant par Bernardtapie.com. Soit seulement deux euros de moins que chez le partenaire Go Voyages. Une nuit du 17 au 18 mai au Confortel de Barcelone est facturé 89,88 euros pour une chambre standard. C'est exactement le même tarif que celui pratiqué sur le site de l'hôtel.
Une monétisation de la base clients ? : A proposer des prix identiques à ceux du fournisseur, on se demande où bernardtapie.com réalise sa marge. Sur son blog, emarketing et ventes privées, Jean-François Rousseau se demande si le modèle économique du site ne reposerait pas sur la monétisation de son fichier clients.
Dans ses conditions générales d'utilisation, la société de Bernard Tapie explique que les informations nominatives des internautes sont confidentielles. Elle se réserve le droit de les utiliser : « par ses services internes et/ou ceux de ses filiales par l'envoi d'e-mails pour le tenir informé de l'évolution du traitement de ses commandes ».
De même, « avec l'accord du membre, la société pourra être amenée à communiquer ses données à des partenaires commerciaux ». Force est de constater que lors de l'inscription, aucune option n'est proposée pour refuser la communication des informations personnelles à des tiers.
Lors du processus d'achat, le consommateur est confronté à d'autres approximations. Lors de la simulation de l'achat d'une cafetière, à aucun moment, le délai de livraison n'a été indiqué comme le spécifient pourtant les conditions générales d'utilisation.
Un bon point du côté des modes de livraisons. Bernardtapie.com propose l'expédition en relais Kiala ou le Colissimo suivi. Même choix au niveau des paiements, qui peuvent se faire par carte bancaire ou compte Paypal.
En conclusion, pour qui manie peu les moteurs de recherche ou de comparaison de prix sur Internet, le site peut se montrer une aide judicieuse. Mais un consommateur en ligne averti, n'a pour le moment que peu à attendre de cette adresse. A moins que l'homme d'affaires ne nous réserve quelques surprises.
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