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Newsletter LEARNING Septembre 2010



EGILIA A VOTRE SERVICE – Numéro 29 Septembre 2010


EGILIA A VOTRE SERVICE est la newsletter officielle d’EGILIA, le spécialiste de la formation professionnelle et certifiante en Informatique et en Management

Tous les mois, elle vous livre les dernières news, ainsi que l'actualité des actions mises en place par EGILIA.

Elle a pour particularité et avantage d’être interactive :
En effet, elle reste ouverte à vos commentaires et conseils, qui pourront, après validation de notre comité de rédaction, apparaître dans les prochaines parutions.

Vos commentaires et avis sont donc les bienvenus sur avotreservice@egilia.com !

Bonne lecture

L’Equipe EGILIA





Après le succès exceptionnel rencontré par EGILIA qui, associé avec Microsoft et le Ministère de l'Education Nationale, avait formé plus de 300 acteurs de l'enseignement à travers toute la France sur Windows 2008, EGILIA a de nouveau été choisi pour assurer de nouvelles sessions de formation sur la mise en place et la migration vers Exchange 2010.

Réalisées au sein même des nouveaux locaux de Microsoft d’Issy-les-Moulineaux, ces formations de très haut niveau ont été dispensées à plus d’une quarantaine de responsables SI des plus prestigieuses universités et écoles de France sous la responsabilité de M. Loïc THOBOIS, Responsable des formations systèmes du groupe EGILIA et titulaire du MVP (Microsoft Most Valuable Professional), le plus haut niveau de certification décerné par Microsoft.

Notons également qu’EGILIA et Microsoft France se sont vus confiée la réalisation du contenu théorique et pratique de ce cursus original, élaboré sur mesure pour le Ministère de l’Education Nationale pour qu’il soit en totale adéquation avec les attentes spécifiques de leurs Responsables informatiques.




Sécurité et Justice

 

Ententes et abus de position dominante : La Commission européenne ouvre deux enquêtes contre IBM (ITR Manager)

La Commission européenne a décidé d'ouvrir des enquêtes antitrust formelles contre IBM dans deux affaires distinctes d'infractions présumées aux règles de l'Union Européenne en matière d'abus de position dominante sur le marché. Les deux affaires sont liées au comportement d'IBM sur le marché des mainframes. La première enquête fait suite à des plaintes déposées par les vendeurs de logiciels d'émulation T3 et Turbo Hercules, selon lesquelles IBM lierait le matériel pour serveurs centraux à son propre système d'exploitation de ces serveurs. La deuxième enquête, ouverte à l'initiative de la Commission, porte sur le comportement discriminatoire présumé d'IBM vis-à-vis de ses concurrents fournissant des services de maintenance des mainframes.
C’est donc une affaire qui n’en finit pas, des deux côtés de l’Atlantique. Mais il est vrai que le temps judiciaire n’est pas le même que celui de la technologie. En octobre 2009, L'association CCIA (Computer and Communications Industry Association) qui regroupe les industriels du secteur, a déposé une plainte contre IBM auprès du ministère de la justice américain pour pratiques monopolistiques autour de ses activités dans les mainframes (IBM sur le gril judiciaire).
La présente affaire fait suite à un dépôt de plainte en mars dernier de la part de la société Turbo Hercules, basée à la Défense, auprès de la Commission européenne contre les pratiques monopolistiques d’IBM dans le domaine des mainframes (Nouvelle plainte contre IBM et ses pratiques monopolistiques). Cette initiative s’ajoutait à celles déjà engagées des sociétés PSI et T3 auprès de la même Commission pour les mêmes motifs.
En 2009, environ 8,5 milliards d'EUR à l'échelle mondiale et 3 milliards d'EUR dans l'Espace économique européen ont été consacrés aux nouveaux matériels et systèmes d'exploitation des serveurs centraux rappelle la commission européenne. Ce nouvel épisode intervient alors qu’IBM a annoncé la semaine dernière la nouvelle génération de mainframes, le zEnterprise (IBM lance le mainframe zEnterprise).
Globalement les ventes de mainframes ne représentent que 3 % du chiffre d’affaires d’IBM, mais ils contribuent selon le cabinet de consulting Sanford Bernstein à 20 % des ventes lorsqu’on inclut les logiciels et les services qui vont avec et 40 % des bénéfices. Ils sont donc hautement stratégiques pour Big Blue.
Pas de z/OS sans System z : IBM se livrerait à une pratique illégale consistant à lier matériel et  système d’exploitation. Selon les plaignants, cette pratique aurait pour conséquence d'évincer du marché les fournisseurs de technologies d'émulation grâce auxquelles les utilisateurs pourraient exécuter des applications essentielles sur du matériel autre qu'IBM.
Par ailleurs, la Commission craint qu'IBM puisse s'être livrée à des pratiques anticoncurrentielles en vue de verrouiller le marché des services de maintenance (en évinçant ses concurrents potentiels du marché), notamment en restreignant ou en retardant l'accès aux pièces de rechange dont IBM est le seul fournisseur.
L'ouverture de procédures ne signifie pas que la Commission dispose de preuves attestant des infractions mais simplement qu'elle réalisera en priorité des enquêtes approfondies sur ces affaires.
Quelle base juridique pour ces enquêtes ? La base juridique applicable à cette étape de la procédure est l'article 11, paragraphe 6, du règlement n° 1/2003 du Conseil et l'article 2, paragraphe 1, du règlement n° 773/2004 de la Commission.
L’article 11, paragraphe 6, du règlement n° 1/2003 prévoit que l’ouverture d'une procédure dessaisit les autorités de concurrence des États membres de leur compétence pour appliquer les règles de concurrence énoncées aux articles 101 et 102 du traité. En outre, l’article 16, paragraphe 1, de ce règlement dispose que les juridictions nationales doivent éviter de prendre des décisions qui iraient à l'encontre de la décision envisagée dans une procédure décidée par la Commission.
En vertu de l’article 2 du règlement n° 773/2004, la Commission peut décider d’ouvrir une procédure en vue d'adopter ultérieurement une décision sur le fond en application des articles 7 à 10 du règlement n° 1/2003 à tout moment, mais au plus tard à la date à laquelle elle rend une évaluation préliminaire ou émet une communication des griefs dans une procédure. En l'espèce, la Commission a décidé d’ouvrir la procédure avant de passer aux étapes suivantes.
La Commission peut rendre publique l'ouverture de la procédure par tout moyen approprié. Elle en informe au préalable les parties concernées, ainsi que les autorités de concurrence des États membres concernés.

Dell accepte de verser 100 millions de dollars à la SEC (Souce ITR News)

Le constructeur américain va verser 100 millions de dollars pour que la SEC arrête son enquête relative à ses résultats financiers. L'autorité chargée de réguler la bourse enquêtait en effet depuis 2005 sur les pratiques comptables de Dell et ses relations avec Intel dont les ristournes illégales auraient embelli ses comptes. Dell avait décidé en juin de passer une provision de 100 millions de dollars afin d'être en mesure de régler les frais judiciaires qui pourraient découler de cette enquête. Ses prévisions de bénéfice net trimestriel ont du même coup été ramenées à 341 millions de dollars (baissant de 5 cents par action). Michael Dell, fondateur et DG de l'entreprise, va en outre payer 4 millions de dollars pour solder les poursuites dirigées contre lui.

Edition 2010 du rapport Data Breach de Verizon : Montée des menaces internes et sensibilité des réseaux sociaux (Source ITR Manager)

Hausse des compromissions de données liées à des menaces internes et à l’utilisation d’outils sociaux au cours de l’année 2009, c’est ce que révèle l’édition 2010 du Data Breach Investigations Report réalisé par Verizon et basé pour la première fois sur des informations des Services Secrets américains. Les organisations criminelles restent également très actives.
Les résultats de cette enquête indiquent également un déclin « prometteur » du nombre total d’infractions étudiées l’année dernière par rapport à 2008. Le vol de droits d’accès apparaît comme le moyen le plus utilisé pour accéder illégalement aux réseaux des entreprises en 2009, ce qui souligne une nouvelle fois la nécessité de règles de sécurité strictes aux niveaux des entreprises comme des individus.
Le crime organisé était à l’origine de 85 % des vols de données l’année dernière. Une fois encore, les experts en sécurité de Verizon Business considèrent que la plupart des compromissions auraient pu être évitées si les principes élémentaires de sécurité avaient été respectés. En effet, seuls 4 % des cas auraient nécessité des mesures de protection complexes et coûteuses à mettre en place.
Une bonne préparation demeure la meilleure défense contre les failles de sécurité, indique ce rapport 2010. Or, de nombreuses entreprises peinent encore à détecter les incidents et à y faire face. La majorité des infractions (60 %) continuent à être décelées par des tiers externes après un temps considérable. Alors que la faille est bien souvent signalée dans les journaux d’événements (logs) des victimes, elle est trop souvent ignorée, par manque de moyens humains, d’outils ou de processus.
Principaux résultats du rapport 2010
Les constatations de cette année confirment certaines conclusions de l’année passée tout en révélant de nouvelles tendances. En voici quelques exemples :
- La plupart des compromissions de données étudiées sont le fait de sources externes : 69 % des infractions proviennent de sources extérieures et 11 % seulement sont le fait de partenaires. 49 % ont été causées par des sources internes, une hausse par rapport à 2008 principalement due à l’inclusion des données et cas des Services Secrets américains.
- De nombreuses compromissions impliquent une utilisation abusive des droits d’accès : 48 % des infractions sont le fait d’utilisateurs malintentionnés qui ont abusé de leurs droits d’accès pour accéder à des informations de leur entreprise. 40 %d’entre elles sont attribuables à des pirates, tandis que 28 % se basent sur des outils sociaux et 14 % relèvent d’attaques physiques.
- Certains constats sont communs à toutes les violations de données : Comme lors des années précédentes, pratiquement toutes les données dérobées l’ont été depuis des serveurs et applications en ligne. 85 % des failles étaient simples à détecter et 87 % des victimes auraient pu repérer l’infraction grâce à leurs journaux d’événements, sans toutefois l’avoir fait.
- La conformité à la norme PCI-DSS reste une nécessité : 79 % des victimes concernées par la norme PCI-DSS n’étaient pas totalement conformes lors de l’infraction.
Etat des lieux des crimes informatiques en 2010
Selon le rapport, le déclin du nombre total de cas de compromissions de données peut s’expliquer par différents facteurs, notamment « l’efficacité des lois mises en place pour capturer les criminels ». Cette explication est illustrée par l’arrestation d’Albert Gonzalez, l’un des pirates informatiques les plus célèbres au monde, qui a plaidé coupable pour avoir participé à la création d’un réseau mondial responsable du vol de plusieurs centaines de millions de numéros de cartes de crédit et a été condamné l’année dernière à 20 ans de prison.
Les cas de compromission de données continuent de toucher tout type d’entreprise.
Mais les services financiers, l’hébergement et la vente de détail représentent le trio de tête des secteurs les plus ciblés (respectivement 33, 23 et 15 %) selon les données croisées de Verizon et des Services Secrets. Le périmètre des cas recueillis par Verizon place toutefois le secteur des technologies de pointe en 3e position de ce classement, avant celui de la vente de détail. Une part grandissante de cas et un pourcentage considérable (94 %) de toutes les données corrompues en 2009 concernent le secteur des services financiers.
Plus de la moitié des violations étudiées par Verizon en 2009 ont eu lieu en dehors des Etats-Unis, tandis que la majeure partie des cas étudiés par les Services Secrets concernait les Etats-Unis. Le rapport n’indique aucune corrélation entre la taille d’une entreprise et ses risques d’être victime d’une violation de données.
Quelques recommandations pour les entreprises
Le Data Breach Investigations Report 2010 démontre, une fois de plus, que certaines mesures très simples, si elles sont appliquées convenablement et régulièrement, peuvent s’avérer très efficaces :
- Restreindre et surveiller les privilèges accordés aux utilisateurs.
Les données recueillies par les Services Secrets indiquent une augmentation sans précédent du nombre d’infractions commises par des sources internes. Les utilisateurs en interne, en particulier ceux disposant de droits étendus, peuvent être difficiles à surveiller. La meilleure des stratégies est de n’accorder ce type de droits qu’après avoir réalisé une enquête avant embauche, de limiter les droits d’accès et d’instaurer une séparation des fonctions. L’usage de droits étendus doit être consigné dans les logs (journaux d’événements) et les activités effectuées détaillées dans des rapports destinés à la direction.
- Ne négliger aucun cas de violation de politique de sécurité.
Les résultats de cette enquête permettent d’établir un lien entre les cas de violation de politique de sécurité en apparence mineurs et les abus plus sérieux. Tous les cas de violation doivent donc être pris en compte et traités. Selon le rapport, la simple présence de contenus illicites sur des systèmes utilisateur ou un comportement inapproprié doivent alerter les entreprises. La méthode la plus efficace est encore de rechercher activement ces indicateurs.
- Instaurer des mesures pour contrer les vols de codes d’accès
Empêcher l’installation des logiciels de capture de droits d’accès malveillants sur les systèmes est une priorité absolue. Un double système d’authentification peut constituer une solution efficace. Il peut également s’avérer utile, dans la mesure du possible, d’instaurer des règles sur le temps d’utilisation, d’inscrire les adresses IP suspectes sur une liste noire et de restreindre les connexions administrateur.
- Surveiller et filtrer le trafic sortant
Le rapport démontre que lors de la plupart des violations de données, quelque chose (données, communications, connexions) emprunte le réseau de l’entreprise pour rejoindre l’extérieur. Prévenir cette connexion sortante pourrait ainsi rompre la chaîne et stopper la fuite de données
La surveillance, l’analyse et le contrôle du trafic sortant réduisent ainsi de manière significative les risques d’attaque des entreprises.
- Adapter sa stratégie de surveillance des événements et d’analyse des logs
La grande majorité des victimes dispose de la preuve de la compromission dans ses logs (journaux d’événements). La détection des éléments problématiques et la mise en œuvre d‘actions correctives adaptées sont à la portée du plus grand nombre. Les entreprises devraient accorder davantage de temps au contrôle du traitement de leurs données et à l’analyse de leurs logs. Il est important qu’elles veillent à disposer du personnel, des outils et des processus adéquats pour détecter et pallier les anomalies.
- Partager ses informations sur les incidents.
L’efficacité d’une entreprise à se protéger pleinement repose sur les informations dont elle dispose pour le faire. Verizon Business, pour qui la mise à disposition et le partage d’informations sont indispensables à la lutte contre les crimes informatiques, enjoint toutes les entreprises à participer aux différents programmes de partage de données tels que le framework VERIS.

120 To de contenus pirates saisis en Bulgarie (Source 01 net)

La police bulgare a mis fin aux activités de quatre sites regroupant l’équivalent de 200 000 CD de contenus illicites. Quatre personnes ont été interpellées.
Les forces de l'ordre ont arrêté quatre individus soupçonnés d'organiser le trafic et mis la main sur des serveurs hébergeant l'équivalent de 120 To (120 000 Go) de données illicites en tout genre : films, séries, musique, logiciels et livres.
C'est ce qu'on appelle un joli coup de filet. Le 29 juillet 2010, l'unité du cyber crime de la police bulgare a obtenu la fermeture de quatre sites diffusant des contenus pirates : Nanoset.net, Rapidad.com, 4storing.com et Afasta.com.
La Bulgarie, championne du piratage : Il s'agirait de la plus grosse opération anti-piratage jamais réalisée en Bulgarie. Selon l'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique), le trafic aurait rapporté à ses auteurs près de 2,5 millions d'euros provenant des droits d'inscription payés par les membres du service, sans compter les revenus liés à l'affichage de publicités sur le site.
La Bulgarie est dans la ligne de mire des ayants droit. Le taux de piratage frise les 100 % et le pays figure parmi ceux en Europe où les ventes de supports physiques sont au plus bas et les revenus associés au téléchargement licite sont quasi nuls.

Le FBI s’en prend à Wikipedia pour une histoire de logo (Source 01 net)

L’encyclopédie en ligne est accusée de reproduire illégalement le logo du FBI dans l’article qu’elle consacre à l’organisation. Wikimedia ne compte pas céder.
 La loi américaine interdit la reproduction, même approximative, d'un insigne associé à un organisme dépendant du ministère de la Justice. Wikipedia vient de l'apprendre à ses dépens. Pour illustrer un article consacré au FBI, l'encyclopédie en ligne reproduit le logo officiel de ce dernier. La fondation Wikimedia a été rappelée à l'ordre dans un courrier (PDF) expédié le 22 juillet. Le FBI lui demande le retrait de cette illustration dans un délai de 14 jours, sous peine de poursuites judiciaires.
 « L'insertion d'un graphique de haute qualité du sceau du FBI sur Wikipedia est particulièrement problématique, parce que cela facilite la violation volontaire ou pas de ces interdictions [de reproduction, NDLR] par les lecteurs de Wikipedia », justifie le bureau fédéral. Sous entendu, Wikipedia faciliterait la tâche aux petits malins qui souhaiteraient reproduire de faux documents ou des badges imitant ceux du FBI, ce que la loi interdit rigoureusement.
Un logo largement reproduit sur le Net : Visiblement, le légendaire Bureau fédéral d'investigation fait preuve d'une grande naïveté... ou d'un excès de zèle administratif. Une recherche sur Google permet en effet de constater que le sceau du FBI est reproduit des dizaines de fois sur Internet. Sans oublier qu'il est également largement repris dans les films et les séries télé depuis des années.
Dans sa réponse au FBI (PDF), Wikimedia souligne que ce logo figure également sur la version en ligne de l'Encyclopaedia Britannica. La fondation se défend par ailleurs de violer la loi américaine, arguant que l'image du logo qu'elle reproduit n'est pas un faux insigne à proprement parler. Une interprétation rigoureuse de la loi qui devrait remettre à leur place les juristes du FBI.

Fraudes aux cartes bancaires : un cybercriminel arrêté à Nice (Source 01 net)

Présenté par les autorités américaines comme étant l’un des plus gros trafiquants de numéros de cartes bancaires volées, Vladislav Horohorine a été arrêté le 7 août dernier à Nice.
Vladislav Horohorine, plus connu sous le pseudo de BadB, a été arrêté le 7 août à l'aéroport de Nice alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Moscou. Il était sous le coup d'un mandat d'arrêt américain. Agé de 27 ans, l'homme s'est illustré dans la fraude à la carte bancaire.
La justice américaine le soupçonne d'être l'un des créateurs de CarderPlanet, un réseau qui serait « l'une des organisations les plus sophistiquées de crime financier en ligne à la surface du globe, a déclaré dans un communiqué Michael Merritt, un responsable des services secrets américains. Ce réseau a été régulièrement impliqué dans presque chaque vol d'information financière rapporté aux autorités internationales. »
Le réseau CarderPlanet servait à vendre à des acheteurs sans scrupule, aux quatre coins de la planète, les numéros de cartes bancaires qui avaient été dérobées.
Vladislav Horohorine était tellement fier de son système d'arnaque, qu'il a même réalisé une animation pour faire la promotion de son escroquerie. On notera l'insistance avec laquelle est montré le désarroi de ses (célèbres) victimes quand elles réalisent que leur compte a été dépouillé.
C'est désormais à son tour de faire triste figure : il encourt une peine de douze ans de prison et 500 000 dollars d'amende. Il est actuellement détenu à la prison de Luynes, dans les Bouches-du-Rhône. Il est vraisemblable que la justice américaine va demander son extradition, mais selon l'AFP, la justice française n'a, à ce jour, pas reçu l'avis.
Pour découvrir la superbe vidéo animée consacrée à Vladislav Horohorine, cliquez sur http://link.brightcove.com/services/player/bcpid1813626064?bctid=524257711001
 

 

Conjoncture

 

Plus de 20 millions de Français sur les réseaux sociaux (Source ITR Manager)

Selon l'Observatoire des Usages Internet (OUI) de Médiamétrie, les internautes s'ouvrent  de plus en plus aux sites communautaires et à leur influence, comme si cela devenait une pratique média à part entière. Les inscrits sur un site communautaire se connectent plus fréquemment à Internet, veulent surtout rester en contact avec leurs amis et tiennent toujours plus compte des avis des autres internautes.
Un profil qui évolue : Au global, plus de 20 millions (20,3 millions) d'internautes sont inscrits sur un site communautaire et plus de 8 millions s'y rendent quotidiennement. Les adeptes des sites communautaires sont toujours plus nombreux : en un an, leur population a augmenté de 4,2 millions de personnes.
Sans grande surprise, ce sont les jeunes qui s'inscrivent le plus sur les sites communautaires. Les moins de 24 ans représentent plus du tiers des inscrits (36,9%) alors qu'ils représentent à peine plus de 25% (26,3%) des internautes. Ce trimestre, les 11-15 ans font une poussée remarquée sur les sites communautaires avec une augmentation de 63% : ils sont plus de 2,1 millions de jeunes adeptes. Moins attendus, les 35-49 ans se font également une place de choix sur les sites communautaires. Ils sont 5 millions à être inscrits, soit 28% de plus en un an.
2010 voit également une plus grande féminisation des sites communautaires : 10 millions des internautes inscrits sont des femmes, soit 49% contre 46,5% en 2009.
Des inscrits de plus en plus actifs : Les inscrits à un site communautaire se connectent de plus en plus fréquemment : près de 4 sur 10 s'y rendent plus d'une fois par semaine. Ils ne s'en tiennent pas uniquement à se connecter fréquemment, ils utilisent également les différentes fonctionnalités de ces sites : près de 4 millions de ces inscrits déclarent, par exemple, mettre à jour leur profil régulièrement. La répartition selon les différents réseaux sociaux s’établit  de la manière suivante (un personne peut être membre de plusieurs réseaux sociaux) :
- Facebook : 16,6 millions
- Copain d'avant : 7,5 millions
- YouTube : 5,3 millions
- Dailymotion : 2,9 millions
- Trombi.com : 1,7 million
Des inscrits toujours plus en contact et toujours plus intéressés par les commentaires :
Dans le peloton de tête des inscriptions aux sites communautaires, près de 8 sur 10 avancent la volonté de rester en contact avec des amis, suivi de près par le fait de reprendre contact avec d'anciennes connaissances (76%). Ces principales motivations sont les mêmes que l'an passé. 
Les inscrits sur des sites communautaires sont logiquement influencés par les commentaires, puisqu'il peut s'agir de ceux de leurs amis. Plus de la moitié d'entre eux (54%) lisent l'avis d'internautes pour préparer leur achat et 22% le font même systématiquement avant chaque achat, plus donc que les internautes en général (19%).
Loin de s'en tenir là, ces inscrits poussent l'influence des commentaires jusqu'à déclarer pouvoir décider d'effectuer ou non un achat en raison d'un commentaire positif ou négatif d'un internaute sur un produit. Ainsi, près de 6,9 millions d'entre eux déclarent acheter un produit suite aux recommandations des internautes. A l'inverse, plus de 7,5 millions d'inscrits affirment pouvoir renoncer à un achat suite à des avis négatifs d'autres inscrits. 
 

 

Nouveautés

 

Un ordinateur à 35 dollars pour les élèves indiens ? (Source ITR News)

L’Inde a dévoilé à New Delhi un prototype de tablette à écran tactile destinée aux écoliers et étudiants, rival du projet One Laptop Per Child (OLPC) et coûtant bien moins cher.
Cet ordinateur indien vise à améliorer l’éducation, en particulier les compétences techniques, des étudiants indiens, de manière à assurer la croissance économique du pays. Notamment doté d’un navigateur web, d'un lecteur média et d'une fonction permettant les vidéoconférences, ce modèle, qui a mis cinq ans à être développé par des étudiants et professeurs issus des universités techniques renommées du pays, a pour particularité de pouvoir fonctionner à l'énergie solaire, une fonction pour laquelle il faut payer un supplément selon l’agence Associated Press (AP).
CNet indique que la tablette, qui fonctionne sous Linux, ressemble à première vue à un iPad avec un écran tactile de 5 pouces sur 7 sur 9 et, en plus des fonctions déjà citées, comporte un lecteur de fichiers PDF et donne accès au WiFi. Elle possède 2Go de mémoire RAM, mais pas de disque dur, possédant une carte mémoire à la place. Elle est en outre équipée de ports USB.
Le ministre des Ressources humaines et du Développement de l’Inde, Kapil Sibal, a lui-même présenté à l’Economic Times la tablette au nom encore inconnu comme la réponse du pays au fameux ordinateur portable du projet OLPC conçu par le Massachusetts Institute of Technology (MIT). La tablette indienne coûte en effet théoriquement 35 dollars seulement (soit 1500 roupies), contre 200 dollars pour le XO-1, le premier ordinateur conçu dans le cadre du projet OLPC, et 100 dollars pour le XO-3, planifié pour 2012.
Afin que les élèves puissent profiter de toutes les possibilités de l’appareil, l’Internet haut débit sera installé dans l'ensemble des 22 000 établissements supérieurs indiens, a rapporté Mamta Verma, une porte-parole du gouvernement interrogée par l'AFP. Précisons que 8 500 universités du pays disposent déjà d’une connectivité haut débit selon le ministère des Ressources humaines et du Développement, rapporte CNet, et quelque 500 cours sur le web et en vidéo sont disponibles au téléchargement sur YouTube ainsi que d’autres portails en ligne, et de nouveaux sont prévus.
La tablette devant dans l’idéal être accessible aux étudiants à partir de l'an prochain, elle doit être fabriquée à grande échelle, et des discussions sont en cours avec plusieurs groupes informatiques dans cette perspective. « Il s’agit seulement d’un prototype, a souligné l’expert en éducation Zubin Malhotra à Newsxlive. Il nous reste à trouver des gens capables de fabriquer ces appareils pour ce prix et de continuer à les développer par la suite ».
Kapil Sibal, a expliqué qu’il était prévu à terme que tous les élèves, de l'école primaire à l'université, bénéficient de cette machine. L'achat de l'ordinateur pourrait être financé par le gouvernement à hauteur de 50% selon M. Sibal, rapporte l’AFP. Le gouvernement espère que le prix de l’ordinateur va encore baisser, avec un coût de 20, voire de 10 dollars pour les composants. Par ailleurs, un système de dual marketing, procédé par lequel des prix élevés dans les pays développés compensent les bas prix des pays en développement, pourrait également être utilisé, rapporte Sarah Rotman Epps, analyste chez Forrester Research.
L’AFP précise que le taux d'alphabétisation de l’Inde, de 63%, est très inférieur à celui des autres pays émergents, tels que la Chine, dont le taux s’élève à 94%. Pour relever le nombre de personnes éduquées, l’Inde devra investir davantage en argent et en enseignants.
D’autres problèmes se posent cependant : « [Le matériel] est-il digne des étudiants ? est la question à se poser » selon Sarah Rotman Epps, analyste chez Forrester Research.
En outre, le Time of India soulève un certain nombre de questions : si petit semble le prix, sera-t-il accessible aux élèves indiens, sachant qu’un quart des 136 millions d’élèves d’école primaire sortent du cursus chaque année en raison de l’incapacité de leur famille à payer les frais de scolarité ? Le journal souligne de plus le cruel manque de confort des établissements scolaires, qui fait de l’informatique un élément superflu quand des classes meublées avec des tableaux noirs et des toilettes seraient prioritaires à ses yeux, sans parler du problème de l’absentéisme des enseignants. Le Time of India va plus loin en mettant en question la capacité du gouvernement à installer Internet partout dans le pays, sachant qu’un certain nombre de régions ne possèdent même pas l’électricité.

Lancement du portail européen e-justice (Source : Service-Public.fr)

Si vous cherchez un avocat dans un pays de l’Union européenne (UE), si voulez savoir comment se déroule une procédure de médiation en Suède ou si vous vous interrogez sur le registre foncier roumain ou sur le fonctionnement du système judiciaire portugais... "e-justice" est fait pour vous. Retrouvez en ligne le portail européen qui présente dans 22 langues les systèmes judiciaires des 27 pays membres de l’UE.
Comportant plus de 12 000 pages de contenu, cette première version du portail fournit des informations et des liens sur les lois et pratiques en vigueur dans tous les Etats de l’UE. Elle propose des réponses rapides lorsque vous êtes confrontés à certains événements de la vie (divorce, litige, déménagement, décès). Elle permet de trouver plus facilement un praticien du droit dans un autre pays ou encore de se renseigner sur la manière d’éviter une procédure judiciaire onéreuse. Grâce à ce portail, on connaît en quelques clics est la juridiction compétente, le droit national applicable et, par exemple, les conditions d’octroi de l’aide juridictionnelle.
Dans les prochaines années, ce portail sera doté de fiches d’informations sur les droits des défendeurs et des victimes pour chaque Etat. Les futures versions du portail permettront également au citoyen d’introduire une demande d’injonction de payer en ligne (dans un contexte transfrontalier). Enfin, les citoyens disposeront d’un outil leur permettant d’affiner leur recherche pour trouver un avocat spécialisé.

Ubuntu 11.04 s’appellera Natty Narwhal (Source 01 net)

Le fondateur d’Ubuntu a dévoilé le nom de code de la prochaine version de la distribution en même temps qu’il en a esquissé les axes de développement prioritaires.
Ubuntu 10.10 ne sortira pas avant le mois d'octobre 2010, mais on connaît déjà le nom de code de la prochaine édition. Ubuntu 11.04 sera surnommée « Natty Narwhal ». Le fondateur d'Ubuntu, Mark Shuttleworth, l'a révélé sur son blog, comme il le fait pour chaque nouvelle version de la distribution Linux, programmée tous les six mois. Et comme toujours, il a commenté les raisons de son choix, censé symboliser au mieux l'aspiration du prochain système d'exploitation. Un exercice qui se révèle parfois alambiqué…
« Narwhal » signifie « narval ». Il s'agit d'un cétacé très rare muni d'une corne torsadée pouvant mesurer jusqu'à 3 mètres de long (selon Wikipedia). Dans le passé, il a été comparé à la licorne, un animal légendaire qui fait rêver. Pour Mark Shuttleworth, Ubuntu 11.04 sera lui aussi un système… de rêve. Il devra également tendre vers l'excellence, ou du moins être très chic (natty).
Il sera en tout cas le fruit du travail de la communauté Ubuntu et de tous ceux qui participent au développement des logiciels libres, aime à rappeler Mark Shuttleworth.
Le multitouch au menu d'Ubuntu 10.10 : En attendant la version finale de Natty Narwhal, le développement de Maverick Merkaat (Ubuntu 10.10) touche à sa fin. Cette édition prendra en charge les commandes tactiles et le multitouch, précise Mark Shuttleworth.
L'équipe d'Ubuntu a ainsi développé une bibliothèque de fonctions que les éditeurs de logiciels pourront utiliser dans leurs applications pour gérer le multitouch. Il s'agit, selon Mark Shuttleworth, d'une application aussi utile sur les ordinateurs de bureau que sur les téléphones mobiles ou sur les tablettes. Windows 7 prend déjà en charge les commandes tactiles, tout comme la dernière bêta de Firefox 4.0 (pour Windows).
 

 

Divers

 

En 2010, c’est de Cameron Diaz qu’il est le plus dangereux d’être fan (Source ITR News)

McAfee a de nouveau enquêté pour déterminer qui était la célébrité la plus dangereuse de l’année informatiquement parlant. Et l’heureuse élue n’est autre que l’actrice Cameron Diaz.
Lorsqu’un internaute tape sur le web les requêtes « Diaz » ou « Diaz downloads », il a en effet 1 chance sur 10 de se retrouver infecté par un logiciel malveillant, spyware, virus, spam…
Apparemment, ce sont bien les acteurs ou top models qui attirent le plus les virus et autres malwares, les politiques étant nettement moins touchés. Comme le fait remarquer McAfee avec humour, « Obama et Sarah Palin sont, quant à elles, des célébrités assez sûres ».
Trêve de digressions, voici le Top 5 2010 des « célébrités les plus dangereuses du Cyberespace » selon McAfee :
1. Cameron Diaz
2. Julia Roberts
3. Jessica Biel
4. Gisele Bündchen
5. Brad Pitt
« Les cybercriminels sont tout aussi au fait que les consommateurs en ce qui concerne les dernières tendances de la culture pop, mais pour des raisons différentes, déclare Dave Marcus, Directeur de la Recherche en Sécurité chez McAfee Labs. La cybercriminalité est une activité très importante et la fascination pour ces stars ouvre de nouvelles opportunités pour les criminels en vue d’exploiter l’intérêt du public pour ces dernières et, ainsi, entraîner des dommages sur les ordinateurs ou des vols d’identité ».
Mais cessons de ne parler que des américains ! Les stars françaises aussi menacent la sécurité des leurs adeptes, quoique à un taux moindre, aucune ne dépassant les 10% de résultats frauduleux. En voici néanmoins le classement, qui mêle acteurs, comiques et chanteurs :
1. Franck Dubosc
2. Jean Dujardin et Nicolas Hulot ex aequo
3. Gad Elmaleh
4. Florent Pagny
5. Johnny Hallyday
6. Francis Cabrel et Muriel Robin à égalité
7. Jamel Debbouze et Sophie Marceau ex aequo

Un site de rencontres pour geeks (Source 01 net)

Il existait déjà des sites de rencontres par religion ou par catégorie socioprofessionnelle. Il manquait une plate-forme amoureuse dédiée à une tribu sociologique ou à une communauté de pensée. C'est chose faite pour les geeks. Le site s'appelle meetgeek - et non meeTIC - et ouvre le mois prochain.
Derrière ce projet, on trouve, Adrien, un informaticien d'Hénin-Beaumont de 29 ans. Qui, selon le portrait dressé par La Voix du Nord, répond au cahier des charges officiel du geek. Un fondu de nouvelles technos et de science-fiction qui, après une journée passée sur son ordinateur, rentre chez lui... pour allumer son PC.
Avec un planning pareil, pas évident effectivement de faire des rencontres IRL. Bonne nouvelle. Le journal local nous apprend qu'il a quand même trouvé l'amour de sa vie. Reste à caser tous ses amis geeks.
Lancé trois mois plus tôt, un autre site de rencontres, américain cette fois, resserre la cible. Cupidtino - jeu de mots avec la ville où est basée la firme à la pomme - s'adresse exclusivement... aux fans d'Apple ! Logique, il n'est accessible qu'aux propriétaires d'un Mac, d'un iPhone ou d'un iPad. Un bon filtre pour écarter les geekettes sous Windows.
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