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Newsletter LEARNING Octobre 2011
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L'Equipe EGILIA |
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Sécurité et Justice
Les e-mails érotiques au bureau ne sont pas un motif de licenciement (Source 01 net)
La justice a donné tort à une entreprise qui avait licencié l’un de ses cadres parce qu'il utilisait sa messagerie pour entretenir une correspondance érotique. Si l’employeur peut consulter ces messages, il ne peut s’en servir contre le salarié.
Votre employeur peut lire vos courriers électroniques s’ils ne sont pas signalés comme personnels, mais il ne peut pas s’en servir pour vous sanctionner s’ils relèvent d’une correspondance privée. C’est ce que vient de confirmer la chambre sociale de la Cour de cassation dans un arrêt du 5 juillet publié par le site Legalis.
La justice s’est prononcée dans une affaire qui opposait l’assureur GAN à l’un de ses cadres. Celui-ci avait été licencié en 2007 après que l’entreprise eut découvert des messages à caractère érotique dans sa boîte électronique professionnelle.
Respect de l'intimité au bureau : A plusieurs reprises, il avait échangé des messages intimes avec une salariée de l’entreprise, qui lui avait adressé plus d’une vingtaine de photographies très audacieuses. Apparemment, ce cadre ne se souciait guère de cacher cette correspondance : ces courriers sont restés plusieurs semaines dans sa messagerie, alors même qu’il savait que son assistante était chargée de la gérer.
La justice n’a pas reproché à son employeur d’avoir ouvert ces fichiers érotiques et pris connaissance de ces courriers : ils n’étaient pas marqués comme personnels (le champ objet des messages était vide). En revanche, elle estime que l’entreprise n’avait pas à utiliser ces informations pour le sanctionner, dans la mesure où il était clair, après coup, que le contenu de ces échanges relevait de sa vie privée. Par ailleurs, elle a apprécié le fait que ce cadre se soit abstenu de diffuser les photos érotiques (dont il n’était pas l’expéditeur). Même en entreprise, le respect de la vie privée a ses limites.
Faux avis d'internautes : la DGCCRF commence à sévir (Source 01 net)
Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Tourisme et à la Consommation, a indiqué que cinq poursuites contentieuses avaient été engagées à l'encontre de sociétés, au motif de pratiques commerciales trompeuses.
Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé du Tourisme et de la Consommation, est parti en campagne contre les faux avis de consommateurs sur Internet. En janvier dernier, il avait chargé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de mener une enquête sur ces pratiques, que nos confrères des Inrockuptibles avaient mises en évidence il y a peu, en mettant en lumière les entreprises qui vendent ce genre de services.
Depuis janvier, six enquêteurs ont été mobilisés sur ce dossier, et 132 investigations menées. Cent un sites ont été contrôlés, et 31 visites de sociétés réalisées. A l'occasion du bilan de la saison touristique 2011, le secrétaire d'Etat a indiqué que cinq procédures contentieuses ont déjà été engagées à l'encontre d'entreprises au motif « de pratiques commerciales trompeuses (...) passibles de deux ans d'emprisonnement et 187 500 euros d'amende ». Les entreprises visées ne sont pas nommées. Mais on connaît leur profil.
Davantage de pouvoir pour la DGCCRF : Il s'agit d'un « gestionnaire d’un site de ventes aux enchères de voyages dont les avis de “gagnants” étaient intégralement faux et rédigés par lui, d’un gestionnaire d’un site participatif à forte audience spécialisé dans le tourisme, dont les responsables ont rédigé de faux avis pour promouvoir leurs produits, d’un gestionnaire de sites marchands ayant usurpé l’identité d’une personne pour déclarer son site, et ayant également rédigé de faux avis en utilisant cette identité, d’un gestionnaire d’un site comparateur dans le domaine du tourisme, qui a recouru massivement à des stagiaires pour publier des faux avis de consommateurs sur son site, d'un gestionnaire de site d'e-reputation ».
Frédéric Lefebvre a expliqué que des rappels à la réglementation allaient aussi être émis. Il estime qu'il n'est pas possible de quantifier les faux avis sur Internet, mais précise dans le dossier de presse que tous les secteurs sont touchés, « le tourisme, mais également tous les autres secteurs de la consommation courante : l’électroménager, la téléphonie, les biens high-tech, les biens d'équipement de la maison, l’automobile, les services, etc. »
Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement veut donner davantage de poids à la DGCCRF. Le projet de loi, « renforçant les droits, la protection et l’information en faveur des consommateurs », qui sera examiné à la fin de ce mois à l'Assemblée, vise à renforcer le pouvoir d'injonction des agents « et ils pourront dorénavant sanctionner le non respect de ces injonctions afin de faire cesser plus rapidement les préjudices subis par les consommateurs ». Le secrétaire d'Etat à la Consommation veut aussi renforcer la pédagogie, auprès des consommateurs et des professionnels.
Les offres touristiques sur Internet aussi sous surveillance : Frédéric Lefebvre a également donné quelques chiffres concernant les offres touristiques proposées sur la Toile, passées au crible notamment par le Centre de surveillance du commerce électronique (CSCE) de la DGCCRF. 1 280 contrôles ont été menés sur 551 sites Internet, 60 rappels de réglementation émis, 25 mesures administratives ou injonctions prononcées, et deux procès-verbaux dressés. Le taux d'anomalie est évalué à 7 %.
1 utilisateur de PC sur 2 est un pirate de logiciels régulier (Source ITR News)
50 % des utilisateurs de PC dans le monde sont des pirates logiciels réguliers. Certes cette proportion varie d'un continent à l'autre, et les pays émergents arrivent en tête dans l'étude réalisée par le BSA et portant sur 32 pays, mais la situation n'est pas rose ailleurs. Les conclusions de l'étude révèlent en effet que la majorité des utilisateurs de micro-ordinateurs n'hésitent pas à utiliser des moyens le plus souvent ou toujours illicites, pour se procurer des logiciels.
La Business Software Alliance (BSA) vient de publier sur son blog officiel BSA TechPost, les résultats détaillés de sa dernière étude sur le piratage. Cette étude a été réalisée par Ipsos Public Affairs qui a interrogé environ 15 000 utilisateurs de PC dans trente-deux pays, soit entre 400 à 500 entretiens en ligne ou de visu dans chacun de ces pays.
L’étude constate que, " dans les pays en voie de développement, la grande majorité des utilisateurs d’ordinateurs obtiennent fréquemment des logiciels par des moyens illicites – par exemple en achetant une seule licence d’un programme qu’ils installent ensuite sur plusieurs machines, ou en téléchargeant des programmes sur des réseaux peer-to-peer (pair à pair) – alors même qu’ils se disent favorables aux principes de la propriété intellectuelle. "
Ces pirates logiciels réguliers sont plus nombreux parmi les utilisateurs en Chine que dans tout autre pays couvert par l’enquête. La Chine est suivie par le Nigeria, le Vietnam, l’Ukraine, la Malaisie, la Thaïlande, l’Indonésie, l’Arabie saoudite la Corée du Sud et le Mexique.
En France, la valeur des logiciels piratés dépasse 1,9 milliard d’euros (2010). " Un chiffre notable si l’on prend en compte que sur la zone Europe, cette valeur commerciale grimpe à 10 milliards d’euros, expliquent les auteurs de l'étude. " Paradoxalement, plus les droits de propriété intellectuelle reçoivent de soutien, plus le taux de piratage est élevé. C’est notamment le cas dans notre pays où ce soutien est largement partagé par la population, mais où le taux de piratage important (39 %) fait de la France la première nation d’Europe occidentale en matière de fraude informatique ".
Selon l'étude, dans les marchés en développement, une majorité significative des pirates logiciels s’imaginent à tort que les moyens illicites d’acquérir des logiciels sont en réalité légaux. Ils sont aussi persuadés que le piratage logiciel est une pratique courante et qu'ils ont peu de chance d’être attrapés. C’est toute la contradiction inhérente au pirate logiciel, qu’il s'agisse des pays émergents ou développés, avec son respect fort ou modéré pour les principes du droit à la propriété intellectuelle, marquant sa préférence pour les logiciels légaux plutôt que piratés, privilégiant qualité et sécurité.
Il est important de noter que dans les entreprises, du monde entier, les décideurs affichent des comportements et opinions semblables à ceux des autres utilisateurs d’ordinateur.
« Il a fallu des centaines de millions de pirates informatiques pour dérober l’équivalent de 59 milliards de dollars de logiciels l’an dernier », note Robert Holleyman, président et directeur-général de la BSA. « Nous comprenons mieux à présent comment ils fonctionnent. Les constats sont évidents : La réduction du piratage logiciel passe nécessairement par l’information et la sensibilisation des entreprises et des particuliers sur ce qui est ou non licite et sur comment mieux respecter les lois sur la propriété intellectuelle afin que le marché reçoive des signaux dissuasifs plus clairs.».
Un policier condamné pour avoir posté une vidéo sur Facebook (Source 01 net)
Le tribunal correctionnel de Paris a reproché à un policier d’avoir diffusé sur le réseau social la vidéo d’une agression. Ce dernier écope de deux mois de prison avec sursis.
Les paramètres de confidentialité de Facebook jouent parfois de vilains tours. Un policier vient de l’apprendre à ses dépends. Le 6 septembre dernier, il a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour violation du secret professionnel. En 2008, il avait diffusé sur sa page Facebook la vidéo d’une agression, filmée par la caméra de vidéosurveillance d’un bus de la RATP.
L’AFP raconte que cet agent de la police régionale des transferts s’était procuré ce film à partir d’un ordinateur de la brigade des réseaux ferrés, en la recopiant sur une clé USB, avant de la diffuser, accompagnée d’un commentaire sur son métier de policier, à destination de ses 109 amis sur Facebook.
Problème : son profil public rendait le contenu accessible à tous. La vidéo a fait rapidement le tour du Web, de YouTube à Dailymotion, en passant par les sites sympathisants du Front national, prompts à exploiter ce fait divers.
Pas de poursuites contre les sites de partage de vidéos : La victime de ce passage à tabac en prend elle-même connaissance et porte plainte, faisant valoir que la diffusion de cette vidéo avait brusquement ravivé son traumatisme. Le policier s’est en outre rendu coupable d’avoir enfreint le secret de l’enquête. La justice s’est toutefois montrée clémente à son égard. Il encourait une peine d’un an de prison et 15 000 euros d’amende.
Les sites de partage vidéo, eux, n’ont pas été inquiétés. En diffusant ce film, ils se rendaient pourtant coupables de recel de violation du secret de l’instruction. Mais leur promptitude à supprimer de leurs serveurs le contenu litigieux leur a épargné une condamnation. Ce qui ne veut pas dire que cette vidéo à disparu du Web, loin de là.
La cybercriminalité coûte 1,7 milliard d'euros par an à la France (Source Info DSI)
1,7 milliard d'euros. C'est le coût total net de la cybercriminalité en France sur l'année 2011. Une estimation faite par Symantec* qui additionne la valeur du temps perdu par les victimes et le coût de la résolution des problèmes. L'éditeur dénombre pas moins de 9,4 millions victimes de la cybercriminalité en 2010, soit près d’une victime tous les 3 secondes, engendrant près de 872€ millions en pertes effectives directes des cybercrimes et 850€ millions en temps perdu à résoudre les incidents, selon des estimations des victimes.
En France, 60% des internautes adultes auront été victimes de la cybercriminalité au cours de leur vie. 57% l'ont d'ailleurs été au cours des 12 derniers mois. Et 4% ont même déjà été confrontés à un acte de cybercriminalité sur un appareil mobile.
En moyenne, les français consacrent 7 jours par an à la résolution d'un problème lié à la cybercriminalité. Il s'agit la plupart du temps de virus ou de malwares, mais aussi de plus en plus souvent de fraudes en ligne et de fraude à la carte bancaire en ligne. 46% des français affirment d'ailleurs qu'un cybercrime est tout aussi contrariant qu'un "crime" dans le monde physique.
Selon l’étude Symantec sur la cybercriminalité, la catégorie de personnes la plus touchée par la cybercriminalité est celle des hommes âgés de 18 à 31 ans, très connectés, surtout via leurs téléphones mobiles : quatre sur cinq (80 %) d’entre eux ont été victimes d’un cybercrime. Les types de cyberattaques les plus fréquentes dans le monde, également les plus faciles à éviter, sont les virus informatiques et les logiciels malveillants, auxquels 54 % des sondés ont déjà eu affaire. Viennent ensuite les escroqueries en ligne (11 %), et les e-mails de phishing (10 %). Il est vrai qu'il existe plus de 286 millions de variantes uniques de logiciels malveillants contre 240 millions en 2009, soit une augmentation de 19 %.
« La menace de la cybercriminalité n’est pas suffisamment prise au sérieux par les internautes », explique Laurent Heslault, Directeur des Stratégies de sécurité chez Symantec. « Elle est pourtant omniprésente ; six adultes sur dix (60%) en France ont été déjà victimes d’un cybercriminel durant leur vie et cinq adultes sur dix (50%) ne sentent pas à l’abri d’un acte de cybercriminalité lorsqu’ils sont en ligne. Pourtant, la moitié d’entre eux ne prennent pas les mesures préventives qui s’imposent. Par exemple, près de la moitié des adultes français (49%) avoue que leur logiciel de sécurité censé protéger leurs informations personnelles et financières en ligne n’est plus à jour. Et si des efforts restent à faire pour poursuivre les cybercriminels en justice, comme s’accordent à le dire 90 % des Français interrogés, la lutte contre la cybercriminalité n’en demeure pas moins l’affaire de tous. C’est à chacun d’entre nous de faire preuve de vigilance et d’investir dans des systèmes de protection efficaces. »
Reste alors à comprendre pourquoi 49% des internautes adultes ne sont toujours pas équipés d'un logiciel de sécurité à jour. D'autant qu'ils passent un sacré paquet de temps sur Internet (19 heures/semaine en moyenne).
Pour Louis-Joseph Brossollet, chef de projet de la projet de la partie français du projet européen 2CENTRE, "seul le partenariat entre entreprises, forces de l’ordre et académiques permettra d’anticiper sur les attaques, mieux les identifier, mieux les traiter, tant d’un point de vue technique que juridique". A travers ses activités de recherche sur la sécurité et la maîtrise globale et son offre de formation, l’Université de technologie de Troyes se positionne comme un acteur majeur de la lutte contre la cybercriminalité en France. "En partenariat avec la Gendarmerie Nationale, nous avons notamment développé une Licence Professionnelle « Enquêteur Nouvelles Technologies » (NTECH), et nous formons ainsi chaque année environ 25 gendarmes dans les compétences et technologies de pointe pour pouvoir traquer les criminels du web, et 5 experts des enquêtes en entreprises au niveau master".
Notez par ailleurs que l’UTT est l’un des deux premiers centres de formation et de recherche en la matière dans le cadre du projet européen 2CENTRE qui vise à constituer un réseau de centres spécialisés en la matière (répétition) à travers l’Union européenne.
* Symantec a publié, le 6 septembre, son rapport annuel sur la sécurité entreprise. Les dépenses globales engendrées par la cybercriminalité s’élèvent sur les 24 pays suivis à 114 milliards de dollars par an, auxquelles, il faut ajouter 274 milliards de dollars de temps perdu à résoudre les incidents, selon les estimations des victimes.
Conjoncture
Internet n'est plus l'apanage des ordinateurs (Source ITR News)
Aujourd'hui, beaucoup d'appareils électroniques sont capables de se connecter à Internet. Des les téléviseurs jusqu'aux consoles de jeux en passant par les lecteurs Blu-ray et les amplis Home Cinéma, leur nombre est en constante augmentation.
Selon iHS iSuppli, leur nombre devrait même dépasser celui des PC en 2013 avec 503,6 millions d'unités vendues contre 433,7 millions d'unités pour les PC. Ces appareils "connectés" devraient ainsi constituer la première plateforme d'accès à Internet.
En 2015, les ventes de ces appareils électroniques atteindront les 780,8 millions d'unités, dépassant de loin les ventes de PC qui ne devraient pas aller au-delà des 480 millions d'unités. "Internet n'est plus uniquement réservé au PC" note Jordan Selburn, analyste chez IHS iSuppli. "Ces appareils électroniques sont amenés à devenir le centre de ce que nous appelons la salon numérique car ils permettent d'agréger les contenus multimédia de toute la maison via le réseau. Et de toute évidence, dans les années à venir, les consommateurs accéderont plus facilement à Internet depuis leur téléviseur que via leur ordinateur".
La moitié de la croissance des ventes de ces appareils électroniques connectés est aujourd'hui générée par les tablettes multimédia, un segment porté par le succès de l'iPad d'Apple. L'an dernier, ce sont les consoles de jeu qui tiraient ce marché avec 50,5 millions d'unités vendues, suivies des téléviseurs avec 40 millions d'exemplaires écoulés. Mais cette année, ce sont bel et bien les tablettes qui devraient être les vedettes du marché avec des ventes estimées à 61,9 millions d'unités, soit une hausse de 214% par rapport à l'an dernier. En 2015, on devrait dépasser les 300 millions d'exemplaires vendus, soit des ventes multipliées par 15 par rapport à 2010. Les tablettes seront certainement les outils qui permettront aux consommateurs d'entrer dans l'ère de la "maison numérique" en étant capable de surfer sur Internet, de partager des contenus multimédia en réseau, de diffuser de la musique dans différentes pièces (avec des systèmes Airplay par exemple, etc.) ou encore de piloter les éléments du système Home Cinéma.
Enfin, IHS iSuppli note que les lecteurs Blu-ray (+37,9%) et les terminaux TV connectés devraient aussi connaître une belle croissance dans les années à venir.
PC : Gartner divise par deux ses prévisions de croissance pour 2011 (Source ITR News)
Le Gartner présente ces dernières prévisions sur l'évolution du marché des PC. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il les a largement revues à la baisse. De 9,3 %, la croissance prévue passe à 3,8 %. Ce qui fera quand même un total de 352 millions d'unités sur l'ensemble de l'année 2011. Heureusement, en 2012, les ventes devraient progresser de 10,9 % et avoisiner les 400 millions d'unités. L'objectif initial de Gartner pour ... 2011.
La croissance inférieure aux prévisions pour 2011 résultera essentiellement de la dégradation des prévisions en Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis sur la deuxième moitié de l'année. En 2012, le marché restera pénalisé par les performances de 2011 et un début d'année plus lent que prévu.
" L'Europe de l'Ouest n'est pas seulement en train de lutter contre les stocks de PC mais aussi contre les bouleversements économiques ", déclare Ranjit Atwal, Directeur de recherche au sein du Gartner. " Les ventes de PC grand public aux Etats-Unis ont été beaucoup plus faibles que prévu au cours du deuxième trimestre, et les indications sont que celles lors de la rentrée scolaire ont été décevantes ". " Des prévisions économiques de plus en plus pessimistes entraînent une détérioration de la confiance des consommateurs grand public comme des entreprises dans les deux régions. Nous attendons un resserrement des dépenses du grand public comme des entreprises mais dans une moindre mesure pour celles-ci ".
Même si le PC reste important aux yeux des consommateurs comme des entreprises, un achat peut être facilement repoussé. Surtout si des dispositifs complémentaires apparaissent plus attractifs. On achète plus forcément un PC comme premier équipement. Les tablettes ont profondément changé la dynamique du marché PC et la décision d'HP de revoir sa stratégie a pour effet de mettre en évidence la pression que subissent les fournisseurs pour s'adapter à la nouvelle dynamique ou abandonner le marché, estime George Shiffler, Directeur de recherche au sein du Gartner. " Les essais et les modèles d'affaires des fournisseurs faillissent au fur et à mesure que les fonctionnalités des PC traditionnels sont étendus à d'autres appareils, et que les utilisateurs continuent d'allonger la durée de vie de leur PC. Les vendeurs ne semblent s'agiter que pour trouver des solutions rapides à leurs problèmes. Malheureusement, le chaos qui en résulte est simplement en train de créer plus de confusion à travers la chaîne d'approvisionnement de PC, affectant les ventes ".
57% des éditeurs constatent une augmentation de leur activité par rapport au second semestre 2010 (Source IT Channel)
Le modèle Saas et les applications de Paie/RH, de CRM et de gestion des données portent la croissance du marché. Cependant, l’accentuation récente des incertitudes économiques pèse aussi et la croissance du marché logiciel estimée à 4% en 2011 sera probablement révisée de 1 point à la baisse le mois prochain. Tel est le constat dressé par l’AFDEL, qui a réalisé, en partenariat avec PAC et le CXP, Cockpit-Software Business at a Glance, un baromètre marché semestriel qui analyse aussi bien les comportements des utilisateurs que la perception des offreurs.
Le premier semestre 2011 s’inscrit dans la continuité de la tendance positive exprimée le semestre précédent par le baromètre de conjoncture Cockpit. Ainsi, 57% des éditeurs interrogés ont constaté une augmentation de leur activité (hausse ou forte hausse) par rapport au second semestre 2010. Ils sont même 64% par rapport au 1er semestre 2010, une tendance qui confirme la sortie de crise pour l’industrie du logiciel. Au sortir de la crise, les grandes et moyennes entreprises avaient été les premières, grâce à leur surface financière, à reprendre leurs investissements IT et continuent à tirer le marché de l’édition de logiciels. Les TPE et les PME restent en revanche prudentes face au climat économique actuel.
Un second semestre plus incertain : Cependant, l’accentuation récente des incertitudes économiques va probablement peser sur le second semestre. C'est pourquoi, la croissance du marché logiciel estimée à 4% en 2011 sera probablement révisée de 1 point à la baisse le mois prochain.
La plupart des marchés subissent encore l’attentisme lié aux incertitudes macro économiques. Dans le domaine des applications de gestion, la Paie/RH devrait rester au-dessus du marché grâce notamment aux investissements dans les solutions Saas de gestion des talents, mais également avec l’obligation règlementaire de passage à la norme N4DS avant 2012.
Le secteur de la Finance, Banques et Assurances, poursuit ses investissements tandis que l’on observe plutôt une contraction dans les utilities et dans les Telecom (notamment chez France Telecom). Le secteur des services, répercute ainsi probablement sur ses investissements IT la réduction générale du recours à la sous-traitance constatée.
CRM et gestion des données ont la vente en poupe : Côté BI (Business Intelligence), beaucoup d’entreprises étant déjà équipées, ce sont les outils de gestion de données, ETL (Extraction, Transformation, Loading) et logiciels analytiques, qui portent l’essentiel de la croissance. Les investissements dans le domaine du multi-canal, CRM et E-Commerce, qui ont fortement progressé l’année dernière se maintiennent à un bon niveau. Le marché du CRM en particulier, continue de croître plus vite que les applications de gestion, étant porté par l’adoption récente de ces outils par les PME, et la migration vers le Saas (Software as a service) et les projets social CRM côté grand comptes.
Le Saas catalyse la croissance : Comme l’indique le focus Saas de l’enquête côté clients, 40% des entreprises ont déjà conduit un projet Saas et 27% ont un projet en cours pour 2011-2012. La mobilité, sujet transverse, demeure l’une des priorités des entreprises et entraîne avec elle une évolution des infrastructures et des choix de solution en faveur de solutions Saas. Inutile de surenchérir également sur les multiples projets dans le domaine du Cloud pour rationaliser les infrastructures (virtualisation…) et dans la sécurité.
Pour faire face aux incertitudes économiques, les éditeurs se concentrent en outre sur leurs fondamentaux : les nouveaux produits et fonctionnalités arrivent en tête des priorités avec 77%, soit une progressions de 8 points. Le Saas (Software as a service) continue de se renforcer côté éditeurs en gagnant également 8 points par rapport au semestre précédent avec prés de 50% des éditeurs interrogés qui considèrent ainsi ce modèle de distribution comme prioritaire ou très prioritaire. Il est vrai que la croissance du SaaS ne se dément pas (entre 15 et 30% suivant les segments). Du fait d'un contexte économique difficile dans la plupart des pays, l’international perd lui 7 points dans les priorités : un handicap français qui risque donc de s'aggraver !
Twitter dépasse les 100 millions d'utilisateurs réguliers (Source 01 net)
Le petit oiseau est devenu grand. Twitter annonce qu'il compte désormais plus de 100 millions d’utilisateurs actifs. Selon un billet posté sur le blog officiel du site, plus de la moitié de ses membres se connectent tous les jours. En revanche, ils ne sont que 60 % à twitter effectivement : 40 % des inscrits ne font que consulter les messages des autres. Twitter se vante de compter désormais du beau monde dans ses rangs. Trente-cinq chefs d’Etat auraient un compte, ainsi que 99 % du top 200 des organisations à but non lucratif américaines ou encore 87 % des musiciens du top 100 du Billboard 2010.
Lors de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé la nouvelle, Twitter a livré d'autres chiffres intéressants, relayés par Venturebeat. On apprend notamment que 55 % des membres actifs utilisent leur mobile. Le PDG de la société, Dick Costolo, a par ailleurs indiqué qu’il comptait simplifier l’interface et l'unifier pour tous les appareils et plates-formes, mais aussi améliorer la découverte d’informations.
Nouveautés
Des « tatouages » pour mesurer les constantes vitales des patients (Source 01 net)
Des chercheurs ont mis au point une peau électronique capable d’enregistrer les battements du cœur ou l’activité du cerveau. Capteurs, composants et éléments RFID sont intégrés dans ces « tatouages » flexibles. Les patients dont les médecins enregistrent les constantes n’ont pas d’autre choix que d’être reliés à un électrocardiographe ou un électro-encéphalogramme par des électrodes. Un moment peu agréable pour le malade se retrouvant entravé dans ses mouvements. Des chercheurs du département d’ingénierie de l’université de Wisconsin-Madison ont mis au point un tatouage électronique capable de prendre ces mesures sans autre appareillage. Inférieur à 30 µm, ce film transparent contient tous les éléments nécessaires à l’enregistrement. Les composants électriques et à radiofréquences comme les électrodes sont fabriqués en silicone et arséniure de gallium (un semi-conducteur utilisé dans les téléphones portables). Le patch est apposé simplement sur la peau où il est maintenu grâce à la simple interaction entre les atomes et les molécules selon le principe de la force de Van der Waals. Pour une meilleure adhérence, il suffit de l'humidifier, comme lorsque, enfant, vous transfériez sur votre bras les héroïques tatouages d’une célèbre marque de chewing-gum.
La question du coût : Dans leurs travaux publiés le 12 août dernier dans la revue Science, les chercheurs ont démontré que leur invention était capable d’enregistrer 6 heures de données ininterrompues. Et qu’à l’inverse des électrodes classiques, ce tatouage électronique était toléré 24 heures par les patients sans aucune altération de la peau.
Durant leurs expérimentations, les scientifiques ont mesuré des rythmes cardiaques, les ondes alpha d’un cerveau ou encore les mouvements musculaires d’une jambe. Reste que l’arrivée de ce tatouage électronique dans les établissements médicaux pourrait prendre un certain temps.
En effet, les chercheurs ont encore un challenge de taille à relever : faire communiquer leur invention avec des appareils de lecture. Bien qu’il contienne une antenne, la transmission des informations par ondes radio n’a pas encore été réalisée. Sans compter le coût réel d’un de ces patchs une fois mis sur le marché. Il y a gros à parier qu'il soit largement supérieur à celui d’une classique électrode. Même si les chercheurs, dont l’un d’eux a créé la société commerciale mc10, espèrent le produire à un « coût raisonnable ».
Un patch électronique capable de surveiller votre état de santé (Source Info DSI)
Une équipe de chercheurs a mis au point un minuscule timbre épidermique (plus fin qu'un cheveu) capable d'adhérer à la peau sans colle et de de mesurer le rythme cardiaque ou encore l'activité cérébrale et musculaire grâce à des capteurs électroniques.
Baptisé EES (Epidermal Electronics System), ce timbre a permis à cette équipe de scientifiques de développer une nouvelle catégorie d'instruments micro-électroniques : des capteurs, des diodes lumineuses et des transmetteurs miniaturisés ainsi qu'un réseau de filaments pour les relier entre-eux. "Notre but était de mettre au point une technologie électronique pouvant s'intégrer à la peau humaine d'une manière qui est mécaniquement et physiologiquement invisible à l'utilisateur" a expliqué à l'AFP John Rogers, professeur au département de science des matériaux et d'ingénierie à l'Université de l'Illinois (nord). "Nous avons trouvé une solution comprenant des appareils que nous avons conçus de manière à ce qu'ils aient des propriétés physiques compatibles avec l'épiderme" poursuit-il. "Il s'agit d'une technologie qui rend floue la distinction entre l'électronique et la biologie".
Les instruments conçus pour l'EES permettent, en effet, d'appliquer des capteurs sur la peau sans que la personne ne s'en rende compte. Mesurant moins de 50 microns d'épaisseur, ce patch est intégré sur un film de polyester comme ceux utilisés pour les tatouages adhésifs. Il devrait permettre de mesurer l'activité biologique du corps à des endroits où les capteurs électroniques actuels ne peuvent être utilisés, comme la gorge.
"Sur le plan technologique, nous nous concentrons sur les communications sans fil et des solutions pour améliorer les sources d'électricité telles des batteries, le stockage électrique et la récupération de l'énergie mécanique" ajoute le scientifique, rapporte l'agence de presse.
Les chercheurs espèrent bientôt incorporer des instruments diffusant des fluides, ce qui ouvriraient une nouvelle ère pour les bandages électroniques et les traitements des brûlures.
IBM développe un ordinateur capable de prendre des décisions comme un humain (Source Info DSI)
Les chercheurs d'IBM viennent de dévoiler une nouvelle génération de puces d'ordinateur expérimental conçues pour émuler les capacités du cerveau pour la perception, l'action et la connaissance. Cette technologie pourrait réduire la consommation d'énergie et l'espace utilisé dans les ordinateurs d'aujourd'hui.
Les premières puces informatiques neurosynaptic d'IBM parviennent à recréer les phénomènes existant entre les neurones et les synapses dans les systèmes biologiques tels que le cerveau, grâce à des algorithmes avancés et les circuits en silicium. Les deux premiers prototypes de puces ont déjà été fabriqués et sont actuellement en phase de test.
Les ordinateurs cognitifs, construits avec ces puces, ne seront pas programmés de la même façon que les ordinateurs traditionnels. Ils sont censés apprendre à travers des expériences, trouver des corrélations, créer des hypothèses, se souvenir et apprendre des résultats, imitant la structure du cerveau et la plasticité synaptique.
Pour parvenir à cette performance, IBM a combiné les principes de la nanoscience, la neuroscience et les supercalculateurs dans le cadre d'une initiative pluriannuelle. L'entreprise et ses collaborateurs universitaires ont également annoncé qu'ils ont reçu environ 21 millions $ en nouveaux fonds de la DARPA (la Defense Advanced Research Projects Agency) pour la phase 2 du projet SyNAPSE (Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics).
L'objectif de SyNAPSE est de créer un système qui analyse non seulement des informations complexes provenant de plusieurs sources sensorielles, mais qui se rebranche aussi dynamiquement au fil de son interaction avec l'environnement. Le tout en rivalisant avec la taille compacte du cerveau et les usages en matière de faible consommation électrique. L'équipe d'IBM a déjà complété avec succès les phases 0 et 1.
« C'est une initiative importante visant à aller au-delà du paradigme de Von Neumann qui a dirigé l'architecture informatique depuis plus de un demi-siècle ", a déclaré Dharmendra Modha, chef de projet pour IBM Research. " Les applications futures de l'informatique vont demander de façon croissante une fonctionnalité qui n'est pas délivrée de façon efficace par l'architecture traditionnelle. Ces puces sont une autre étape importante dans l'évolution des ordinateurs, des calculatrices aux systèmes d'apprentissage, marquant le début d'une nouvelle génération d'ordinateurs et leurs applications dans les affaires, la science et de gouvernement. "
Des composants neurosynaptiques : Bien qu'ils ne contiennent pas d'éléments biologiques, les premiers prototypes de puces informatiques IBM utilisent des circuits de silicium numériques inspirés par la neurobiologie pour restituer ce qui est désigné comme un "noyau neurosynaptic" avec de la mémoire intégrée (synapses répliqués), des capacités de calcul (neurones répliqués) et de communication (axones répliqués).
IBM dispose de deux prototypes de travail. Les deux noyaux ont été fabriqués en technologie SOI-CMOS 45 nm et contiennent 256 neurones. L’un des noyaux contient 262 144 synapses programmables et l'autre contient 65 536 synapses d’apprentissage. L'équipe d'IBM déclare avoir démontré avec succès des applications simples dans les domaines de la navigation, la vision artificielle, reconnaissance des formes, la mémoire associative et la classification.
L'objectif à long terme d'IBM est de construire un système de puces avec dix milliards de neurones et une centaine de trillions de synapses, tout en consommant seulement un kilowatt de puissance et en occupant moins de deux litres de volume. Les futures puces seront capables d'ingérer des informations complexes provenant d’environnements du monde réel grâce à plusieurs modes sensoriels. Elles pourront agir à travers plusieurs modes d'une manière coordonnée, dépendant du contexte.
Par exemple, un système informatique cognitif de surveillance de l'alimentation en eau du monde pourrait contenir un réseau de capteurs et d'actionneurs qui ne cesseraient de mesurer et de rapporter des données sur la température, la pression, la hauteur des vagues, les marées… et fournir des alertes au tsunami. De la même façon, un système d’approvisionnement pour les rayons d’épicerie pourrait utiliser un gant instrumenté qui surveille la texture, les odeurs, la température pour déceler des produits avariés ou contaminés.
Pour la phase 2 de SyNAPSE, IBM a réuni une équipe de chercheurs et de collaborateurs pour atteindre ces objectifs ambitieux. L'équipe comprend l'Université de Columbia, l'Université Cornell, l'Université de Californie, Merced et l'Université du Wisconsin, Madison.
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