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Newsletter LEARNING Août 2011

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Sécurité et Justice

Le chasseur de créances de Free condamné pour harcèlement (Source 01 net)

La société de recouvrement Intrum Justitia multipliait les relances à l'intention d'un client de Free, qui s'était pourtant désabonné en respectant les obligations légales. Le tribunal de commerce de Lyon l’a condamnée à cesser ses agissements.

La législation française accorde au consommateur ayant effectué un achat à distance un délai de rétractation de sept jours. Durant ce temps, il peut annuler la transaction sans avoir à se justifier ni à payer de pénalité. C’est cette disposition légale qu’un internaute a fait jouer pour revenir sur le contrat d’abonnement à Free qu’il venait de souscrire. Mais, selon des faits rapportés dans le magazine 60 millions de consommateurs du mois de juin, Free a mandaté la société de recouvrement Intrum Justitia pour obtenir malgré tout le paiement de l’abonnement. 

Ladite société n’y est pas allée de main morte dans ses relances, sans tenir compte des arguments du consommateur, à tel point que ce dernier n’a eu d’autre choix que de saisir la justice. Le 23 avril, le tribunal de commerce de Lyon a condamné la société de recouvrement à cesser toute relance par lettre, e-mail, fax ou acte d’huissier, sous peine d’une astreinte de 1 000 euros. « Cette décision, susceptible d’appel, montre que les sociétés de recouvrement n’ont pas toujours la légitimité pour agir », conclut le magazine.

Vente liée : HP est condamné en appel (Source ITR News) 

C'est une victoire judiciaire pour le droit de choisir des consommateurs, affirme l'UFC-Que Choisir qui demande au législateur de confirmer la décision condamnant HP pour vente liée d'ordinateurs et de logiciels et au gouvernement de tenir ses engagements en la matière.

L'arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 5 mai 2011 (toujours susceptible d’un pourvoi en cassation) a sanctionné, à l’initiative de l’association, la vente liée ordinateurs/logiciels par Hewlett Packard. A l'occasion de cette décision, l’UFC-Que Choisir rappelle le gouvernement à ses engagements sur la vente de logiciels et sollicite une action législative pour garantir au consommateur le droit de choisir.

En effet, et il s'agit d'un combat ancien de l’UFC-Que Choisir, la remise en cause de la vente liée ordinateurs/logiciels souffre depuis fin 2008 d’une instrumentalisation de la Directive sur les pratiques commerciales déloyales. S’abritant derrière une interprétation restrictive du texte selon laquelle toute vente liée serait admise, le gouvernement était revenu sur ses promesses successives d’avancées législatives pour consacrer le droit des consommateurs de choisir leurs logiciels (déclarations du Secrétaire d’Etat à la Consommation, Plan numérique 2012).

Après plusieurs décisions favorables au consommateur de la part des juridictions de proximité, la Cour d’appel de Versailles vient donc de rappeler solennellement que la vente liée ordinateurs/logiciels pouvait apparaître comme une pratique déloyale au sens de la Directive. Deux raisons sont données : d’une part, l’absence d’information sur le prix des logiciels est une pratique trompeuse puisqu’elle prive le consommateur de pouvoir comparer et donc faire un choix éclairé ; d’autre part, alors que HP propose aux professionnels des ordinateurs sans logiciels préinstallés ou la désactivation de ceux-ci, le constructeur refuse de faire de même sur son site Grand Public au détriment des consommateurs, ce qui est contraire à la diligence professionnelle.

La Cour d’appel a donc condamné HP à mentionner sur son site le prix des logiciels préinstallés sur les ordinateurs proposés à la vente au grand public et à mettre en place une procédure de renonciation de l’achat de ces logiciels dès l’achat de l’ordinateur, avec réduction du prix correspondant. Si l'affichage des prix sur Internet et les procédures de remboursement sont des conditions nécessaires au bon fonctionnement du marché, elles ne sont pas suffisantes du tout. Elles bloquent en effet toute perspective pour les consommateurs d'avoir un choix réel de systèmes alternatifs.

Quand l’UFC-Que Choisir rappelle le gouvernement à ses engagements de 2008, l'association fait référence aux promesses d'une action législative si les professionnels ne proposaient pas d’eux-mêmes une information séparée quant au prix de l’ordinateur et des logiciels et la vente découplée de l'ordinateur et du système d’exploitation.

" L’évolution des usages et des connaissances informatiques exigent en effet que le consommateur ait, plus que jamais, la possibilité de choisir réellement ses logiciels. Comme disait Lacordaire, c’est la liberté qui opprime et la Loi qui affranchit ", déclare l’UFC-Que Choisir qui en profite pour rappeler ses deux propositions concrètes.

- L’information : rendre obligatoire l’affichage séparé du prix des ordinateurs de ceux des logiciels pré-intégrés.

- L'optionalité : l’acquisition d’un logiciel doit être optionnelle. En l’occurrence, si un logiciel payant est préinstallé, son activation doit faire l’objet d’une transaction distincte. Cela permet également d’envisager l’installation de plusieurs systèmes d’exploitation : le consommateur paierait alors celui ou ceux qu’il envisage d’utiliser. Rappelons qu’un système similaire a été mis en place pour les navigateurs Internet à la demande de la Commission Européenne. Un tel système garantirait le libre choix des consommateurs tout en encourageant aussi la concurrence sur le marché des logiciels.

Alors qu’un projet de loi consommation, avec un volet commerce et télécommunication, est en préparation, l’UFC-Que Choisir appelle donc le gouvernement à mettre définitivement fin au flou juridique autour de la vente liée ordinateurs/logiciels et à intégrer dans ce texte ces deux mesures pour que le droit de choisir des consommateurs soit enfin pleinement garanti.

Six mois de prison avec sursis pour le créateur de Mamie Tracker (Source 01 net)

La justice a condamné pour contrefaçon le jeune homme à l'origine de l’annuaire de liens Torrent, Mamie Tracker. Il écope d’une peine de prison avec sursis et devra payer 300 000 euros de dommages et intérêts aux plaignants. 

La sanction est lourde pour cet habitant d’Anglet, fondateur du site Mamie Tracker. Selon Sud-Ouest, cet informaticien a été condamné, lundi 6 mai, à six mois de prison avec sursis, à une amende de 1 000 euros et devra payer 300 000 euros de dommages et intérêts. Il était accusé de contrefaçon, de diffusion et de non-respect du droit d’auteur, à la suite d'une plainte de sociétés d’auteurs et de studios de cinéma. 

Selon le quotidien, Mamie Tracker référençait de nombreux contenus illicites sans héberger les fichiers, mais en publiant des liens Torrents facilitant leur téléchargement. Le tribunal de Bayonne a estimé que cela suffisait à condamner le créateur, malgré les avertissements mettant en garde les visiteurs contre les actes de piratage diffusés sur le site. C’était l’un des arguments de la défense, pour laquelle le service n’était qu’une « boîte à outils vide ». 

Il réalisait des « cam », des copies illicites dans les cinémas : Cela dit, l’activité de ce jeune homme était apparemment loin d’être irréprochable. Sud-Ouest raconte ainsi les conditions de son arrestation : l’accusé avait été repéré alors qu’il enregistrait clandestinement des films dans des salles de cinéma. Des copies incluant des mouchards (watermarking), mises à disposition sur Mamie Tracker, avaient mis les enquêteurs sur la piste. 

Le suspect a été interpellé à la sortie d’un cinéma alors qu’il dissimulait du matériel d’enregistrement dans ses chaussettes. L’administrateur de Mamie Tracker ne se contentait donc pas de référencer des liens, il était pourvoyeur de copies illicites.

200 000 clients de la banque Citi victimes de pirates (Source 01 net)

C’est une des banques les plus importantes au monde. Mais cela n’a pas empêché un groupe de pirates d’accéder aux données d’environ 200 000 des clients nord-américains de Citi. Voilà en tout cas ce que rapporte Reuters, qui a pu avoir la confirmation du piratage par plusieurs porte-parole de l’entreprise. Ceux-ci ont indiqué à l’agence de presse que l’attaque, découverte par la banque début mai, avait permis aux hackers de récupérer le nom des clients, le numéro de leur compte et leurs coordonnées, mais pas d’information plus sensible : leur numéro de carte bancaire et leur numéro de Sécurité sociale seraient saufs.

Citi ne fait aucune mention de cette affaire sur son site officiel et est critiqué pour avoir tardé à la révéler au grand jour. La banque a annoncé cependant être en train de contacter tous les clients concernés.

Dans le même registre, les déboires continuent pour Sony. Le 8 juin dernier, c’était au tour de Sony Pictures de rapporter un « incident de sécurité » : 37 500 de ses clients ont vu certaines informations personnelles détournées par les pirates du désormais fameux groupe LulzSec. Là encore, leurs numéros de carte bancaire n’auraient pas été compromis.

Licencié pour téléchargement illicite au bureau (Source 01 net)

La cour d’appel de Versailles a confirmé le licenciement d’un jeune homme qui utilisait eMule sur son poste de travail. Elle a estimé que l’employeur était autorisé à consulter un dossier personnel pour stopper le téléchargement. 

En 2007, la Hadopi n’existait pas encore. Mais le téléchargement illicite était déjà une activité à risque, surtout lorsqu’elle était pratiquée… sur son lieu de travail. C’est ce qu'a appris à ses dépens Mickaël P. Ce jeune homme, aide-comptable dans un cabinet d’huissier, a été licencié en avril 2007 pour faute grave. Son employeur lui reprochait d'effectuer des téléchargements illégaux sur un réseau de P2P, au moyen du logiciel eMule, sur son poste de travail. Dans un premier temps, Mickaël avait reconnu les faits, allant jusqu’à démissionner, avant de se rétracter et de porter l’affaire devant les prud’hommes. 

En novembre 2008, le conseil lui donne tort. Il fait alors appel du jugement. La cour d’appel de Versailles a confirmé cette décision dans un arrêt datant du 31 mars 2011, mais que le site legalis.net vient seulement de rendre public. 

La justice n’a pas retenu les arguments de Mickaël P. Celui-ci contestait la validité du contrôle que son employeur avait effectué en son absence et alors que les données consultées étaient stockées dans un dossier clairement identifié comme personnel. Il ajoutait qu’aucune preuve ne permettait d’établir qu’il avait lui-même installé le logiciel eMule. 

Pas d'atteinte à la correspondance privée : Sur ce dernier point, la cour d’appel a estimé que les témoignages des collègues de Mickaël travaillant dans le même bureau que lui étaient suffisamment concordants et convaincants pour écarter la possibilité qu’un autre salarié ait installé eMule à son insu sur son poste. 

La justice a cependant reconnu que l’employeur avait consulté un de ses dossiers personnels, précisément le répertoire de Windows « documents and settings/arche/mes documents/perso ». Une telle action, qui porte atteinte à la sphère privée du salarié, est généralement mal vue par les tribunaux, qui reconnaissent aux employés le droit de conserver à l’abri des regards des correspondances et des données personnelles stockées sur leur ordinateur de bureau, dans un espace identifié comme privé. 

Mais la cour d’appel a estimé que l’affaire de Mickaël ne relevait pas de ce cas de figure. Elle note en effet que l’accès aux donnés « a été effectué une première fois afin de mettre fin à un téléchargement automatique de données étrangères à l’étude B.-P mais réalisé à partir de l’adresse IP de cette étude et a été effectué une seconde fois en présence de M. Mickaël P. ». Cet argument a sans doute fait perdre son emploi à ce dernier. Il aurait sans doute préféré recevoir un courrier d’avertissement de la Hadopi…

Dix premiers internautes convoqués par la Hadopi (Source 01 net)

Nos confrères de PC Inpact citent un article de Paris Match selon lequel dix personnes ont été pour la première fois convoquées par la Haute Autorité. 

Nos confrères de PC Inpact ont évoqué le1er juillet dernier, un article de Paris Match selon lequel dix personnes ont été pour la première fois convoquées par la Hadopi, après que leur adresse IP a été relevée trois fois par le bras armé des ayants droit, TMG. Ces internautes vont devoir s'expliquer (s'ils ne l'ont déjà fait) devant la commission de protection des droits (CPD) de l'institution. La Hadopi n'a pas confirmé l'information. 

La CPD décidera de transmettre ou non leurs dossiers à un juge, qui pourrait leur infliger une amende de 1 500 euros et suspendre leur accès à Internet pendant un mois. Rappelons que ces personnes peuvent aussi faire l'objet de poursuites pour contrefaçon par les ayants droit. 

420 000 e-mails d'avertissement envoyés depuis octobre 2010 : Par ailleurs, 420 000 e-mails ont été envoyés depuis octobre 2010 à titre de premier avertissement, et moins de 10 % des internautes visés ont appelé la Hadopi pour savoir quelles étaient les œuvres concernées. Dans le même temps, 11 000 personnes auraient été repérées en état de récidive et auraient reçu une lettre recommandée, contre 3 500 au début du mois de juin. 

A l'époque, la Hadopi insistait surtout sur son rôle pédagogique, comme elle l'avait fait au moment de recevoir le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. La Haute Autorité expliquait alors que, parmi les récidivistes, quelques dizaines avaient été « flashées » une troisième fois, mais qu'ils n'étaient pas conscients d'avoir partagé des fichiers non autorisés sur les réseaux en lançant ou en utilisant leur logiciel P2P. La Hadopi comptait les auditionner, sans envisager pour autant de transmettre leurs dossiers à la justice. 

La Haute Autorité mène actuellement une campagne de communication, avec des affiches dans le métro et des spots de télévision. Une opération vertement tancée par Jacques Attali et critiquée par des professionnels français de l'audiovisuel, du fait de leur tournage en Slovénie.

 

Conjoncture

Reprise sur le front des fusions/acquisitions des SSII (Source Info DSI)

Le marché des fusions/acquisitions pour les SSII a bel et bien repris en 2011. De multiples raisons expliquent ce rebond des opérations. Pour le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC), la crise est ainsi derrière nous, les valorisations se font enfin à des prix plus raisonnables, les dirigeants ont plus de visibilité pour réfléchir et déployer leurs stratégies.  

De nouveaux business models : La décennie précédente a été marquée par une course à la taille critique en termes de chiffre d'affaires, sans attachement particulier à un cœur de métier. La crise a infirmé cette stratégie, poussant certaines SSII à la faillite. La tendance est plus à un recentrage autour des activités stratégiques déjà existantes (portefeuille clients, technologique, fonctionnel, géographique, etc.).

Pour PAC, cette tendance à la spécialisation fait sens aujourd'hui. Plus largement, c'est un moyen de se différencier sur le marché, en adoptant un positionnement et une proposition de valeur plus lisibles par les clients. Cela implique la possibilité de rester référencé en tant qu'expert dans un ou plusieurs domaines chez les grands comptes, qui resserrent leurs politiques de référencement et réduisent leur nombre de prestataires. Enfin, définir un business model clair est le meilleur moyen d'attirer ou retenir les investisseurs, qui  restent encore frileux.

Par ailleurs les besoins des clients évoluent fondamentalement. Les donneurs d'ordre sont passés d'une logique d'équipement et de modernisation à une réflexion autour de leurs process et de la transformation de leurs métiers. Les fournisseurs de services IT, doivent donc être en mesure d'apporter de la valeur dans ces projets de transformation.

Parmi les récents exemples, on notera la démarche de Capgemini dans le domaine de la modernisation du data center et des services cloud, à travers l'acquisition d'Artesys et plus récemment les négociations avec Prosodie. La consolidation à l'échelle internationale est également un sujet important, avec notamment l'opération Atos Origin et Siemens IS ou encore le rachat d'ECS par Econocom qui fait de l'ensemble un acteur européen de premier plan autour des services d'infrastructures.

Des opérations rendues possibles par le niveau de valorisation : Contrairement aux années précédentes marquées par la crise, le retour à la normale de l'économie permet de mieux valoriser les dossiers. Pour autant, les valorisations restent en deçà de leur niveau d'avant crise (notamment en 2006/2007). La période actuelle étant une période de transition, elle offre les conditions optimales pour toute opération.

Les vendeurs ont accès à des acheteurs qui ont préservé leurs réserves financières pendant la crise, et sont désormais en quête d'investissement grâce à une meilleure visibilité sur les perspectives d'activité à moyen terme.

De leur côté, les acheteurs peuvent viser des cibles relativement sous-valorisées au regard des autres secteurs. En particulier, des opportunités se présentent autour des sociétés éreintées par la crise. Les opérations sur Ares et Team Partners viennent illustrer ce propos.

Certains fonds d'investissement et LBO sont également tentés de déboucler leurs positions, et enclins à accepter des prix raisonnables puisqu'ils ont conscience de ne pas retrouver le niveau de valorisation pré-crise. Cependant, lorsqu'une société présente un enjeu stratégique fort pour l'acquéreur on note une capacité forte de ce dernier à valoriser de manière très convenable la cible. 

Des dépenses IT plus importantes que prévu cette année (Source IT Channel)

Les dépenses en matériels et services IT devraient croître de 7,1% cette année, avance Gartner. C'est plus que les 5,6% initialement prévu. "Il est un peu surprenant que le tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé le Japon et les effets qu'ils ont engendrés sur son économie n'aient pas eu un impact plus important sur les dépenses IT" souligne Richard Gordon, research vice Président chez Gartner. "Pour 2011, en tout cas, nous pensons que les dépenses IT au Japon seront orientés à la baisse, mais nous nous attendons à un début de croissance au cours de la seconde moitié de l'année et à une poursuite de cette tendance l'an prochain". 

Cette année donc, 3 672 milliards de dollars devraient être investis en équipements informatiques, télécoms, logiciels et services. Avec une nette progression dans tous les secteurs. Ainsi, les dépenses en équipements informatiques devraient atteindre les 419 milliards de dollars (+11,7%), celles en logiciels d'entreprises avoisineront les 268 milliards de dollars (+9,5%), celles en services IT franchiront le cap des 846 milliards de dollars (+6,6%) et celles en équipements télécom tourneront autour des 2 140 milliards de dollars (+6,9%).

Richard Gordon note également l'émergence des dépenses autour du cloud et signale qu'avec  approximativement 10 milliards de dollars, les dépenses en SaaS représentent déjà 10% des dépenses en logiciels d'entreprise. Et conclut en affirmant que d'ici 2015, cette proportion devraient grimper à 15%.

 

Nouveautés

L'armement US se dote du premier ordinateur quantique (Source 01 net)

Après 4 ans d'annonces fantaisistes, le constructeur D-Wave assure avoir vendu son premier ordinateur quantique à Lockheed Martin. 

Le premier ordinateur quantique aurait été vendu au géant américain de l’armement, Lockheed Martin. L’ordinateur quantique est, en théorie, le super héros des ordinateurs. Il est censé faire apparaître spontanément l’unique solution d’un problème, au pire la mettrait très rapidement en évidence en affinant des probabilités, là où une machine ordinaire passe du temps à évaluer toutes les possibilités. 

Dans le cas d’un acteur de la Défense, l’ordinateur quantique présenterait l’intérêt de décoder à la volée tous les messages cryptés, alors qu’un ordinateur classique mettrait des décennies pour y parvenir. 

Super ordinateur ou supercherie ? Seulement voilà. Cette annonce laisse dubitatifs les observateurs. Pour commencer, le fabricant canadien de ce premier ordinateur quantique, D-Wave, prétend depuis début 2007 qu’il a les moyens de l’industrialiser. Mais toutes ses dates de lancement se sont jusqu’ici révélées fantaisistes.

Pour autant, les ingénieurs de D-Wave viennent de publier un article descriptif dans le magazine scientifique britannique Nature. A bien y regarder, leur invention consiste surtout à assembler huit éléments quantiques d’informations - des qubits - et à observer qu’ils se comportent bien comme le prévoient les lois de la physique quantique. C’est peu ou prou ce que les laboratoires d’IBM et une poignée d’autres centres de recherches sont parvenus à faire depuis la fin des années 90.

En tout cas, ce descriptif technique de D-Wave n’a rien à voir avec la présentation commerciale de son ordinateur. D-Wave évoque une machine de série, dotée d’un processeur quantique Europa qui fonctionnerait  en milieu cryogénique et dont la puissance phénoménale serait déjà de 128 qubits.

Le professeur Scott Aaronson, spécialiste de l’ordinateur quantique au MIT, avance pour sa part que les 10 millions de dollars payés par Lockheed Martin ne sont pas suffisamment significatifs pour prouver que l’ordinateur de D-Wave fonctionne. « On ignore les raisons de Lockheed. Et puis, pour eux, 10 millions, ça peut très bien être une bagatelle, même lorsqu’il s’agit d’acquérir une technologie totalement infondée », dit-il.

Sur son blog, D-Wave suggère que la fabrication en série de son ordinateur quantique est imminente. 

Des bits subatomiques : Un calculateur quantique ne repose pas sur des bits (dont la valeur est 0 ou 1), mais sur des qubits dans lesquels les valeurs 0 et 1 sont superposées jusqu’à ce qu’une opération externe, ici l’algorithme, fige l’une ou l’autre. La difficulté de fabriquer un ordinateur quantique est que le moindre phénomène extérieur peut figer le qubit dans un état ou dans l’autre avant que l'algorithme ait pu opérer. Il faut donc isoler le qubit, par exemple en le faisant fonctionner à une température proche du zéro absolu. D’où l’idée du processeur dans un milieu cryogénisé de D-Wave.

Dans le principe, chaque qubit est constitué d’une particule, aussi petite qu’un proton ou qu’un neutron. Les valeurs 0 et 1 correspondent au spin de cette particule. Le spin est une propriété magnétique qui apparait quand on observe une particule. On attribue le spin - de manière purement théorique - au sens de rotation de la particule sur elle-même.

Intel s'apprête à lancer une nouvelle race de PC portable : l'Ultrabook (Source ITR News)

Après le notebook et le netbook, voici que l'Ultrabook sort du bois. Cette nouvelle catégorie d'ordinateurs grand public, compacts et légers, devrait combiner les performances et les capacités des PC portables actuels à la praticité et à l'ergonomie des tablettes multimédia. Sean Maloney, Executive Vice President d’Intel, profite du Computex de Taipei pour déclarer que, d’ici à la fin 2012, 40 % des PC portables grand public appartiendraient à cette catégorie d’ordinateurs.

Ces PC portables seront donc plus fins que ceux d'aujourd'hui (2 cm d'épaisseur maximum) et seront vendus à moins de 1 000 dollars. Ils seront motorisés par la prochaine génération de processeur Intel (Ivy Bridge) gravée en 22 nm et exploitant les fameux transistors "Tri-Gate" offrant à la fois un meilleur rendement énergétique, des performances graphiques supérieures, une meilleure réactivité et plus de sécurité. L'USB 3.0 et la technologie Thunderbolt seront également de la partie.

Les premiers Ultrabooks équipés de ces puces Intel devraient être disponibles en fin d'année (notamment chez Asus qui prépare son UX21), et plus généralement au début de l'année prochaine, avant de passer en 2013 à de nouveaux processeurs baptisés Haswell qui permettront à Intel d'optimiser un peu plus encore le niveau de performance et surtout de modifier le point de dissipation thermique en réduisant de moitié la puissance consommée par le microprocesseur par rapport à aujourd'hui. 

Notez enfin que d'autres technologies devraient également être intégrées avec ces Ultrabooks dont Intel Rapid Start (pour une reprise rapide d'activité), Intel Smart Connect (pour assurer les mises à jour même en période d'attente), Wireless Display et PC Synch (pour transmettre et synchroniser des documents et des contenus sans fil entre plusieurs terminaux), et que, selon les prévisions d'Intel, 40% des PC portables devraient être des Ultrabooks d'ici la fin de l'année 2012. 

« L’informatique adopte de multiples formes, déclare Sean Maloney. L’innovation technologique est un catalyseur et nous estimons que les changements apportés par Intel à sa feuille de route, accompagnés d’une forte collaboration du secteur, susciteront une passionnante transformation de la micro-informatique au cours des prochaines années. »

Jonney Shih, le Président d’Asus, a rejoint Sean Maloney sur le podium pour présenter le nouveau PC portable ultra-mince de l’entreprise, équipé du dernier né des processeurs Intel Core de deuxième génération :« Chez Asus, nous sommes très en phase avec les perspectives d’Intel pour l’Ultrabook. Nos clients exigent en effet de bénéficier rapidement d’une expérience informatique sans compromis, pour un design léger et très portable qui corresponde à leurs besoins. Transformer le PC en un terminal ultra-mince et ultra-réactif bouleversera leur approche de l’ordinateur. »

La feuille de route des processeurs Intel Atom va accélérer : Sean Maloney a également évoqué les prochaines générations de processeurs Intel Atom pour les tablettes, les netbooks et les smartphones. Le processeur Atom évoluera plus vite que ne le dicte la loi de Moore, passant de 32 nm à 22 nm puis à 14 nm en trois ans. Avec cette cadence d’une nouvelle finesse de gravure tous les ans, Intel entend réduire le courant de fuite, la puissance consommée en mode actif et augmenter la densité des transistors, tout cela pour donner naissance à " des smartphones, des tablettes et des netbooks plus puissants, dotés de fonctions plus nombreuses et d’une plus longue autonomie ".

Ce mois-ci, la barre des cent millions de processeurs Atom devrait être franchie. Intel peaufine dans le même temps sa plate-forme de nouvelle génération, baptisée du nom de code de Cedar Trail. Il s'agit de la première destinée aux netbooks et bénéficiant de la gravure en 32 nm d’Intel. Elle donnera naissance à des designs ultra-minces et sans ventilateur, avec de nouvelles capacités, notamment la technologie Intel Rapid Start, qui opère une reprise rapide, la technologie Intel Smart Connect, qui assure une mise à jour permanente même en périodes d’attente, les fonctions Intel Wireless Display et PC Synch, qui permettent de transmettre et de synchroniser des documents et des contenus en sans-fil, entre plusieurs terminaux. Sans oublier plus de dix heures d’autonomie sur batterie et plusieurs semaines en mode d’attente.

Sean Maloney a par ailleurs présenté plus de dix tablettes, gérées sous trois systèmes d’exploitation différents, qui sont dotées du processeur Intel Atom Z670 et qui sont disponibles dès à présent. La plate-forme bénéficie déjà ainsi de plus de trente-cinq intermédiations (design wins) depuis son lancement en avril, avec plusieurs designs convertibles, à glissière et autres formats innovants déjà dans les rayons et d’autres devant suivre tout au long du reste de l’année.

Le futur siège d’Apple, un « vaisseau spatial » (Source 01 net)

Le lendemain de sa présentation de son offre iCloud, Steve Jobs a dévoilé les plans de son futur campus. Ce dernier devrait accueillir à horizon 2015 les 12 000 employés de la firme à la pomme, aujourd’hui dispersés aux quatre coins de Cupertino. Affaibli, le PDG d’Apple est néanmoins venu en personne défendre son projet au conseil municipal de cette ville symbole de la Silicon Valley.

Le bâtiment aux lignes futuristes dont la conception a été confiée « à quelques uns des meilleurs architectes au monde » ressemble à un immense vaisseau spatial posé sur un écrin de verdure. Apple dispose de plusieurs terrains dont un d’environ 60 hectares acheté en 2010 à Hewlett-Packard. Les travaux de ce vaisseau-mère pourraient débuter l'an prochain.

 

Divers

Chine : il vend un rein pour s'acheter un iPhone et un iPad 2 (Source 01 net)

Le triste fait divers est narré par plusieurs médias, dont le Telegraph et le Shanghai Daily. Un jeune Chinois de 17 ans de la province de Anhui, appelé Zheng, aurait choisi de vendre un rein pour pouvoir s'offrir un iPhone et un iPad 2. L'affaire se serait conclue sur Internet. Le jeune homme aurait répondu à une annonce offrant 20 000 yuans (un peu plus de 2 000 euros).

Après avoir conclu un accord à 22 000 yuans (en dessous des prix pratiqués, estime RTLinfo.be), le jeune homme se serait rendu fin avril à Chenzhou, dans la Province du Hunan, pour se faire retirer le rein, dans l'hôpital n°198, pourtant non habilité à effectuer ce type d'opération, d'après le journal officiel chinois Global Times. L'établissement nie avoir eu connaissance de l'affaire, son département d'urologie ayant été « externalisé » auprès d'un homme d'affaires de la province de Fujian.

« Je voulais m'acheter un iPad 2 mais je n'avais pas d'argent », aurait confié le jeune homme à Shenzhen TV. Celui-ci aurait ensuite avoué l'affaire à sa mère, qui s'est rendue à la police. Mais impossible de mettre la main sur les intermédiaires. Le trafic d'organes est interdit et réprimé en Chine, mais s'avère une pratique courante, selon The Telegraph. Le journal mentionne un tourisme de la transplantation ainsi que la grande vogue des produits Apple dans le pays. Comme en témoigne cette histoire...
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