Sécurité et Justice
Le FN confirme le hack du site de Marine Le Pen (Source 01 net)
Dans la nuit de ce mercredi 27 au jeudi 28 avril, la page d’accueil de Marinelepen.com affichait un message en arabe signé d’un mystérieux Kader11000. Une opération de « défaçage », qui n’est pas la première du genre, explique le Front national.
Un message en arabe sur la page d’accueil du site officiel de Marine Le Pen. Cela avait de quoi surprendre les partisans du Front national. Et pour cause. Dans la nuit de ce mercredi 27 au jeudi 28 avril, Marinelepen.com a été victime d’un hack modifiant sa page d’accueil. Les visiteurs tombaient sur un bref message en arabe, illustré d’une photo de jeune femme et accompagné de musique. Le « défaçage » était signé Kader1100, sans plus de précision.
Le 28 avril, vers 10 heures, Marinelepen.com était à nouveau accessible, après avoir été suspendu pour raison de sécurité. « Le site de Marine Le Pen n’était pas aussi bien sécurisé que celui du Front national, explique Julien Sanchez, secrétaire national à la communication numérique du parti. Nous travaillons à son amélioration. Pour autant, il n’y a aucun risque pour les adhérents, car nous ne stockons aucune donnée en ligne. »
Ce n’est pas la première tentative de piratage visant le site de Marine Le Pen, ajoute M. Sanchez. Mercredi midi, le même Kader11000 parvenait à détourner une première fois la page d’accueil pendant une dizaine de minutes, le temps à l'équipe technique interne de colmater une faille. Ce hack laisse sceptiques certains sites spécialisés comme Zataz.com. « Ce piratage nous paraît suspect. L’auteur n’a communiqué son action sur aucun forum », écrit la rédaction du magazine en ligne.
Le mystérieux Kader1100 n’a pas non plus accompagné son message d’un commentaire en français justifiant ses intentions. Il n’en faut pas plus à certains pour imaginer une tentative de manipulation de la part du Front national, qui chercherait à se poser en victime. A un an de l’élection présidentielle, le petit monde du « hacktivisme » commence déjà à s’agiter.
David Guetta, victime de pirates œuvrant grâce au Wi-Fi (Source 01 net)
Un de ses derniers morceaux aurait été intercepté par des pirates sur un réseau Wi-Fi et mis en ligne. Le compositeur a recruté un expert en sécurité informatique du Pentagone pour faire le clair sur cette affaire.
Les musiciens vont-ils devoir protéger leur réseau informatique avec le même soin que le font les entreprises ou les établissements gérant des données sensibles ? Pour David Guetta, la question ne se pose plus, c’est oui. Le DJ vient en effet de voir l’une de ses dernières compositions Where Them Girls At, réalisée avec Flo Rida et Nicki Minaj, diffusée sur le Net alors qu’elle n’était même pas achevée. Pour l’obtenir, des pirates se seraient connectés sur le réseau Wi-Fi du studio d’enregistrement.
« Habituellement, dans un studio, il y a une connexion Wi-Fi qui permet à l’ingénieur du son et à l’artiste de s’échanger les morceaux sur lesquels ils travaillent. Les hackers devaient être dehors, dans une voiture », confie David Guetta à la BBC. Un scénario digne d’un film, relève le DJ, mais qui se révèle pourtant bien réel. Il a embauché un expert en sécurité informatique qui a collaboré avec le Pentagone pour faire la lumière sur cet incident.
Les e-mails, une autre méthode de hacking : Cette fuite aurait pu avoir de fâcheuses conséquences pour sa réputation. Le morceau diffusé n’étant pas encore finalisé, David Guetta craignait que ses fans ne soient déçus de sa qualité. Du coup la maison de disques a dû diffuser plus vite que prévu le morceau dans sa version définitive.
Le musicien s’inquiète car ce problème de protection des œuvres touche toute la profession. Il cite l’exemple d'Akon, dont l’album a été piraté et diffusé sur le Net avant sa sortie. Du coup, il a dû en reproduire un autre au pied levé.
La menace ne vient pas que des réseaux sans fil. David Guetta explique, toujours à la BBC, que les pirates ont aussi recours aux e-mails pour dérober les morceaux de musique. Il détaille même l’un de leurs scénarios « Un jour, alors que je travaillais avec Usher, j'ai reçu un message de son ingénieur du son - c'est impossible pour une personne normale de connaître le nom de l'ingénieur du son d'Usher. L'e-mail disait “Hey c'est moi, j'ai besoin que tu télécharges les voix de ce morceau”. Et si l'on donne un code, ils hackent votre ordinateur », explique le DJ. Très au fait des méthodes de hacking, il n'a pas donné suite à cette demande.
Quand Lady Gaga fait planter les serveurs d’Amazon (Source 01 net)
Le service de musique du géant de l’e-commerce n’a pas supporté l'afflux de « petits monstres ». Les fans de la chanteuse pop souhaitaient acquérir son dernier album à prix cassé.
Le « joli coup » d’Amazon pour faire connaître son service de musique en ligne a tourné court. Pour la sortie mondiale de Born This Way, le site de commerce électronique proposait aux internautes américains de télécharger le dernier album de Lady Gaga pour 0,99 dollar (au lieu de 12 dollars normalement). La nouvelle s’est rapidement répandue sur la Toile. Tant et si bien que le service d’Amazon a été incapable de faire face à l'afflux des « petits monstres », ainsi que la chanteuse appelle elle-même ses fans.
Music a rapidement été paralysé, empêchant de télécharger l’album dans son intégralité. Selon les médias américains, le site aurait même été déconnecté quelques instants. Devant l’ampleur du phénomène, Amazon a indiqué sur Twitter : « Nous connaissons un grand volume [de connexions], les téléchargements sont reportés. Mais tous les clients qui passent commande aujourd’hui pourront obtenir l’intégralité de l’album de Lady Gaga Born This Way au prix de 0,99 dollar. Merci pour votre patience. »
Un site pour défier l'iTunes Music Store : Un mauvais point pour le géant de l'e-commerce, qui n’a pas su anticiper les pics de connexions. Amazon espérait bien acquérir avec cette opération une certaine notoriété dans le secteur de la musique digitale, largement dominé outre-Atlantique par Apple avec son iTunes Music Store. L’opération promotionnelle est aujourd’hui arrêtée. Born This Way coûte désormais 12,99 dollars sur le site marchand.
La Turquie interdit 138 mots dans les noms de domaine (Source 01 net)
Les autorités turques ont dressé une liste de mots qu’il est désormais interdit d’utiliser dans les noms de domaine, dont des prénoms et des termes anodins, ce qui pourrait conduire au blocage de milliers de sites.
La censure sur Internet s’intensifie en Turquie. La Haute Instance des télécommunications vient de dresser une liste de 138 mots qu’il est désormais interdit d’utiliser dans les noms de domaine. La semaine dernière, l’autorité a adressé une circulaire aux fournisseurs d’accès et aux hébergeurs pour les avertir de cette mesure.
Ils ne doivent plus attribuer de noms de domaine comportant les termes figurant sur la liste et bloquer l’accès aux sites les utilisant. La haute instance promet des punitions aux sociétés qui ne respecteraient pas ses directives, sans en préciser la nature ni sur quel argument légal elle va s’appuyer.
Des quiproquos entre les mots en turc et en anglais : La mesure est déjà choquante en soi car elle porte atteinte à la liberté d’expression. Elle l’est plus encore au vu des termes qui y figurent. Comme s’en étonne le site d'informations turc Bianet, la liste contient des mots totalement anodins, tels que les prénoms Adrianne et Haydar, et les termes « animal », « belle-sœur », « blond », « croustillant » « souffle », « fait-maison », « jupe »… Certains sont plus équivoques : « pic », qui signifie « bâtard » en turc. Comme c’est aussi l’abréviation pour « picture » (« image » en anglais), ce filtrage empêcherait les Turcs d’avoir accès, par exemple, aux sites diffusant des images d’actualités.
Autre retombée de cette mesure, Bianet cite l’exemple de donanimalemi.com qui, contenant le terme « animal » pourrait devenir inaccessible alors que le nom du site signifie en turc « quincaillerie.com ». Des milliers de sites pourraient être concernés, tels que des supermarchés en ligne, des sites de fans de football ou encore des sites promotionnels d’entreprises.
« Alors que le pays bloque déjà des milliers de sites qui abordent des sujets jugés sensibles, les conséquences d’un tel filtrage pourraient être désastreuses pour la liberté d’expression des internautes en Turquie. Les autorités doivent renoncer à ce projet et, au contraire, réformer la loi 5651 sur Internet qui rend possible cette censure abusive », a déclaré Reporters sans frontières.
Yaman Akdeniz, maître de conférences en droit à l’université de Bilgi d’Istanbul, s’est indigné de cette directive. Il a pris contact avec la Haute Instance des télécommunications pour connaître les critères retenus pour établir cette liste de mots interdits. Aucune réponse ne lui a été pour l’instant fournie.
Facebook paie une agence pour discréditer Google (Source 01 net)
Le réseau social avoue avoir engagé une agence de communication pour orchestrer une campagne anti-Google. Le groupe de Larry Page était accusé d’enfreindre la vie privée des internautes.
Afin de défendre son pré carré, Facebook entend utiliser tous les moyens. Même les moins « éthiques ». Le numéro 1 des réseaux sociaux a engagé Burson-Marsteller pour discréditer Google. L'agence de communication a donc contacté un blogueur et des médias en leur laissant entendre que le moteur de recherche violait la vie privée des internautes.
Etonné de la démarche, le blogueur Christopher Soghoian a répondu à John Mercurio, ex-journaliste politique, aujourd’hui à l'agence Burson-Marsteller et visiblement l’auteur de cette campagne anti-Google. L'intégralité des échanges a été publiée sur Internet.
Le moteur de recherche est accusé par Burson-Marsteller de « collecter, d'archiver des millions d’informations personnelles à partir de services en ligne et de les partager sans que les utilisateurs concernés le sachent, y consentent ou puissent le contrôler ».
Blogueur et médias ne mordent pas à l'hameçon : John Mercurio pointe du doigt Google Circles, qui commettrait de nombreuses atteintes à la vie privée en collectant des informations sur les relations entre les internautes et en les mettant à la disposition de tous.
Le blogueur, ardent défenseur de la protection de la vie privée et souvent très critique envers Google, ne trouve pourtant rien à redire sur le dernier service lancé par le moteur de recherche. Il remercie, Burson-Marsteller, précisant qu'« il est tout à fait capable d’écrire par lui-même des articles anti-Google ».
Les faits ne s'arrêtent pas là. Dans sa campagne anti-Google, John Mercurio contacte des journalistes. Mal lui en a pris. USA Today cherche à savoir qui est le client de l'agence dans une enquête sur l’enjeu que représentent les données privées des utilisateurs pour Google et Facebook. The Daily Beast obtient finalement LA confirmation. Burson-Marsteller agit bien pour le compte du réseau social.
Bataille autour des données perso des internautes : Malgré ses 600 millions de membres et ses 2 milliards de bénéfices, Facebook craint l’arrivée de Google dans son domaine d'activité. Le moteur de recherche ne fait pas un mystère que les utilisateurs de services communautaires suscitent son intérêt. The Daily Beast rappelle que Larry Page, cofondateur de Google, a envoyé un mémo à ses troupes pour leur expliquer que le social networking était la « top priorité » de l’année.
Pour créer son gigantesque réseau social, la firme de Mountain View entend se servir des informations publiques laissées par les internautes ici et là et qui remontent dans son moteur de recherche. Un peu comme il l’a fait pour créer Google News, à partir d’articles publiés par les journaux en ligne.
Une majorité des membres de Facebook n’ayant pas pris la peine d’activer l’option pour qu’ils ne soient pas indexés par les moteurs de recherche… on comprend mieux la frilosité de la société de Mark Zuckerberg.
L’Etat renforce sa politique de cybersécurité (Source Info DSI)
Après avoir présenté les grandes lignes de sécurité (La France affiche sa stratégie de défense dans le cyberespace), l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) monte en puissance et présente quatre nouvelles mesures : création d’un groupe d’intervention rapide, mise en place d’une politique interministérielle, promotion de la sécurité dans tous les enseignements supérieurs scientifiques et amélioration de la sécurité des infrastructures vitales. L’ANSSI recrute activement et devrait passer de 170 agents à 360 fin 2013.
« Face à des menaces toujours croissantes, l’Etat doit renforcer ses moyens pour protéger ses actifs et garantir sa souveraineté », introduit Francis Delon, Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale en détaillant les nouvelles mesures été présentées ce mercredi par François Fillon en Conseil des ministres.
En réponse notamment à la multiplication en France des attaques informatiques de grande ampleur, le Gouvernement a décidé d’accélérer la montée en puissance du dispositif national de sécurité et de défense des systèmes d’information en adoptant principalement quatre grandes mesures.
GIGN du cyberspace : Ce nouveau groupe d'intervention rapide placé à l’ANSSI, sorte de GIGN du cyberespace, sera formé d’experts capables d'intervenir sur les systèmes d'information de l'État et des opérateurs qui en feraient la demande, permettra de traiter dans les meilleurs délais les attaques les plus graves. Il aura trois missions principales : rechercher et détecter les compromissions, superviser les opérations de traitement d'incident ou de reconstruction des systèmes et porter assistance à nos alliés en cas de crise informatique. « Ce groupe sera capable de réagir très vite, faire du forensics, retrouver rapidement des signatures et prendre les mesures ad hoc », explique Patrick Pailloux, Directeur général de (ANSSI). A la fin 2013, ce groupe comptera une trentaine de spécialistes de haut niveau prêt à intervenir à tout moment.
L’ANSSI sera désormais chargée de mettre en œuvre une politique interministérielle de sécurité des systèmes d'information de l’Etat visant à homogénéiser et accroître la sécurité dans l'ensemble des ministères sera adoptée. Pour prendre un exemple simple, des règles simples comme la création d’un mot de passe seront diffusés dans toute la fonction publique. Par ailleurs, un réseau interministériel sécurisé er résiliant regroupant l’ensemble des réseaux des ministères sera mis en place. Cette sorte de « superintranet » réduira les coûts en mutualisant les ressources des Administration et augmentera la sécurité en réduisant les passerelles d’interconnexion avec l’Internet.
Pour accroître le niveau de sécurité sera mis en œuvre des moyens d’authentification forte, en l’occurrence une carte à puce. C’est l’agence nationale des titres sécurisés en liaison avec l’ANSSI qui pilotera ce projet. Dernier important dans ce chapitre, les Administrations seront conduites à utiliser des produits et des services labellisés par des laboratoires indépendants.
Promouvoir la cybersécurité et améliorer la sécurité des d'infrastructures vitales
L’ANSSI va soutenir la recherche en sécurité des systèmes d'information en partenariat avec l'industrie et favoriser le transfert de l'innovation. En France, ces dernières années, plusieurs initiatives de recherche ont vu le jour en matière de sécurité des systèmes d’information. Elles restent toutefois ponctuelles et ne peuvent être pérennisées, faute de crédits ou de pilotage stratégique global.
Une fondation sera créée, sous la forme d'un partenariat public-privé, pour soutenir les capacités de recherche nationales et développer un centre spécifiquement dédié à la recherche en sécurité des systèmes d'information, dans les domaines techniques et non techniques (politique, géostratégique, économique, etc.). Le montage technique et juridique de cette fondation devrait nécessiter environ un an considère Patrick Pailloux.
Concernant la formation l’objectif est de sensibiliser et de former tous les étudiants aux questions de sécurité des systèmes d’information. Trop d’ingénieurs ou d’universitaires, y compris dans les filières techniques, arrivent aujourd’hui sur le marché du travail sans avoir jamais été formés à « l’hygiène numérique » selon l’expression de Patrick Pailloux.
Le dernier volet de cette annonce consiste à établir un partenariat avec les opérateurs d'infrastructures vitales appartenant aux 12 secteurs stratégiques (santé, transport, énergie…) afin de
- permettre aux opérateurs critiques de mieux connaître les faiblesses de leurs systèmes d'information et leur apporter l'éventuel appui technique nécessaire ;
- prévenir les attaques sur les systèmes critiques ;
- améliorer la compétence et la sensibilisation des opérateurs à la sécurité des systèmes d'information ;
- définir des chaînes de compétence et de responsabilité en matière de sécurité des systèmes d'information.
Il s’agit de développer les échanges d'informations entre l'État et les opérateurs critiques, le partage et l’analyse des remontées d'incidents ainsi que les audits de sécurité. Ces évolutions permettront de renforcer la sécurité des systèmes d'information industriels les plus critiques et de veiller à leur défense permanente.
Conjoncture
Les PME européennes adoptent largement le cloud (Source IT Channel)
VMware a mené l'enquête et s'est aperçu que 60% des PME ont migré au moins une partie de leurs applications ou infrastructures informatiques dans le cloud (66% en France) et que 73% ont virtualisé au moins une partie de leur infrastructure informatique.
D'ailleurs, celles qui utilisent la virtualisation ont un niveau de déploiement plus élevé que les autres : 79% des PME ayant migré quelques applications et/ou infrastructures dans le cloud ayant eu recours à la virtualisation. Il est à noter également que 86% des PME ayant migré vers le cloud affirment que la virtualisation a facilité cette transition. Un chiffre qui monte à 74% en France.
VMware a réalisé cette enquête afin d'obtenir une vision plus claire des niveaux d'adoption de la virtualisation et du cloud dans les PME européennes. « Le temps du débat sur l'adoption/le rejet du cloud par les PME est désormais révolu, comme le prouvent les 60 % de taux d'adoption du cloud. En plus d'adhérer au concept, ces entreprises progressent de façon satisfaisante dans leurs mises en œuvre. Cependant, bien que la plupart des entreprises restent prudentes pour leurs premiers pas, les entreprises virtualisées ont, elles, une avance évidemment considérable sur cette voie. La virtualisation occupe progressivement une place majeure et évidente dans la transition réussie vers un cloud livrant l'intégralité de ses bénéfices », explique Stéphane Arnaudo, Directeur Channels et Alliances VMware.
Si la réduction des coûts reste le principal vecteur d'adoption du cloud, les entreprises sont de plus en plus conscientes des bénéfices offerts par cette technologie en matière d'agilité. En effet, 37 % évoquent la réduction des coûts du matériel et de la maintenance parmi les avantages de la virtualisation (même chose pour le cloud) et 25 % considèrent que la virtualisation a facilité le déploiement de nouvelles applications et de nouveaux services (26 % pensent la même chose du cloud computing).
Tout ceci montre bien que tout en migrant vers le cloud en raison de ses avantages immédiats en matière de coûts, les entreprises parviennent également à une meilleure flexibilité une fois déployé. « Le cloud permet de réaliser bien plus que des économies : il permet aux entreprises de lancer des produits plus rapidement, d'ajuster leurs ressources de façon dynamique afin de gérer les pics de demandes sur un service particulier, ou de transformer les efforts de la R&D en une entité professionnelle entièrement nouvelle », souligne Stéphane Arnaudo de VMware.
Amazon vend plus de livres électroniques que de livres imprimés (Source 01 net)
C’est fait : le libraire Amazon vend désormais plus d’ouvrages au format électronique que de livres imprimés. Voilà en tout cas ce que l’entreprise avance dans un communiqué de presse qui vante une fois de plus le succès des e-books et de sa liseuse Kindle, sans pour autant, comme à son habitude, donner de chiffres précis. Amazon se contente d’indiquer que, depuis le 1er avril, pour 100 livres imprimés vendus, il a écoulé 105 livres électroniques. L’entreprise se félicite par ailleurs de vendre trois fois plus de livres pour Kindle depuis le début de 2011 qu’à la même période en 2010.
Autre information intéressante : le succès de la dernière version de la liseuse d’Amazon – un peu moins chère que le Kindle classique car elle affiche des publicités – qui est désormais le plus vendu des appareils Kindle aux Etats-Unis.
Nouveautés
Air France automatise un système d’alerte passager par mobile (Source 01 net)
Le service Connect puise dans les divers systèmes d’information Air France pour alerter les passagers, en temps réel par SMS ou par courriel, sur les aléas des vols ou des bagages.
Prévenir en temps réel, sur le mobile des usagers, d’un changement de porte d’embarquement ou de la livraison différée de son bagage : c’est l’ambition du service Air France Connect, ouvert depuis quelques semaines à tous les passagers de la compagnie aérienne. « Nous souhaitons que le mobile soit l’outil qui assiste le client tout au long de son voyage », a expliqué Christian Boireau, directeur commercial France de la compagnie.
Ce service a été lancé très discrètement depuis le début du mois de février, sur tous les vols d’Air France et de KLM, après deux phases de test réalisés en décembre 2010 et janvier 2011. Depuis son lancement, 620 000 courriels ou SMS ont déjà été transmis. « Nous sommes très satisfaits de la fiabilité de ces messages et nos clients ont plébiscité le SMS comme canal de communication », a expliqué Christian Herzog, directeur marketing d’Air France, qui souligne « la complexité informatique sous-jacente d'un tel service, simple et informatif pour le client ».
Consolider diverses bases de données : Les informations contenues dans les SMS et les courriels proviennent en effet de plusieurs systèmes informatiques liés à l’exploitation d’Air France. Auparavant, ces données alimentaient notamment les écrans des aéroports (comme le changement de porte d'embarquement). Désormais, ces messages seront retravaillés, personnalisés en fonction des événements et envoyés au client de manière automatisée. Au sein du système d’information d’Air France, c’est la plate-forme logicielle de gestion de la relation client Unica (société éponyme rachetée par IBM en 2010) qui consolide ces informations pour les injecter dans un format SMS ou e-mail compréhensible par le client. La plate-forme Unica est par ailleurs utilisée par Air France pour la gestion de campagnes, le marketing temps réel et l’e-mailing tout en étant intégrée à l’architecture SOA (Service Oriented Architecture) d’Air France KLM.
La complexité du back office nécessaire à cette application fut renforcée par la nécessité de faire communiquer entre eux différents systèmes et bases de données d'acteurs aéroportuaires, ce qui représentait un réel défi technologique. Dans le cas des informations sur les bagages des passagers, des données émanent des systèmes informatiques de la Sita, société de service informatique dans le transport aérien. L’ensemble du projet pour cette application aurait réclamé deux années de travail.
Airbus construit le premier avion 100% RFID (Source 01 net)
De nombreux équipements du futur A350 XWB seront marqués d'une puce électronique. Un projet sans précédent qui vise à optimiser la production, mais aussi la maintenance par les compagnies aériennes.
L'airbus A350 XWB sera le premier avion de ligne à embarquer un grand nombre de puces RFID dites flyable (en vol). Le constructeur aéronautique européen est un utilisateur pionnier de ces étiquettes électroniques, et s'en sert, notamment, pour gérer son puzzle industriel, aujourd'hui au niveau mondial. Les premières expérimentations remontent à 1998, mais cette stratégie a connu son véritable envol en 2006, avec le programme RFID global intitulé Value Chain Visibility and Auto-ID. “ La chaîne logistique y jouait évidemment un rôle moteur, mais ce projet n'était pas limité à ce périmètre, explique Paul-Antoine Calandreau, responsable du projet RFID flyable. Assez vite, nous avons cherché à avoir une approche globale, incluant des activités plus industrielles, comme la fabrication et l'assemblage, mais aussi une partie flyable dédiée aux applications clients. ”
Or, embarquer des puces dans l'avion pose des problèmes spécifiques, en particulier pour les équipements montés dans les zones non pressurisées de l'appareil, soumises à de gros écarts de pression ou de température. Jusqu'alors, pour de telles applications, les industriels pouvaient utiliser des puces CMB (Contact Memory Button), une technologie d'origine militaire. Dépourvue d'antenne et totalement passive, cette mémoire est collée à vie sur la pièce mécanique et ne peut être lue qu'en appliquant un lecteur au contact.
Face à Boeing, Airbus fait un choix audacieux : Airbus a fait un choix plus innovant : tout miser sur la technologie RFID UHF. “ En 2008, lorsque nous avons pris les premières décisions, nous avions encore quelques doutes sur la maturité de la technologie UHF dans des milieux difficiles. Depuis, elle a évolué comme nous l'espérions, et elle satisfait nos besoins dans le domaine du non-pressurisé. Les puces CMB ne font plus partie du périmètre de l'A350 XWB. ” Ce choix d'une technologie unique va simplifier le déploiement des outils de lecture de ces puces sur les sites Airbus, mais aussi sur ceux de ses partenaires et, surtout, de ses clients. L'A350 XWB fera passer l'utilisation du RFID chez Airbus d'une approche boucle fermée, c'est-à-dire avec des tags utilisés en interne, ou entre l'avionneur et ses fournisseurs, à une approche ouverte, où les opérateurs de l'avion seront libres d'employer ces puces dans leurs applications.
Airbus a identifié plusieurs processus où le RFID apporte une forte valeur ajoutée aux compagnies aériennes : “ Le premier d'entre eux porte sur la capture de configuration. Tous les opérateurs doivent maintenir en permanence une connaissance précise de ce qu'ils ont monté comme pièces et comme équipements sur un avion. C'est aujourd'hui réalisé de manière très manuelle, ce qui nécessite beaucoup de vérifications car de nombreuses erreurs se produisent lors de la capture de cette information. ”
Des données directement exploitables par les compagnies aériennes : Les lecteurs RFID vont pouvoir alimenter le Maintenance Information System (MIS) de la compagnie aérienne de façon automatisée et sans erreurs. Les tags trouveront également leur application lors de la réparation d'une panne en atelier, ou encore pour la gestion des Life Limited Parts (pièces à durée de vie limitée). C'est le cas des gilets de sauvetage, qui nécessitent une inspection régulière. “ Nous avons déjà réalisé un certain nombre d'expériences avec nos clients, notamment avec TAP Portugal et Air France-KLM. Nous avons analysé comment nous pouvions répondre au mieux à leurs besoins. Cela nous sert énormément pour préparer l'arrivée de l'A350 XWB. ”
Le grand rival Boeing a dévoilé une offre concurrente, en partenariat avec Fujitsu. L'avionneur américain devrait aussi intégrer des puces RFID sur son 787, mais à une échelle beaucoup plus réduite qu'Airbus. Toutefois, Boeing veut étendre l'approche aux appareils déjà en service par une proposition de retrofit. Contrairement à Airbus, Boeing et Fujitsu n'excluent pas du périmètre la technologie CMB. Quant à l'interopérabilité entre les tags posés par Airbus ou Boeing-Fujitsu, tous deux s'appuient sur la norme du secteur aéronautique ATA Spec 2000, ce qui devrait garantir une certaine interopérabilité entre les deux systèmes.
Et voici le PC à 20 euros, de la taille d’une clé USB (Source 01 net)
Le Raspberry Pi est un ordinateur minuscule, pas plus grand qu'une clé USB. Destiné avant tout aux enfants, il ne devrait coûter qu'une poignée d'euros...
Mettre un PC dans la poche de tous les enfants, et pourquoi pas des plus grands. Voilà l’objectif de la fondation Raspberry Pi, une association anglaise qui développe un PC à la fois petit – il n’est pas plus grand qu’une clé USB – et extrêmement bon marché, puisqu’il devrait ne pas dépasser les 25 dollars, soit environ 17 euros ! Le Raspberry Pi n’a pas été conçu par un inconnu : c’est l’idée du programmeur David Braben, un Britannique à qui l’on doit notamment un jeu vidéo culte des années 80, Elite.
Pour ce projet, Braben a tenté de réduire le PC à son strict minimum. Le prototype de son PC low-cost, qu’il a présenté à la BBC, ne dispose que du strict minimum. Une minuscule carte mère, surmontée d’un processeur ARM à 700 Mhz de 128 Mo de SDRAM et d’un module Wi-Fi. Ce PC, dont le stockage est assuré à l'aide d'un port pour carte SD, dispose d’une entrée USB 2.0 pour y brancher un clavier, et d’une sortie HDMI de l’autre côté, afin de connecter l’engin à une télévision. Petit, mais tout de même assez costaud, le PC est compatible avec OpenGL ES2.0 et se révèle capable de décoder du H.264 en 1080p. Sur le prototype qu’il présente, Braben a même ajouté un capteur photo de 12 megapixels.
Pas de Windows : Bien entendu, étant seulement compatible avec les processeurs ARM, impossible d’y faire tourner Windows (pour l’instant), mais le Raspberry Pi est en mesure de faire fonctionner toute une variété de systèmes GNU/Linux. D’après la BBC, les concepteurs privilégieraient toutefois Ubuntu.
Braben explique qu’il destine avant tout cette machine aux écoles, et espère qu’il pourrait même offrir cet outil aux enfants. Pas seulement pour qu’ils puissent communiquer et surfer sur le Web à peu de frais, mais aussi pour qu’ils découvrent les joies de la programmation informatique. Braben espère voir une version commerciale de son produit lancée dans un an.
Divers
Un couple prénomme sa fille Like, en référence à Facebook (Source 01 net)
Drôle d'époque... Selon l'AFP, qui cite le quotidien Maariv, un couple israélien en quête d'un prénom original pour sa fille qui venait de naître a opté pour Like... Oui, Like, comme le nom, en anglais, du bouton « J'aime » de Facebook. Les parents disent avoir fait ce choix parce que c'est « moderne et innovant ». Le papa, Lior Adler, indique avoir vérifié que ce prénom n'avait jamais été donné dans le pays, condition sine qua non pour le retenir. Pour lui, c'est l'équivalent moderne du prénom biblique Ahava, qui signifie « amour » ou « fraternité ».
D'après Maariv, le couple a déjà prénommé ses deux autres filles Pie (en français « gâteau » ou « tarte ») et Vash (« miel », en hébreu).
En février dernier, une petite Egyptienne avait reçu Facebook comme prénom, en hommage au rôle joué par le réseau social dans la révolution du pays. En octobre 2005, un couple libano-suédois avait lui jeté son dévolu sur Google pour son nouveau-né. On attend désormais les naissances des petits Twitter (ou Tweet), YouTube, Wikipedia et autres BlackBerry ou Bing...