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Newsletter LEARNING Mai 2011

EGILIA À VOTRE SERVICE est la newsletter officielle d'EGILIA, le spécialiste de la formation professionnelle et certifiante en Informatique et en Management.

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Sécurité et Justice


Red Hat avoue avoir conspiré contre Oracle (Source : 01 net)

Le numéro un de l’Open source a complexifié le noyau Linux pour empêcher Oracle d’en vendre une version personnalisée.
C’est uniquement pour enquiquiner Oracle que Red Hat distribue le code source de son dernier noyau Linux dans un format peu conventionnel. Voilà en substance ce que vient de révéler Brian Stevens, le propre directeur technique de Red Hat.
Pour l’éditeur No 1 de Linux, il s’agit de démontrer que son concurrent n'est pas capable d'éditer un Linux meilleur, ni même de vendre du support sur celui des autres, dès lors qu'on cesse de lui mâcher le travail.
En réponse à la défiance de Larry Ellison : La fâcherie de Red Hat remonte à septembre dernier. A l’occasion d’OpenWorld, le grand salon annuel d’Oracle, Larry Ellison lance dans son discours d’ouverture qu’il n’en peut plus de la lenteur de Red Hat. Son système, Oracle Linux (anciennement Unbreakable Linux), est une recopie parfaitement assumée et légale de RHEL. Mais ce qui le gêne, c’est que les versions binaires de RHEL mettent des mois à intégrer les correctifs. Ceux-ci sont pourtant publiés régulièrement par les développeurs de Red Hat, sous forme de codes sources à part. Larry Ellison annonce alors qu’Oracle Linux aura désormais une longueur d’avance sur RHEL puisqu’il intégrera les correctifs de Red Hat dès leur sortie.
Red Hat ne s'est pas laissé faire. Depuis novembre, l'éditeur ne publie plus les correctifs à part. Il les englobe tous, avec le code du noyau, dans un gros et unique fichier. Conséquence immédiate, Oracle ne peut plus choisir les correctifs à intégrer à son système, idéalement les seuls qui optimisent ses applications. Ainsi, Larry Ellison avait promis que son Oracle Linux deviendrait 75% plus rapide que RHEL sur les fonctions transactionnelles. Il est probable que cette performance ne soit en pratique plus atteinte.
Aussi une offensive commerciale : Mais pour Brian Stevens, l'enjeu est ailleurs. Il s'agit aussi d'empêcher Oracle de vendre lui-même du support Linux aux clients de Red Hat, ce qu'il aurait tenté de faire depuis septembre au prétexte que son système était exactement le même, en mieux. Oracle ne peut plus vendre ce support puisqu'il ne sait à présent même plus quels correctifs Red Hat choisit d'implémenter dans RHEL, les mises à jour de ce dernier n'existant plus qu'au format binaire.
A noter que ces mesures ne devraient pas nuire au développement de CentOS, un autre clone de RHEL mais non commercial. D'une part, Red Hat avance que tout le code source nécessaire continue d'être disponible. D'autre part, Russ Herold, le chef de file du projet CentOS, avance que, pour ses équipes, il ne serait pas très compliqué de décrypter les codes sources de Red Hat... Insistant plus encore sur le supposé manque de compétences de la part d'Oracle.

Les créateurs du réseau pirate Gh0stmarket condamnés à de la prison (Source : 01 net)

Les trois adolescents anglais qui avaient mis sur pied un forum où près de 8 000 membres s’échangeaient toutes sortes de données pour commettre des escroqueries, viennent d’être condamnés à des peines de 4 à 5 ans d’emprisonnement.
Avant sa fermeture en 2009, le forum Gh0stmatket.net était la bonne adresse pour trouver des numéros de cartes bancaires volées, des données personnelles pour pirater des comptes en tous genres, se procurer des tas de programmes malveillants tels que des malwares, des botnets ainsi que des manuels de piratage.
Ses créateurs viennent d’être condamnés à de la prison ferme par la cour royale de Londres, révèle Scotland Yard dans un communiqué. L’administrateur du forum, Nicholas Webber, 19 ans, ainsi que Gary Paul Kelly, 21 ans, vont passer les cinq prochaines années en prison. Ryan Thomas lui s’en est sorti avec une peine de quatre ans. D’autres membres ont écopé de dix-huit mois de prison ou d’heures de travail d’intérêt général.
Malgré leur jeune âge, ils avaient su s’imposer dans le monde du piratage. La plate-forme Gh0stmarket.net, qualifiée par le procureur de « Facebook du piratage » comptait plus de 8 000 membres répartis à travers le monde. La police estime à près de 16 millions de livres sterlings les dégâts financiers causés rien que par l’argent détournés grâce aux cartes bancaires volées.
Nicholas Webber et Ryan Thomas ont été arrêtés à Londres en octobre 2009, alors qu’ils s’apprêtaient à payer leur note d’hôtel avec une carte de crédit volée. Leurs ordinateurs portables ont été saisis et c’est à cette occasion que les policiers ont mis la main sur près de 100 000 coordonnées de cartes bancaires usurpées. Mis en liberté conditionnelle, ils ont été arrêtés en janvier 2010, alors qu’ils s’étaient réfugiés à Majorque.

Droits d'auteur : Google condamné en France (Source : Abondance)

Google devra verser 430 000 euros de dommages et intérêts à quatre plaignants qui l'ont attaqué en justice, car leurs œuvres se retrouvait sur le moteur de recherche et parce que Google n'arrivait pas à les supprimer de façon définitive...
Google vient de se voir condamné à verser 430 000 euros à quatre plaignants (un photographe, les producteurs du film Mondovino, et de deux films coproduits par Arte et Canal plus) pour violation du droit d'auteur. Ceux-ci se plaignaient du fait que leurs œuvres respectives se retrouvaient sur le moteur de recherche, notamment sur Google Video. Google avait, dans un premier temps, indiqué qu'il avait supprimé ces films de ses index mais ils sont réapparus rapidement. Google a alors été condamné pour "actes de contrefaçon de droit" d'auteur et devra verser des dommages et intérêts aux plaignants.
Selon Google, il n'est pas possible pour un moteur de recherche de veiller à ce qu'un contenu ne réapparaisse pas dans son index car ce serait " contraire à la loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004, qui interdit aux prestataires techniques une obligation de surveillance générale". D'autre part, Google estime que, techniquement, cette veille serait "infaisable" (ce qui est beaucoup moins sûr...).
Google a par ailleurs indiqué à l'AFP qu'il allait se pourvoir en cassation pour cette affaire.

Un politicien anglais condamné à s’excuser sur Twitter (Source : 01 net)

Un homme politique devra payer 3 000 livres de dédommagements pour avoir diffamé un rival sur Twitter. Il devra également « twitter » des excuses publiques.
Colin Elsbury ne « twittera » plus sans y réfléchir à deux fois. Cet homme politique britannique vient d’être condamné pour avoir publié sur le site de microblogging un message jugé diffamatoire. L’affaire remonte à 2009.
Colin Elsbury est alors en concurrence avec Eddie Talbot pour un poste de conseiller municipal dans une ville galloise, raconte la presse britannique. Et puisque les réseaux sociaux sont aussi à la mode en politique, il passe par Twitter pour railler son rival en évoquant son éviction d’un bureau de vote par la police. Ce qui s’est, finalement, révélé totalement faux.
Scrutin très serré : L’attaque serait peut-être passée inaperçue si le scrutin n’avait pas été aussi serré, M. Elsbury l’emportant de 160 voix seulement devant M. Talbot, qui porte plainte pour diffamation. Les deux hommes conviennent alors d’un arrangement à l’amiable. Colin Elsbury reconnaît son erreur et accepte de verser un dédommagement de 3 000 livres (environ 3 460 euros), et à régler les frais judiciaires de 50 000 livres (environ 57 680 euros).
Le tribunal de Cardiff vient d’approuver ce règlement, reconnaissant la culpabilité de Colin Elsbury et condamnant celui-ci à faire des excuses publiques… sur Twitter. Selon la presse britannique, c’est la première fois que la justice se prononce outre-manche dans une affaire de diffamation sur Twitter.
Aux Etats-Unis, la chanteuse Courtney Love vient de connaître une pareille mésaventure : elle a accepté de verser 430 000 dollars à une créatrice de mode qui l’accusait de l’avoir diffamée sur Twitter.

La CNIL prononce une amende de 100 000 euros contre Google (Source : CNIL)

La société Google procède depuis plusieurs années à la collecte massive de données techniques sur les réseaux Wi-Fi, aux fins d'offrir des services de géolocalisation (notamment les services Google Maps, Street View et Latitude). La CNIL a mené une série de contrôles sur place afin de vérifier la conformité de ces traitements à la loi "informatique et libertés".
Ces contrôles ont révélé divers manquements comme la collecte de données Wi-Fi à l'insu des personnes concernées et la captation de données dite "de contenu" (identifiants, mots de passe, données de connexion, échanges de courriels). La CNIL a donc mis en demeure la société Google, en mai 2010, de régulariser sa situation. Estimant qu'il n'avait pas été répondu à ses demandes dans les délais impartis, la formation contentieuse de la CNIL a prononcé à l'encontre de la société, le 17 mars 2011, une amende de 100 000€
Depuis 2007, la société Google déploie dans le monde entier des véhicules dits Google cars. Ces véhicules enregistrent des vues panoramiques des lieux parcourus, afin de proposer aux internautes son service Street View.
Des contrôles effectués fin 2009 et début 2010 ont permis à la CNIL de constater que les véhicules déployés sur le territoire français captaient et enregistraient non seulement des photographies, mais aussi des données transitant par les réseaux sans fil Wi-Fi de particuliers, et ce à l'insu des personnes concernées. Il s'avère que c'est précisément cette collecte de dizaines de milliers de points d'accès Wi-Fi par le biais des "Google cars" qui a permis à la société de développer une base de données de géolocalisation extrêmement performante, et d'acquérir ainsi une position dominante dans le secteur des services de géolocalisation.
En avril 2010, Google a déclaré dans la presse internationale ne collecter aucune donnée de contenu de communications à l'occasion de la circulation de ses véhicules. Revenant sur ses déclarations initiales, la société a reconnu deux semaines plus tard par voie de presse qu'elle avait effectivement enregistré de telles données.
Compte-tenu de la gravité des faits et du risque d'atteinte à la vie privée des utilisateurs des réseaux Wi-Fi concernés, la CNIL a mis en demeure la société, le 26 mai 2010, de cesser toute collecte de données à l'insu des personnes et de lui fournir une copie de l'intégralité des données de contenu captées sur le territoire national. Google ayant communiqué ces données de contenu, la CNIL a ainsi été la première autorité au monde à pouvoir les analyser.
L'analyse menée sur ces données par la CNIL a permis de constater que Google avait enregistré, outre des données techniques (identifiants SIID et adresses MAC des points d'accès Wi-Fi), de nombreuses données concernant des particuliers, identifiés ou identifiables (données de connexion à des sites web, mots de passe de messagerie, adresses de courrier électronique, échanges de courriels révélant notamment des informations sensibles sur l'orientation sexuelle ou la santé des personnes).
Dans sa décision du 17 mars 2011, la formation contentieuse de la CNIL relève que Google a pris l'engagement de cesser la collecte de données Wi-Fi par ses "Google cars" et de supprimer les données de contenu enregistrées selon elle par erreur. En revanche, elle constate qu'elle n'a pas renoncé à utiliser les données identifiant les points d'accès Wi-Fi de particuliers à leur insu. En effet, cette collecte n'est aujourd'hui plus réalisée par les "Google cars", mais s'opère directement par le biais des terminaux mobiles des utilisateurs se connectant au service de géolocalisation Latitude (smartphones, etc.), et ce à leur insu. La CNIL considère que ce défaut d'information constitue une collecte déloyale au sens de la loi, qui était déjà à l'œuvre avec les "Google cars".
La formation contentieuse estime en outre que les réponses apportées par la société Google à la suite de la mise en demeure sont insuffisantes, celle-ci ne lui ayant toujours pas fourni les éléments du programme informatique ayant conduit à la collecte des données Wi-Fi, contrairement à sa demande en ce sens.
Enfin, elle reproche à Google de contester l'application de la loi française au service Latitude, et d'avoir ainsi refusé de déclarer à la CNIL malgré deux demandes en ce sens.
Dans ces conditions, compte tenu des manquements constatés et de leur gravité, ainsi que des avantages économiques que retire la société Google de ces manquements, la formation contentieuse de la CNIL a décidé de prononcer à son encontre une sanction pécuniaire de 100 000 €.

 
Conjoncture

 

Forte progression du marché des tablettes et des eReaders (Source : ITR Mobiles)

10,1 millions de tablettes multimédia ont été vendues au cours du 4ème trimestre 2010 (source IDC). Jolie performance quand on sait qu’au 3ème trimestre 2010, il s’en était vendu seulement 4,5 millions. A ce moment là, l’iPad était d'ailleurs quasiment la seule tablette disponible sur le marché et dominait les débats avec 93% de parts de marché. Mais la sortie de la Galaxy Tab de Samsung et de quelques autres modèles en fin d’année dernière ont changé quelque peu la donne et fait chuter sa part de marché à 73%.
Reste qu’Apple a toujours un coup d’avance sur ses concurrents puisqu’aujourd’hui, il lance son iPad seconde génération alors que ses poursuivants sortent tout juste leur première tablette. Les ventes sont d'ores et déjà qualifiées d'exceptionnelles. IDC s’attend d'ailleurs à ce qu’Apple maintienne sa part de marché à environ 70-80% cette année et ce, malgré la sortie prochaine d’une nouvelle Galaxy Tab de 10,1 pouces tournant sous Android 3.0 chez Samsung. De quoi engranger de nouveaux bénéfices, d'autant plus que l'iPad 2 ne revient guère plus cher à fabriquer que la version 1. La commercialisation de la Xoom de Motorola ne devrait a priori pas être trop gênante pour Apple, en raison de son prix de vente relativement élevé et de son manque de notoriété. Quant aux autres modèles qui sont également prévus cette année, ils seront peut-être plus riches que l'iPad 2 au niveau des fonctionnalités, mais n’auront certainement pas l’aura de l’iPad et ne s’adresseront qu’une petite frange du marché. Principalement en raison du fait qu’elles seront distribuées par les opérateurs de téléphonie mobiles qui ne sont que le troisième canal de distribution, derrière le commerce de détails et la vente directe. Le mode de distribution adopté par Apple est un atout certain.
Du côté des eReaders, l’engouement est grosso modo le même, puisque les ventes ont plus que doublé en un trimestre, pour atteindre 6 millions d’unités au cours du dernier trimestre 2010. Sur l’année entière, il s’est donc vendu 12,8 millions de eReaders, soit une croissance de 325% par rapport à 2009, où seulement 3 millions d’eReaders avaient trouvé preneurs. Un essor du à une offre de plus en plus compétitive et à des contenus de plus en plus attractifs. Amazon continue de dominer les débats avec son Kindle qui s’accapare désormais 48% du marché, mais la concurrence s'organise. Ainsi, Barnes and Nobles a démarré la commercialisation du NOOKcolor, le Pandigital a fait son apparition aux Etats-Unis et au Canada et s’adjuge la seconde place du marché, le Hanvon a séduit le marché chinois et arrive la 4ème place des ventes et les Reader de Sony se sont vendus à 800 000 exemplaires sur l'année. Les ventes ont d'ailleurs fait un bond de 80,7% au 4ème trimestre.
Vous le voyez, tablettes multimédia et eReaders se portent donc très bien.

Internet : vecteur de croissance pour les TPE/PME françaises (Source ITR News)

Internet est bel et bien un vecteur de croissance pour les TPE/PME françaises. C’est ce qui ressort de l’étude commanditée par Kelkoo et réalisée par l’institut LH2. Reste que, même s’ils ont conscience des avantages d’une présence en ligne, seuls 54% des entrepreneurs ont rendu leur société visible sur Internet.
Environ 600 000 TPE/PME françaises sont présentes sur Internet par le biais de leur société ou de leurs produits. 52% des TPE et 79 % des PME disposent même de leur propre site. Pour la grande majorité (70%), depuis moins de 5 ans.
La présence en ligne permet pour 78 % des sondés d’augmenter le chiffre d’affaires de la société, mais aussi de développer des ventes à l’international (72%), de vendre de nouveaux produits (71%) et d’améliorer la relation avec ses clients (66%). « L’Internet doit être considéré par les entreprises comme un outil de convergence, une place virtuelle où se retrouvent tous leurs public » souligne Nicolas Jornet, Directeur de Kelkoo France. « Emerger sur le réseau devient en ce sens incontournable et représente un formidable vecteur de croissance. Gagner en reconnaissance, adresser de nouveaux clients, réduire ses coûts de logistique sont autant de bénéfices d’une présence en ligne bien pensée ».
Preuve qu’être présent sur Internet, ça compte : 80% des sociétés sondées présentes en ligne se disent aujourd’hui satisfaites de leur visibilité en ligne et 50% confirment que leur chiffre d’affaires a augmenté depuis le lancement de leur site Internet, avec une croissance supérieure à 10% pour 25% d’entre elles.
Kelkoo note malgré tout que cette présence pourrait être optimisée. Ainsi, 85% des sociétés présentes en ligne se limitent pour le moment à un simple site vitrine et la part du chiffre d’affaires directement liée à Internet est encore faible : moins de 10% pour 69% des sociétés interrogées. 54 % des sondés justifie cette absence par un « manque d’utilité » au regard de son activité et 25% par un manque de temps. Le coût (10%) et le manque d’expertise (9%) n’arrivent que loin derrière.
« Accompagner les TPE/PME, quelle que soit leur taille, dans l’installation de leur marque sur Internet est une priorité pour Kelkoo. » renchérit Nicolas Jornet. Et justement pour aider les TPE/PME à optimiser leur présence sur Internet et à développer leurs activités de ventes en ligne, Kelkoo propose le service Kelpack. Celui-ci inclut : le référencement de son site Internet et de ses offres sur le moteur de shopping Kelkoo, l’inscription en ligne simple et rapide, 7 jours sur 7 et 24h/24h, le suivi Kelkoo qui garantit une réponse à toute question dans les 12 heures (sauf le week-end), la compatibilité de Kelkoo avec l’ensemble des catalogues créés par les solutions d’e-commerce classiques et l’outil de création de catalogue pour les entreprises ne disposant pas déjà d’un flux.
De quoi permettre aux TPE/PME de gagner rapidement en visibilité et de se faire connaître auprès d’un important vivier d’acheteurs et prospects.


Nouveautés

 

Tarif social mobile : 40 minutes et 40 SMS pour 10 euros par mois (Source : 01 net)

Orange, SFR, Bouygues et six MVNO viennent de signer une convention avec le gouvernement : ils s'engagent à créer une offre à 10 euros offrant 40 minutes de communication et 40 SMS. Rien ne les empêche de faire mieux.
L'affaire est bouclée. Des offres à tarif social vont apparaître dans les catalogues des opérateurs mobiles d'ici à six mois. Orange, SFR, Bouygues Telecom et les opérateurs mobiles virtuels (MVNO) Oméa Telecom, Transatel, Coriolis, Auchan Telecom, NRJ Mobile et Call in Europe s’y sont engagés ce lundi 7 mars auprès du gouvernement, lors de la signature d'une convention.
La convention définit les éléments nécessaires pour qu’'une offre puisse être labellisée dans le cadre du « tarif social mobile ». Si le prix de 10 euros est identique à celui promu en début d’'année par le ministre de l'Economie, Eric Besson, les prestations sont au final plus généreuses. Ce ne sont pas 30 minutes de communication et 30 SMS qui seront proposés, mais 40 minutes de communication et 40 SMS.
Ces formules, réservées aux bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active), devront être sans engagement de durée, sans frais d'’activation ni frais de résiliation. Elles peuvent être commercialisées sous la forme de carte prépayée, d'abonnement post payé ou encore de forfait bloqué.
Pour éviter les dérapages, les opérateurs s'engagent à prévenir les abonnés par un appel ou avec un SMS dès qu'ils ont atteint le plafond des 10 euros. A partir de 15 euros de communication, le forfait est bloqué. Seule une demande expresse de l'abonné peut le débloquer. En revanche, la convention n'encadre pas le tarif maximal auquel les minutes de communication supplémentaires doivent être proposées.
Une émulation chez les opérateurs : De même, rien n'est mentionné sur les mobiles qui pourraient être fournis avec ces forfaits. Aux opérateurs de voir jusqu'où leur générosité peut les porter. Et éventuellement faire mieux que ce que prône le gouvernement. Déjà, le site Bernard Tapie.com a lancé à la fin de janvier une offre à 7,90 euros/mois incluant 30 minutes de communication et 30 SMS. Ce jour, Virgin Mobile annonce un forfait à 9,90 euros avec 45min de communication et 50 SMS, accessible à tous, sans conditions de revenus.
Mais pour Eric Besson, c'est justement sous l'impulsion du gouvernement que ces offres ont vu le jour « la plupart de ces forfaits à petits prix sont nés il y a un mois, juste après la table ronde que nous avons tenue avec les opérateurs. Cela s'appelle de l'opportunisme et cela va dans le sens que nous voulions : créer une émulation parmi les opérateurs mobiles ». En plus de la généralisation de ces offres, la labellisation présente l’avantage d'engager les opérateurs à fournir leurs prestations dans la durée et non pas juste pour se faire un coup du pub.
Car naturellement ces offres ne sont pas lucratives pour les opérateurs. Le PDG de SFR, Franck Esser, présent à la signature de la convention, a reconnu que « ces forfaits ne lui coûtaient rien, mais ne rapportaient pas non plus ». Une opération bénéfique pour l'image de marque des opérateurs, qui espèrent gagner quelques clients. Une fois sortis de leur mauvaise passe financière, ces clients pourront s'orienter vers des forfaits plus lucratifs.

En Suède et au Danemark, des SMS pour remplacer les timbres (Source : 01 net)

On connaît déjà, en France, la possibilité d'imprimer ses propres timbres à la maison. La Suède et le Danemark vont franchir, cette année en principe, une nouvelle étape : le remplacement du timbre par un code, à écrire soi-même sur l'enveloppe après l'avoir reçu par SMS. C'est ce que confirme le service de presse de Posten AB, la Poste suédoise, après la parution d'un article du site The Local.
« C'est un projet sur lequel nous travaillons en ce moment, et nous vous donnerons plus de précisions quand nous serons sur le point de lancer le service. » Selon The Local, un système similaire sera lancé au Danemark le 1er avril, et le risque de fraude ne serait pas plus élevé qu'avec les timbres classiques. L'affranchissement par SMS serait réservé en Suède aux lettres et aux paquets de moins de 2 kg.

Adoptez un livre pour financer sa numérisation (Source 01 net)

Pour soutenir le programme de numérisation des ouvrages de la BNF, une association propose de les « adopter ». En échange d’un don, le nom des personnes sera associé au livre pendant dix ans.
Pour récolter des fonds, diverses associations culturelles ont proposé d’adopter des arbres, des statues, des bancs… Cette fois, ce sont les livres qui sont à la recherche de mécènes. Pour soutenir la numérisation des ouvrages de la BNF, l’Association des amis de la Bibliothèque nationale de France vient de lancer l’opération « Adoptez un livre ».
L'association propose sur son site une liste des livres candidats à l'opération. Ils sont classés autour de quatre thématiques : « Les Femmes », « Panorama du XIXe siècle », « Sciences naturelles » et « Les Grandes Entreprises françaises ». Bientôt les internautes pourront suggérer eux-mêmes un ouvrage (sous réserve de l’approbation de la BNF) plutôt que de le choisir dans cette liste prédéfinie.
Le nom du donataire sur Gallica : Chaque candidat à l’adoption est présenté dans une fiche, comportant le titre, une courte description, le nombre de pages et la date de publication de l’ouvrage et, naturellement, le prix de sa numérisation. Dans certains cas, cela peut représenter un don de plus de 1 000 euros, on peut aussi trouver des titres qui nécessitent seulement le versement de 80 euros. Pour motiver les donateurs, la déduction fiscale qu’ils pourront obtenir est le coût réel de l’opération sont mentionnés.
En signe de reconnaissance, l’association propose de faire figurer le nom du donateur aux côtés de l’ouvrage numérisé sur Gallica, la bibliothèque en ligne de la BNF. Mais pas pour la postérité, la dédicace apparaîtra pendant dix ans. Il est possible de choisir entre différentes formules, du simple a été numérisé « grâce à » ou « à l’occasion de l’anniversaire de » ou encore « à la mémoire de ».
Les dons anonymes sont aussi possibles. L’initiative, lancée au Salon du Livre, a pour le moment conduit à l’adoption d’une quinzaine d’ouvrages.

Le ticket de cinéma sur mobile arrive dans les salles Gaumont (Source 01 net)

Les salles Gaumont et Pathé en France permettent désormais d'éviter la file d'attente grâce au billet dématérialisé.
Finies les files d’attente à la caisse. Le billet électronique fait son entrée dans tous les cinémas Gaumont et Pathé de France. En se connectant au site du groupe, les amateurs de septième art peuvent obtenir une entrée dématérialisée pour le film de leur choix.
« L’une des problématiques de la satisfaction de nos clients est d’éviter les files d’attente. Imprimer le billet chez soi ou l’avoir sur son portable permet de se rendre dans les salles sans passer par les caisses ni par les bornes », indique un porte-parole de Gaumont.
Au Grand Rex et au Nouvel Odéon aussi : L'achat de billets électroniques sur le site d'Allociné : Le billet électronique n’est pas une première dans l’industrie cinématographique. Depuis quelques mois déjà, Gaumont a mis en place ce service dans certaines de ses salles, notamment dans la capitale. Le sésame numérique est aussi disponible auprès d’autres prestataires comme Allociné, qui ne le propose pour l'instant que pour deux salles parisiennes : le Grand Rex et le Nouvel Odéon.
Après avoir choisi le jour et l’heure de la séance et payé leur place en ligne, les adeptes des salles Pathé et Gaumont ont le choix entre trois possibilités : retirer leur ticket en caisse, l'imprimer sur une feuille A4 ou demander à le recevoir sur leur mobile. Dans ce dernier cas, en plus d'un PDF qui leur est expédié (à titre de solution de secours) par e-mail, ils reçoivent sur leur portable un SMS contenant un lien Internet, lequel donne accès (par le biais d'une connexion WAP) à un code-barres 2D. Ce sésame, qui contient les données du billet – nom du film, horaire, tarif – sera scanné par le personnel à l’entrée de la salle. Gaumont ne facture pas l'envoi du SMS, tandis qu'Allociné prélève 15 centimes d'euro le même service.
Annulation possible jusqu'à une heure avant la séance : « En cas de problème de batterie, l’utilisateur a la possibilité d'émettre à nouveau son billet à une borne, à condition qu’il soit muni du moyen de paiement avec lequel il a acheté ses places. Nous pouvons le retrouver avec son nom et son numéro de mobile, mais il devra cette fois-ci se rendre aux caisses [à condition de s’y présenter 15 minutes avant la séance, NDLR] », explique Gaumont. Le groupe ne craint pas les fraudes. « Le code-barres généré est unique. Lorsqu'il est lu, le personnel reçoit une alerte s'il a déjà été scanné. » Impossible dans ce cas d'accéder à la salle.
A l’instar des billets classiques, le ticket dématérialisé peut être acheté grâce aux autres moyens de paiement acceptés par le réseau : à savoir les cartes multiplaces, le passe ou encore le chèque cinéma habituellement distribué par les comités d’entreprise. Jusqu’à 1 heure avant le début de la séance, le client peut annuler son entrée. Il lui suffit de cliquer sur le lien « annuler » envoyé dans le même SMS que le billet. Reste, une fois assis, à ne pas oublier de couper son portable pour profiter du film...

 

Divers

 

Le créateur de Pokémon se tue à convaincre Twitter qu'il est en vie (Source 01 net)

Satoshi Tajiri dément sur sa page Facebook les rumeurs qui courent sur Twitter et qui le donnent pour mort dans le tremblement de terre de Sendai. En vain, pour l'instant....
« RT @xCyrusAndLovato: The creator of Pokemon died today in the #tsunami, #Japan. RIP: Satoshi Tajiri. #prayforjapan. » Cela fait désormais six jours que de nombreux internautes relaient en boucle la même information : en français, « le créateur de Pokémon est mort aujourd'hui dans le #tsunami, #Japon. RIP : Satoshi Tajiri. #priez pour le Japon. »
Mourir une fois par jour, cela doit être fatigant, et le président de GameFreaks, la société qui gère les droits de la licence Pokémon, s'est fendu d'un message sur sa page personnelle pour s'étonner de la rumeur et rassurer ses fans.
Mais puisqu'il vous dit qu'il est vivant... « Chers oiseaux gazouillants, écrit-il en référence au logo de Twitter, qu'est-ce que toutes ces absurdités qui me disent mort ? Par ailleurs, je ne travaille pas à Nintendo Japon, je suis le PDG de Game Freak (tout le monde va bien). Plus important : si vous pouvez, aidez le Japon. » Et le père spirituel de Pikachu de renvoyer vers le site de charité give2asia.org.
Seulement, problème : la puissance de la désinformation virale est énorme. Son message a été posté dimanche 13 mars, mais la rumeur de son décès continue de se propager. Elle a ainsi encore été relayée par 31 comptes Twitter ce mercredi 16 mars... rien qu'entre 15 et 16 h. La plupart des messages reprennent le même tweet initial.
A ce rythme Satoshi Tajiri décèdera encore demain, et après-demain, et encore après...
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