 |
|
Newsletter LEARNING Décembre 2010
EGILIA A VOTRE SERVICE – Numéro 32 Décembre 2010
EGILIA A VOTRE SERVICE est la newsletter officielle d’EGILIA, le spécialiste de la formation professionnelle et certifiante en Informatique et en Management
Tous les mois, elle vous livre les dernières news, ainsi que l'actualité des actions mises en place par EGILIA.
Elle a pour particularité et avantage d’être interactive :
En effet, elle reste ouverte à vos commentaires et conseils, qui pourront, après validation de notre comité de rédaction, apparaître dans les prochaines parutions.
Vos commentaires et avis sont donc les bienvenus sur avotreservice@egilia.com !
Bonne lecture
L’Equipe EGILIA
|
|
 |
EGILIA vous présente tous ces vœux pour l'année 2011 ! |
|
 |
Sécurité et Justice
Les Anonymes s’attaquent au leader du groupe Kiss (Source 01 net)
Les sites de Gene Simmons, le bassiste à la langue bien pendue du groupe Kiss, fonctionnent mal. Et pour cause, ils sont tombés sous les coups de The Anonymous, la horde revancharde de l’Internet.
Gene Simmons voit rouge. Depuis quelques jours, il est la cible des Anonymes, ces script-kiddies nés sur les imageboards de type 4chan et qui ont notamment mené la vie dure à Jessi Slaughter cet été. Leur cible cette fois-ci ? GeneSimmons.com et SimmonsRecords.com, deux sites appartenant au bassiste et chanteur de Kiss, qu’ils ont fait tomber ou sérieusement ralentir grâce à des attaques en déni de service, menées avec un logiciel ad hoc.
L’attaque contre le vénérable chevelu fait partie d’un plus vaste projet, nommé « Operation Payback », lancée pour protester contre les menaces légales dont est l’objet The Pirate Bay et les internautes qui téléchargent sur ce site. Leur plus grand fait d’armes ? Avoir fait tomber, durant quelques heures, les sites de la MPAA et de la RIAA, les deux associations américaines représentant les majors du cinéma et de la musique.
S’ils se sont cette fois attaqués à Simmons, c’est parce que celui-ci s’en est pris violemment aux individus qui piratent des œuvres, lors d’une table ronde à la conférence Mipcom, mise en ligne le 5 octobre sur YouTube. Lors de la séance de questions/réponses, le chanteur se lâche en donnant des conseils à l’assemblée.
« Faites en sorte que votre marque soit protégée, soyez procéduriers - prenez leurs maisons, leurs voitures, ne laissez personne franchir la ligne ! L’industrie de la musique a manqué à ses obligations, elle n’a pas eu les couilles de coller un procès à tous ces gamins avec des tâches de rousseur qui ont téléchargé un clip. Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec des centaines de personnes sans emploi. »
Gene Simmons, cible prioritaire : Il n’en fallait pas plus pour que les gamins en question prennent Simmons comme cible de l’Operation Payback. Une première attaque DDos a visé ses sites voici quelques semaines, mais Simmons ne s’est pas démonté. Dans un message posté sur l’un d’entre eux, effacé depuis mais rapporté par Slyck, il menace directement Les Anonymes.
« Notre équipe juridique et le FBI sont sur l’affaire. Nous avons trouvé quelques jeunes gens aventureux qui ont l’impression d’être au-dessus des lois. Mais, comme je l’ai dit dans mon discours au Mipcom, nous allons les poursuivre. D’abord, ils seront punis. Puis, ils vont peut-être se retrouver avec leurs petits derrières en prison, tout près de quelqu’un qui est là depuis des années et qui recherche une nouvelle petite amie. Nous publierons bientôt leurs noms et photos. Vous ne pouvez pas vous cacher. »
Un commentaire envoyé avec autant de fougue que de classe, mais qui n’a visiblement pas suffi à effrayer The Anonymous… Depuis cette tirade épique, Les Anonymes ont fait des sites de Gene Simmons des cibles « officielles » de leur campagne anti-copyright. Rebelote, donc : les attaques DDos, encore en cours, ont repris de plus belle.
Reste à savoir quel sera le prochain message de Gene Simmons. Va-t-il risquer l’escalade, en provoquant une nouvelle fois Les Anonymes ? Ou préférera-t-il, comme Jessi Slaughter, s’éloigner un moment du Web, le temps que les cyberémeutiers dégotent une nouvelle cible ?
Vie privée : nouveau dérapage des Google cars (Source 01 net)
Google a reconnu que ses véhicules avaient collecté des e-mails et des mots de passe. Le Royaume-Uni et l'Allemagne vont enquêter à nouveau, l’Italie annonce des mesures.
C’était la « polémique Google » du printemps dernier : les Google cars, en même temps qu’elles prenaient des photos panoramiques pour Google Street View, avaient collecté « par erreur » des données personnelles. Plusieurs pays européens, dont la France, avaient demandé des comptes au géant américain, en exigeant notamment qu'il transmette sur disque, pour enquête, les données collectées par ses véhicules. Depuis, la situation semblait apaisée, l’« erreur » corrigée.
Or, Google a admis vendredi 22 octobre 2010 que ses véhicules ont aussi collecté ni plus ni moins que des e-mails entiers, des URL et des mots de passe. Jusque là, il était entendu que les Google cars avaient capté par Wi-Fi des données qui n’étaient pas protégées par mot de passe.
Dans un post sur le blog officiel de la compagnie, le vice-président Recherche et développement, Alan Eustace, explique que Google n’avait pas lui-même examiné en détail les données collectées et transmises aux différentes autorités nationales. « Du coup, nous ne savions pas vraiment ce que les disques contenaient. » Mais, après les enquêtes justement, Google a eu connaissance plus précisément de ces contenus. Et il y a découvert des données très personnelles et sensibles, pas seulement des données « fragmentées ».
Si Google adresse de nouveau ses excuses aux internautes et se dit « mortifié par ce qui s’est passé », certains pays ont décidé de ne pas en rester là. L’équivalent de la Cnil britannique, l'Information Commissioner’s Office, a d’ores et déjà annoncé qu’il allait reprendre son enquête sur les Google cars. Il n’exclut pas d’utiliser son pouvoir de sanction.
Pas de réaction de la Cnil en France : La Cnil allemande aussi indique qu’elle va continuer son enquête, et estime que de toute façon, ces révélations « ne font que confirmer ce à quoi nous nous attendions ». Selon la gravité des faits, et si ceux-ci sont vérifiés, Google encourrait une amende en Allemagne.
Ce n'est pas tout. La Cnil italienne a déjà fait connaître les nouvelles règles qu'elle impose à Google pour plus de transparence envers le public. Le moteur de recherche sera obligé d'informer les habitants à l’avance du passage d’une Google car dans leur rue. Il devra en faire l’annonce dans au moins deux journaux quotidiens de la région et sur une radio locale. Il devra également signaler sur son site Web, trois jours à l’avance, le nom des prochaines villes qui seront prises en photo. Enfin, les voitures arboreront des pancartes ou des autocollants indiquant qui elles sont. Si Google ne respecte pas une de ces obligations, il encourt une amende pouvant atteindre 180 000 euros.
En France, pour l’heure, la Cnil n’a pas réagi aux derniers aveux de Google. Elle avait tout de même protesté quand le moteur de recherche avait annoncé, au mois d’août, remettre en circulation ses Google cars en France. Cette remise en service avait été jugée prématurée, étant donné que la Commission n’avait pas terminé son enquête sur la collecte de données. En même temps, si la Cnil ne réagit pas le jour où Google avoue lui-même avoir collecté des e-mails et des mots de passe, pourquoi laisser les Google cars au garage ? (*)
(*) Suite à cet article (et à son dernier paragraphe), la Cnil, que nous n'avions pu joindre, a contacté 01net pour faire savoir qu'elle n'avait pas réagi publiquement aux annonces de Google pour cause d'enquête en cours sur les Google cars. Elle promet cela dit une communication très prochainement.
Condamnation sur l’utilisation de la géolocalisation non déclarée à la CNIL (Source ITR Manager)
La Cour d'appel de Dijon a estimé qu'un licenciement est infondé si l'employeur se sert d'un dispositif de géolocalisation non déclaré à la CNIL, à l'insu des salariés, pour prouver l'utilisation d'un véhicule de service à des fins personnelles.
Un employeur s'est aperçu, grâce au dispositif de géolocalisation installé à bord d'un véhicule de service, qu'un coursier utilisait ce véhicule à des fins personnelles. Le salarié a été licencié.
Saisi par le salarié, le Conseil des prud'hommes a estimé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse puisque ce dispositif n'avait pas été déclaré à la CNIL. De plus, le salarié n'avait pas été informé de son installation. L'employeur a fait appel de ce jugement.
Le 14 septembre 2010, la Cour d'appel de Dijon a confirmé le jugement du Conseil des prud'hommes. Elle a considéré que, la note de service produite par l'employeur pour informer les salariés, était insuffisante puisqu'elle ne mentionnait pas l'existence du dispositif de géolocalisation. Elle a également constaté l'absence de déclaration auprès de la CNIL. Le dispositif étant illégal, les preuves obtenues par son intermédiaire sont inutilisables.
La société a été en outre condamnée à payer 1 000 € à son salarié pour exécution déloyale du contrat de travail dans la mesure où les règles légales relatives à l'installation d'un dispositif de géolocalisation n'avaient pas été respectées.
Dès 2004, la chambre sociale de la Cour de cassation a estimé que, l'absence de déclaration auprès de la CNIL d'un système de contrôle par badges des entrées et des sorties du personnel, a pour conséquence d'interdire à l'employeur de sanctionner un salarié qui refuserait d'utiliser un tel système.
De même, la Cour de cassation affirme constamment, concernant d'autres systèmes tels que la vidéosurveillance, que l'employeur ne peut mettre en œuvre un dispositif de contrôle de l'activité professionnelle sans en informer les préalablement les salariés.
L'arrêt rendu par la Cour d'appel de Dijon confirme cette jurisprudence en l'appliquant, pour la première fois, aux dispositifs de géolocalisation des véhicules mis à disposition des salariés.
La CNIL rappelle aux employeurs qu'ils peuvent installer des dispositifs de géolocalisation dans les véhicules mis à la disposition de leurs salariés après avoir procédé en ligne à une déclaration de conformité à la norme simplifiée n°51.
Ils doivent également informer préalablement leurs salariés. Pour ce faire, la CNIL met à leur disposition un modèle d'information sur son site.
A 12 ans, il découvre une faille dans Firefox et reçoit 3 000 dollars (Source 01 net)
La valeur n'attend pas le nombre des années. Cet adage populaire se vérifie encore une fois à la lecture de l'article du Mercury News de San Jose aux Etats-Unis. Alex Miller, un jeune garçon de 12 ans, a reçu un chèque de 3 000 dollars (2 160 euros) de la part de Mozilla pour avoir découvert une faille critique dans Firefox.
C'est la hausse du montant de la prime en juillet dernier, décidée par la Fondation, qui a poussé le jeune autodidacte à traquer le bug. Après avoir découvert une première faille, non éligible à la récompense, il a remis l'ouvrage sur le métier. A raison de 90 minutes par jour pendant 10 jours, il a fini par trouver une faille d'importance.
Selon Brandon Sterne, responsable du programme de sécurité de Mozilla, celle-ci n'avait rien d'évident (il parle de « niche technique »). La maman du petit prodige, Elisa Miller, explique qu'il lit des ouvrages spécialisés naturellement, sans contrainte, et que l'informatique et la technique sont sa passion (il ne joue pas seulement aux jeux vidéo). Pas les seules, au passage : il fait du badminton et joue de la guitare, apprend le mandarin et cause politique « comme un quadragénaire », selon le journal.
Avec la récompense reçue, Alex Miller a effectué un don à une association de défense des animaux, envisage de s'acheter un nouvel ordinateur et de faire des cadeaux aux siens. Le reste sera placé sur un compte en banque. Précoce, et prévoyant, en résumé.
La justice américaine met fin au peer to peer de Limewire (Source 01 net)
Limewire interdit l’accès à ses services de partage de fichiers à la suite d'une injonction d’un tribunal américain.
C’est une information officielle. Limewire est sous le coup d’une injonction lui ordonnant d’arrêter de distribuer et de supporter son logiciel de partage de fichiers. Télécharger ou partager des fichiers contenant des contenus sous copyright sans autorisation est illégal », peuvent lire les internautes sur la page d’accueil de Limewire.
Le site de partage de fichiers aux 50 millions de visiteurs mensuels est sous le coup d'une injonction judiciaire. Plusieurs maisons de disque (Arista Records, Sony BMG Music Entertainment, Capitol Records, Motown Record Company, Virgin Records, Warner Bros Records) poursuivent Limewire pour infraction au droit d’auteur.
Un come-back annoncé : L’injonction, accessible depuis le site Internet, rappelle que le tribunal américain a reconnu Limewire coupable de contrefaçon dans la mesure où « il encourageait intentionnellement ses utilisateurs à violer le droits d’auteur ». La justice a retenu que le service « avait fait sa promotion auprès des utilisateurs de Napster, connu lui-même pour avoir violé le droit d’auteur ».
« Naturellement, nous sommes déçus par la tournure qu’ont pris les événements », ont déclaré les équipes du site dans un communiqué. Limewire explique être en train de développer un nouveau modèle de distribution de fichiers musicaux en coopération avec l’industrie du disque. Et entend bien faire son come-back très bientôt.
Le fait que Limewire ne puisse plus proposer son client Bittorrent n'aura en pratique que peu d'impact (le logiciel est disponible sur de nombreux sites encore, dont le nôtre) et il existe pléthore de logiciels qui permettent d'utiliser le réseau décentralisé Gnutella, tels FrostWire.
Conjoncture
2 milliards d’internautes à la fin 2010 (Source ITR Manager )
Le nombre d'internautes dans le monde a doublé au cours des cinq dernières années et franchira la barre des deux milliards en 2010. Parallèlement, plus de 90% de la population mondiale a accès à des réseaux mobiles et 143 pays offrent des services 3G. C’est ce qu’indiquent les dernières statistiques élaborées par l'UIT, publiées dans le rapport The World in 2010: ICT facts and figures.
Sur les 226 millions de nouveaux internautes arrivés sur la toile en 2010, 162 millions seront des habitants de pays en développement, pays où le nombre d'utilisateurs croît très rapidement. D'ici la fin de l'année, 71 % de la population sera en ligne dans les pays développés, contre seulement 21 % de la population dans les pays en développement. En outre, près de deux habitants sur trois dans les pays développés bénéficient d'un accès Internet à domicile, contre seulement 13 % dans les pays en développement, où l'accès Internet dans les écoles, sur les lieux de travail et dans les lieux publics est d'autant plus crucial.
Au cours de l'année écoulée, le nombre d'abonnements au large bande fixe a fortement augmenté. D'ici la fin de 2010, le taux de pénétration du large bande fixe atteindra 8% dans le monde. Toutefois, le taux de pénétration reste faible dans les pays en développement: un peu plus de 4 abonnements pour 100 habitants contre 24 dans les pays développés.
Si l'Internet à haut débit reste inaccessible pour de nombreux habitants des pays à faible revenu, la téléphonie mobile devient, quant à elle, ubiquitaire, plus de 90% de la population mondiale ayant désormais accès à un réseau mobile. Les nouvelles données publiées par l'UIT indiquent que, sur les 5,3 milliards d'abonnements mobiles estimés pour la fin de l'année 2010, on en comptera 3,8 milliards dans les pays en développement.
La 3G décolle : Dans les pays développés, le taux de croissance des abonnements mobiles s'est beaucoup ralenti au cours des cinq dernières années, avec une croissance sur un an de seulement 1,6% entre 2009 et 2010. Dans ces pays, le marché de la téléphonie mobile arrive à saturation, avec une moyenne de 116 abonnements pour 100 habitants.
Dans le même temps, les abonnements aux services 3G sont passés de 72 millions en 2005 à 940 millions en 2010. Aujourd'hui, 143 pays offrent des services IMT-2000/3G dans le commerce, contre 95 pays en 2007. Le large bande mobile a enregistré une forte croissance pendant l'année écoulée, en particulier en Europe et aux Etats-Unis, et certains pays ont commencé à commercialiser des services large bande à des débits encore plus élevés, passant à la prochaine génération de plates-formes sans fil.
La tendance à privilégier les applications (mobiles) de données par rapport aux applications vocales est reflétée par le nombre croissant de SMS (messages texte) envoyés, qui a triplé au cours des trois dernières années pour atteindre le chiffre vertigineux de 6,1 mille milliards en 2010. En d'autres termes, près de 200 000 messages texte sont envoyés chaque seconde.
Un accès haut débit qui reste prohibitif : D'une façon générale, si le prix des services TIC diminue, celui de l'accès Internet à haut débit reste quant à lui prohibitif, en particulier dans les pays en développement à faible revenu. En 2009, une connexion large bande fixe (filaire) de base coûtait en moyenne 190 PPP$ (parité de pouvoir d'achat en dollars) par mois dans les pays en développement, contre seulement 28 PPP$ dans les pays développés.
Les services cellulaires mobiles, en revanche, sont bien plus abordables, avec un coût mensuel moyen de 15 PPP$ dans les pays en développement contre près de 18 PPP$ dans les pays développés. Le prix relatif des services TIC (en particulier des services large bande) est le plus élevé en Afrique, région où les niveaux de revenu sont les plus faibles. Cette région accuse un certain retard en matière d'accès large bande: bien que les abonnements soient en augmentation, le très faible taux de pénétration (moins de 1%) du large bande fixe illustre les difficultés considérables qui restent à surmonter pour élargir l'accès Internet à haut débit et à haute capacité.
Nouveautés
Les TIC pour détecter les risques systémiques sur les marchés financiers (Source ITR Manager)
La Commission européenne a décidé d’investir dans un projet de recherche visant à élaborer de nouveaux indicateurs des risques systémiques pour des «systèmes d’alerte rapide» qui permettraient de signaler, à un stade très précoce, aux pouvoirs publics et aux établissements bancaires l’imminence de crises financières et de prendre rapidement des mesures pour empêcher leur propagation.
Des chercheurs relevant d’universités italiennes, espagnoles, suisses et britanniques, des experts de la société Yahoo! et de la Banque centrale européenne étudieront la manière dont les systèmes électroniques complexes et étroitement interconnectés d’information et de transaction exposent les établissements financiers à des risques systémiques. Adoptant un nouvel angle de recherche pluridisciplinaire, le projet analysera le système complexe des transactions financières reposant sur les TIC à l’échelle planétaire ainsi que les données de consultation de l’internet pour surveiller l’intensification des risques menaçant le système financier et l’économie en général.
À l'heure actuelle, les établissements financiers fonctionnent en interconnexion les uns par rapport aux autres, au sein d’un réseau complexe de systèmes de transactions électroniques. Quand l’interconnexion est si étroite, un établissement financier tombant en faillite risque, par un effet «domino», de mettre en difficulté d'autres établissements, même s’ils sont sains du point de vue financier. L’une des raisons pour lesquelles la gravité de la récente crise financière n’a pas été correctement anticipée est que les outils et les données disponibles n'ont pas permis aux experts de prendre suffisamment en considération le degré de dépendance du secteur à l’égard de ces interactions complexes et de ces prises de risque mutuelles.
La finalité du projet «Forecasting Financial Crises» («Prévision des crises financières») est d’aider les décideurs à mieux comprendre comment les systèmes bancaires, les marchés boursiers et le flux de crédit sont interconnectés les uns par rapport aux autres. Les outils conceptuels et logiciels mis au point dans le cadre du projet pourraient contribuer à l’élaboration de systèmes d’alerte rapide qui entraîneraient, si nécessaire, l’adoption de mesures visant à stabiliser les marchés financiers. Les recherches s’intéresseront non seulement aux données des transactions financières, mais également aux données de consultation de l’internet, comme par exemple la fréquence de certains mots-clés relatifs à la finance dans les moteurs de recherche.
L’objectif est de mettre au point de nouveaux indicateurs de risque qui pourraient être utilisés par les organismes chargés de définir des politiques – tels que la Banque centrale européenne, le Comité européen du risque systémique ou le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire – en vue de prévenir les crises financières futures.
Un nouvel angle de recherche pluridisciplinaire sera adopté, associant les résultats de l’étude des systèmes complexes et de la dynamique de la stabilité et de la résilience aux approches économiques modernes. Les outils reposant sur les TIC qui en résulteront devraient compléter les mesures de grande envergure adoptées en Europe en réaction à la récente crise financière pour renforcer la réglementation des établissements financiers et accroître le contrôle et la surveillance des marchés.
L’affichage du niveau d’exposition aux ondes imposé en 2011 (Source 01 net)
Le niveau de rayonnement électromagnétique des mobiles (DAS) devra impérativement être affiché dans les points de vente et sur les publicités. La mesure entrera en vigueur le 15 avril 2011.
Les utilisateurs soucieux des effets sur la santé de leur téléphone mobile auront bientôt une nouvelle information à leur disposition. A partir du 15 avril 2011, le DAS (débit d’absorption spécifique) des terminaux mobiles devra être obligatoirement signalé dans les points de vente et dans les publicités. Cette mesure a fait l’objet d’un décret et d’un arrêté publiés au Journal officiel du 14 octobre 2010.
« Le DAS (débit d’absorption spécifique) des téléphones mobiles quantifie le niveau d’exposition maximal de l’utilisateur aux ondes électromagnétiques, pour une utilisation à l’oreille. La réglementation française impose que le DAS ne dépasse pas 2 W/kg », précise cet arrêté.
Cette donnée est déjà largement reprise dans les manuels des fabricants de téléphones ainsi que dans les documentations commerciales des opérateurs.
La DGCCRF veillera au grain : La nouvelle réglementation voulue par le ministère de la Santé rend obligatoire cette mention, y compris dans les publicités, et surtout, elle en précise les modalités d’affichage afin d’assurer qu’elle soit visible par les consommateurs.
Ainsi, le DAS devra apparaître « en caractère gras et d’une taille au moins égale à la plus grande utilisée pour présenter les caractéristiques techniques de l’équipement, quel que soit le support utilisé ». La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes veillera au grain.
Dans un communiqué, le ministère de la Santé précise que cette mesure est issue d’un engagement pris lors de la table ronde « Santé et radiofréquence », organisée conjointement par Roselyne Bachelot et Nathalie Kosciusko-Morizet et dont les conclusions remontent à mai 2009. Un événement qui avait accouché d’une souris, selon les associations qui militent en faveur d’une plus forte régulation des émissions de radiofréquences.
La télémédecine prête à décoller (ITR Manager)
La loi du 13 août 2004 avait donné une première base juridique à la télémédecine, l’article 78 de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires) lui accordait un véritable statut juridique. Le décret d’application qui vient d’être publié va permettre de fixer les conditions de mise en œuvre et de prise en charge de la télémédecine. Le Snitem (Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales) salue l’apparition de ce décret qui constitue, selon lui, un pré-requis au développement de cette pratique en France.
La télémédecine est définie comme une forme de pratique médicale à distance utilisant les TIC. Elle met en rapport entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical et, le cas échéant d’autres professionnels apportant leurs soins au patient. Elle permet d’établir un diagnostic, d’assurer, pour un patient à risque, un suivi à visée préventive ou un suivi post-thérapeutique, de requérir un avis spécialisé, de préparer une décision thérapeutique, de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes, ou d’effectuer une surveillance de l’état des patients.
Bref, la télémédecine couvre un champ étendu de spécialités et concerne donc de très nombreux patients. Dès lors, les enjeux sont de taille : améliorer au quotidien la prise en charge et la vie des patients, réduire l’encombrement des services hospitaliers, répondre à la baisse de la démographie médicale… et aussi réduire les coûts de santé. Mais sa mise en œuvre de la télémédecine pose des questions de fond :
- Comment doivent évoluer les pratiques médicales et l’organisation des soins ?
- Comment définir les nouveaux rôles des médecins, du personnel infirmier, des aides-soignants dans la collaboration pluri-professionnelle que favorise la télémédecine ?
- Comment sensibiliser les patients à cette évolution des pratiques professionnelles ?
- Quel cadre pour son déploiement et le mode de son financement ?
Faire face aux défis de santé publique :
Le contexte démographique et médical actuel rend inévitable le développement de la télémédecine, entre autres :
- L’allongement de la durée de vie entraîne un accroissement du nombre de patients atteints de maladies chroniques (hypertension, diabète, insuffisance rénale chronique, insuffisance cardiaque) ;
- Les hôpitaux sont saturés par des décompensations ou complications de maladies chroniques qui pourraient être prévenues – on estime que 20 % à 30 % des hospitalisations pourraient être évitées grâce à la surveillance des patients par la télémédecine,
- les coûts de santé progressent plus vite que le PIB,
- la démographie médicale diminue temporairement (seuil plancher en 2020) et n’augmentera donc pas dans les trente prochaines années alors que la demande de soins ne cesse de progresser.
Dans un tel contexte, la télémédecine peut constituer un levier pour de nouvelles organisations dans plusieurs champs :
- Restructurer l’offre hospitalière : grâce aux téléconsultations et aux télé-expertises spécialisées, une gradation des soins peut s’établir entre les établissements d’un même territoire de santé ;
- Mieux prendre en charge les patients atteints de maladies chroniques (au nombre de 15 millions en France, et qui pourraient être 20 millions en 2020) à leur domicile, en leur évitant des déplacements et des hospitalisations injustifiés et en prévenant les exacerbations de leurs maladies ;
- Répondre aux besoins prioritaires et réduire l’inégalité d’accès aux soins dans les territoires isolés (zones rurales, îles, montagnes) ou les établissements pénitentiaires.
Les domaines d’intervention de la télémédecine ?
Les domaines d’intervention de la télémédecine sont relativement larges et couvrent quatre types d’intervention :
- La téléconsultation : consultation médicale à distance d’un patient,
- La télésurveillance médicale : surveillance à distance d'un patient atteint d’une maladie chronique,
- La télé-expertise : concertation pluridisciplinaire autour du dossier du patient sans sa présence physique, par exemple la télé-expertise des RCP (réunions de concertation pluridisciplinaires) de cancérologie,
- La téléassistance médicale : l’aide apportée à distance d’un professionnel de santé à un autre professionnel. La robotisation de certains actes de chirurgie relève de la téléassistance.
A côté des actes de télémédecine, l’utilisation du numérique en santé (télésanté) a un champ large : les services à la personne isolée ou handicapée, l’information en santé par les réseaux sociaux, le télé-enseignement, etc.
Quelques exemples :
La télé dialyse permet au médecin de contrôler à distance une séance de dialyse. Lors de la séance, le médecin peut lire en temps réel les paramètres de fonctionnement du générateur de dialyse. Il peut également mener une consultation par visioconférence. Un examen visuel du patient peut être réalisé par une caméra mobile manipulée par l’infirmière qui est auprès du patient. Il peut en outre visionner son dossier médical.
Des solutions techniques existent incluant des générateurs de dialyse communicants, une base de données permettant une interprétation en temps réel des paramètres, et des applications médicales assurant une exploitation cumulée des données médicales de la base de données.
La télé radiologie permet au médecin en contact direct avec le patient de disposer de l’avis d’un médecin radiologue situé à distance du lieu de réalisation de l’examen radiologique.
Outre ce bénéfice immédiat pour le patient, la télé radiologie présente l’autre avantage de favoriser les échanges de connaissances et de savoir-faire entre les médecins radiologues qui l’utilisent (« télé-expertise »).
L’Alfediam (Association de Langue Française pour l'Etude du Diabète et des Maladies Métaboliques) a développé un système de télé diabétologie dénommé « Diabeo ». Il s’adresse pour l’instant aux patients atteints de diabète de type 1. Chaque patient est équipé d’un smartphone qui contient un logiciel adapté à la prescription d’insuline. Les données sont transférées dans le service de diabétologie et intégrées au dossier du patient. Les premiers résultats à 6 mois sont très encourageants. L’hémoglobine glyquée a diminué significativement, alors que la surveillance traditionnelle ne parvenait pas à faire baisser le taux élevé de cet indicateur.
Un autre exemple concerne la « rétinopathie diabétique », principale complication oculaire du diabète qui, faute de dépistage, reste une cause importante de malvoyance en France alors que des traitements efficaces existent. Face à 2,5 millions de diabétiques (chiffre en constante progression), l’examen du fond d’œil recommandé annuellement est difficilement réalisable par des médecins ophtalmologistes dont le nombre est, lui, en diminution. Pour faire face à cette situation, un recours original à la télémédecine a été utilisé par le service ophtalmologique de l’hôpital Lariboisière à Paris.
Le principe est le suivant : des photographies numérisées du fond d’œil des patients diabétiques sont réalisées grâce à un appareil spécial. Ces photographies sont prises par un technicien non médecin au niveau de sites de dépistage. L’examen de dépistage est bref, environ une quinzaine de minutes.
Les photographies sont ensuite télétransmises par Internet, et de façon sécurisée, vers un centre de lecture ophtalmologique où elles sont interprétées par un ophtalmologiste spécialisé. Un compte-rendu de l’analyse de ces photographies est renvoyé par Internet, indiquant le diagnostic, et la conduite à tenir. Ce système permet de sélectionner les 15 à 20 % de patients diabétiques ayant une rétinopathie diabétique méconnue et de les adresser pour bilan approfondi à un ophtalmologiste, tout en assurant le dépistage de l’ensemble des diabétiques. En effet, ce système permet d’économiser du temps : alors qu’un ophtalmologiste examine 8 à 12 patients diabétiques au cours d’une vacation médicale, il lui est possible de lire les photographies du fond d’œil d’une quarantaine de patients pendant le même laps de temps.
Divers
Pour 13 millions de dollars, sex.com va changer de main (Source 01 net)
Une société offshore, Clover Holdings Limited, vient de faire l'enchère la plus importante sur un nom de domaine quelque peu particulier. Elle offre 13 millions de dollar pour acquérir sex.com rapporte l'AFP. L'adresse Web est en vente depuis le mois de juillet 2010, à la suite de la faillite de son actuel propriétaire, Escom.
En 2006, cette société s'était offert cette adresse tant désirée pour un coût estimé entre 12 et 14 millions de dollars. Soit le prix le plus important jamais payé à l'époque pour un nom de domaine.
Pour être définitive, l'acquisition de sex.com par Clover Holdings Limited doit encore être approuvée par un tribunal de commerce américain spécialisé dans les affaires de faillite.
Dior phone : des mobiles alliant luxe et technologie (Source ITR Mobiles)
La marque de luxe lance 2 téléphones portables, le Dior phone nacre noire et le Dior phone céramique noire. Disponible pour ces 2 appareils, My Dior, en leur étant connecté via Bluetooth, permet de recevoir et de passer des appels, d’accéder au répertoire et au journal des appels sans toucher le mobile, avec une utilisation s’étendant jusqu’à 15 mètres.
La nacre noire du Dior phone nacre noire, présente sous la forme de 31 incrustations, est issue de perles noires de Tahiti. La marqueterie de nacre est encadrée de PVD noir. My Dior, en nacre noire, possède un écran miroir fumé.
Le Dior céramique noire, plus masculin, disponible en novembre, est garni de 31 pièces de céramique encadrées de PVD noir mat.
Girls in Tech Paris, premier réseau de femmes travaillant dans le high-tech (Source 01 net)
Fondé en mai dernier par Roxanne Varza, rédactrice en chef de Techcrunch France et Mounia Rhka, consultante chez Ventech, Girls in Tech Paris est un réseau dont l’objectif est de mettre en valeur des femmes travaillant dans le domaine des nouvelles technologies et des start up. Pour cela des évènements et des conférences à thèmes, animées par des femmes, sont organisées régulièrement.
Emanation d’une structure originaire de la Silicon Valley créée par Adriana Gascoigne en 2007, l’association française compte aujourd’hui 800 membres. « Il existe deux types d'adhérents, les actifs et les followers sur Twitter ou nos fans sur Facebook », explique Stéphanie Boubli, responsable communication de Leetichi.com, et membre actif de Girls in Tech. Le Mardi 9 novembre dernier, une conférence animée par Anne-Béatrice Sonnier, fondatrice de MyArchivebox, Nadya Jahan, fondatrice de Mandala Games et Julia Buchner, a eu lieu dans les locaux de Microsoft à Issy les Moulineaux autour du thème : Développeur technique des start up, pourquoi envisager une carrière dans ce domaine ?
|
|
|
|
|