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Newsletter LEARNING Janvier 2012
EGILIA À VOTRE SERVICE est la newsletter officielle d'EGILIA, le spécialiste de la formation professionnelle et certifiante en Informatique et en Management.
Tous les mois, elle vous livre les dernières news, ainsi que l'actualité des actions mises en place par EGILIA.
Elle a pour particularité et avantage d'être interactive :
En effet, elle reste ouverte à vos commentaires et conseils, qui pourront, après validation de notre comité de rédaction, apparaître dans les prochaines parutions.
Vos commentaires et avis sont donc les bienvenus sur avotreservice@egilia.com!
Bonne lecture,
L'Equipe EGILIA
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EGILIA sera présent durant l’événement des « Tech-days 2012 » le 7,8 et 9 février 2012, vous pourrez venir rencontrer notre équipe de conseillers au stand 99 à partir du mardi 7 février 2012 à 9h00. Ce rendez-vous est le plus gros salon Informatique en France et se déroule au Palais des congrès de Paris - Porte Maillot
L'objectif est de présenter, à l'aide d'outils pédagogiques, le mode d'exécution des applications séquencées pour App-V afin d'en maximiser la compatibilité. La gestion de la mémoire, de l'accès aux disques et à la base de registre seront abordés avec des exemples de débogage grâce aux outils Sysinternals. Cette session sera l'occasion de mieux comprendre la fonctionnement de App-V, les options disponibles dans le fichier OSD et donc le contexte d'exécution des applications virtualisées.
Après chaque session plénière vous pourrez également savourer de délicieux POP-Corn sur le stand EGILIA pour une pause agréable et instructive grâce aux conseils et informations de notre équipe EGILIA.
A la semaine prochaine sur notre stand ! |
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Sécurité et Justice
A Marseille, des affiches incitent à dénoncer le piratage de logiciels (Source 01 net)
Les éditeurs de logiciels mènent une campagne d’affichage dans le métro et sur les Abribus de Marseille. Elle met en garde contre le piratage et incite les salariés à dénoncer les entreprises qui s’y livreraient.
Une campagne de communication d’un genre inédit a lieu à Marseille. Dans le métro et sur les Abribus, les habitants peuvent découvrir des affiches les incitant à dénoncer les actes de piratage. « Signalez les logiciels piratés en toute confidentialité », indique le texte, qui donne ensuite un site Internet et un numéro de téléphone à cet effet.
Pour appuyer le message, les figures sévères d’un magistrat, d’une avocate et d’un policier toisent le passant. Ces « nouveaux amis » attendent tous ceux qui ont oublié de payer les licences de leurs logiciels.
C’est la Business Software Alliance (BSA), une organisation regroupant les principaux éditeurs de logiciels du monde, qui lance cet appel à la délation. Elle a constaté qu'en France 39 % des programmes étaient installés illégalement et estime le manque à gagner à 1,9 milliard d’euros.
Piratage et concurrence déloyale : Plutôt que de relancer une campagne d’envergure nationale, comme elle l'avait fait par le passé, la BSA a choisi de se concentrer sur une seule ville, pour plus d'efficacité.
Ses affiches ne s'adressent pas seulement à l’employé sourcilleux qui pourrait dénoncer son patron. L'alliance espère aussi profiter de la concurrence que se livrent les sociétés de la région pour obtenir les noms des fraudeurs.
« Ce sont bien les entreprises elles-mêmes, en plus des éditeurs de logiciels, qui se plaignent souvent du piratage, puisque cela conduit à une concurrence déloyale. Elles le constatent lors d’appels d’offres, par exemple, où elles voient que leurs devis sont bien plus chers que ceux de leurs concurrents. C'est souvent parce que les coûts des logiciels professionnels ne sont pas comptabilisés, les licences n’ayant pas été payées », explique un porte-parole de la BSA.
Quel est le sort réservé aux fraudeurs ? Ils devront se mettre en conformité avec la loi en achetant les licences des logiciels utilisés et s’acquitter de dédommagements. La BSA souligne aussi que le piratage peut nuire à la réputation des sociétés en infraction. Sans cependant se poser la question des répercussions de cette campagne sur sa propre image auprès du grand public, qui sera vraisemblablement peu réceptif à son appel.
Les mouchards informatiques entrent en scène (Source 01 net)
Le décret qui détermine quels sont les services qui peuvent être mandatés par un juge pour réaliser des écoutes informatiques est paru au Journal officiel.
En février 2011, le Parlement a définitivement adopté la loi Loppsi 2, texte très étendu et très controversé concernant la sécurité intérieure. Cette loi prévoit, entre autres, le blocage administratif des sites pédopornographiques – sans en passer par un juge – et autorise les mouchards informatiques, sur demande judiciaire. Après les écoutes téléphoniques, voici donc les écoutes informatiques.
Un décret qui concerne ces « dispositifs techniques permettant la captation de données informatiques » est paru au Journal officiel du 5 novembre. Il autorise la mise en place de ces mouchards, qui font désormais partie du Code de procédure pénale, et précise les services qui pourront les installer dans un certain nombre de cas, sur commission rogatoire d'un juge d'instruction.
Quatre mois renouvelables : Font partie de cette liste la direction centrale de la police judiciaire, celle du renseignement intérieur, les groupes d'intervention de la police nationale ou les sections de recherche de la gendarmerie, entre autres. Ces services sont autorisés à mettre en place ces écoutes « sans consentement », pour accéder « en tous lieux » à des données informatiques, les stocker, les transmettre, « telles qu'elles s'affichent sur un écran pour l'utilisateur d'un système de traitement automatisé de données ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractères ».
La loi Loppsi 2 précise que ces mouchards peuvent être placés directement dans un lieu privé ou recourir à une « transmission par un réseau de communications électroniques ». Toutes les opérations se déroulent sous contrôle du juge, pour une durée de quatre mois, avec prolongation possible pour une durée équivalente.
Outre-Rhin, un des mouchards de la police allemande a récemment été mis en cause par le Chaos Computer Club, notamment en ce qui concerne la sécurité. Le gouvernement avait annoncé une enquête, tout en précisant que ce logiciel n'avait, à sa connaissance, jamais été utilisé...
Le nouveau visage de la criminalité (Source IT Channel)
Le visage de la cybercriminalité a changé. Aujourd'hui, les entreprises ne combattent plus un petit pirate isolé derrière son ordinateur, mais un véritable syndicat du crime parfaitement organisé et copieusement financé.
D'après Forrester, notamment dans son étude intitulée The New Threat Landscape - Proceed With Caution, les attaques identifiées cette année révèlent que le paysage de la menace informatique mute à une vitesse impressionnante et que les cybercriminels trouvent sans cesse de nouvelles manières de contourner les barrières de sécurité.
Primo, la motivation des hackers a changé. Alors qu'ils œuvraient essentiellement pour la gloire hier, ce sont aujourd'hui les gains financiers qui aiguisent leur appétit.
Secundo, la méthode de hacking aussi a évolué : désormais le piratage se fait en récoltant patiemment des informations capitales et moins avec audace.
Tertio, les victimes de piratage sont clairement ciblées, isolées et étudiées et les outils employés ne sont plus artisanaux. Forrester note que le cybercrime est passé "à l'automatisation avec un esprit coopératif".
Quarto, les résultats des attaques ne sont plus du tout les mêmes non plus. Du simple trouble hier, on en arrive aujourd'hui au "désastre dévastateur".
Voilà pourquoi Forrester conseille fortement aux entreprises d'investir dans des technologies de sécurité et de contrôle d'activité permettant d'être efficacement protégés contre cette nouvelle forme de cybercriminalité.
Forrester a identifié huit changements importants relatifs à la nature, à la complexité et aux méthodes d’attaques qui deviennent de plus en plus ciblées, sophistiquées et créatives :
Motivation : de la gloire aux gains financiers en plus de « l’hack-tivisme »
Il est loin le temps où les hackers étaient principalement motivés par l'obtention de leur heure de gloire. Aujourd’hui, le cybercrime est organisé et guidé principalement par le gain financier. Essayer de récupérer quelques données de cartes de crédit n’intéressent plus, il s’agit aujourd’hui d’attaquer les systèmes stockant des millions de données financières ou des informations pouvant générer des sommes très élevées. Aux Etats-Unis, le cybercrime coûterait près de 8 milliards de dollars à l’économie américaine. Cette année, on a vu apparaître des groupes tels que les Anonymes ou LulzSec responsables des attaques contre Sony PSN et InfraGard.
Méthode : de l’audace à la récolte patiente d’informations capitales
D’abord le réseau, ensuite les applications, puis les données, tel est le cheminement des hackers qui prennent le soin de couvrir leurs attaques au fur et à mesure. Et ils prennent toutes les mesures nécessaires pour éviter toute suspicion et détection. Avec pour but ultime de modifier des applications afin de se créer des sources de revenus. Par ailleurs, les attaques font appel à des méthodes très diversifiées. L’attaque contre RSA, en particulier pour modifier le code de la solution d’authentification forte SecurID, est exemplaire de cette démarche.
Focus: du général au ciblé, voire au sur mesure
Dans le passé, les hackers inspectaient les systèmes afin de trouver des failles et de les exploiter. Aujourd’hui, ils ont une approche beaucoup plus ciblée. Il est désormais très courant de constater des attaques non seulement contre les groupes financiers, mais aussi les concurrents, les groupes politiques (la récente affaire de l’UMP en constitue un bon exemple) et même les pays ennemis. Rolls-Royce, Shell, Google, et Adobe ont été des cibles pour ce nouveau type d’attaques.
Outils : de l’artisanat à l’automatisation avec un esprit coopératif
Il est étonnant de constater le nombre de données que l’on peut retirer d’utilisateurs non avertis et peu prudents. Des chercheurs français ont développé un outil de social engineering utilisant une personne intermédiaire pour s’immiscer dans des conversations en ligne avec des cibles potentielles. De nombreuses requêtes provenant d’ « amis » Facebook sont envoyés par des sites malveillants collectant des données personnelles. L’hacktivism consortium a ainsi fait tomber le site officiel du gouvernement tunisien
Résultat : du simple trouble au désastre dévastateur
Encore récemment, une intrusion supposait une réponse rapide, une démarche sur le front juridique, une action vis-à-vis des clients pour présenter des excuses. Aujourd’hui, une intrusion peut avoir pour conséquence que vos concurrents acquièrent les données d’un nouveau produit, que vous allez devoir payer des millions de dollars en dommages et intérêts. L’affaire PSM a coûté 170 millions de dollars à Sony.
Type : d’une malfaçon isolée à une variété d’outils, voire d’une boite à outils
Des outils permettant de personnaliser des logiciels malveillants sont disponibles et accessibles aux premiers venus. En 2009, Symantec a recensé 90 000 variations du ZeuS tool kit. Les suites de l’attaque de la solution SecurID a permis les intrusions dans les systèmes d’information de Lockheed Martin and L-3 Communications.
Ciblage : de l’infrastructure aux applications dont les actifs stratégiques
En 2009, les attaques de sites Web ont permis 79 % des vols d’information. Et pourtant, la plus grande partie des dépenses concernent les infrastructures. Pourquoi ? Parce que les entreprises manquent de compétences. Et l’expertise disponible est relativement limitée.
Agent : de l’infiltré aux groupes tiers avec de véritables organisations
Il est de notoriété publique que les intrusions sont le plus souvent le fait de personnes appartenant à l’entreprise. Les entreprises qui font appel à des tierces parties doivent être très vigilantes.
Les prud'hommes condamnent un salarié qui avait dénigré son patron (Source 01 net)
Licencié, un cadre a voulu se venger de son ex-employeur en publiant des propos diffamatoires à son encontre sur Facebook. Il devra lui verser 15 800 euros.
Parfois les prud’hommes ne donnent pas raison à un salarié qui estime avoir été licencié de manière abusive. Il est plus rare qu’ils le sanctionnent. Ces « juges du travail » ont pourtant condamné l'ex-employé d’une agence d’assurances de Lannion (Côtes-d'Armor) à verser 15 800 euros de dommages et intérêts à son ancien patron pour « déloyauté ». L’homme a été reconnu coupable d’avoir orchestré sur Facebook une campagne diffamatoire à l’encontre de son ancien employeur et de sa société.
Le commercial avait été licencié le 31 mars 2010, selon Ouest-France, au motif qu’il « aurait saisi de faux rendez-vous auprès de clients et de prospects dans son agenda et dans son compte rendu d’activité pour justifier des absences sur son lieu de travail ». Le salarié, estimant l’argument infondé, avait alors saisi les prud’hommes. Parallèlement, il a tenté de discréditer son ex-employeur sur la Toile en postant des messages ciblés et répétés. Ces textes auraient également, selon le quotidien régional, été envoyés aux médias et aux concurrents de son ancienne société.
Internet est un espace public, pas une zone de non-droit : « Il pensait sûrement passer à travers les mailles du filet puisqu’il avait utilisé plusieurs pseudos et en changeait régulièrement […]. La Toile n’est pas un lieu de règlement de comptes. Ça peut retomber sur le nez de celui qui l’utilise à mauvais escient », a déclaré au micro d’Europe 1 Me Gaëlle Peneau, l’avocate de l’employeur.
Ce n’est pas la première fois qu’Internet joue un mauvais tour à des salariés critiquant leur entreprise. En novembre 2010, le conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a confirmé le licenciement de trois salariés d’Alten. Les ingénieurs avaient dénigré leur employeur sur Facebook dans des messages privés, accessibles uniquement à leurs amis. Les juges ont estimé qu’Internet était bien un espace public. Ils ont ainsi confirmé le licenciement pour faute grave de ces employés trop bavards.
Bruxelles exige un délai de portabilité des numéros de 24 heures (Source 01 net)
L'Europe rappelle à l'ordre seize pays dont la France pour ne pas avoir transposé plusieurs directives favorables aux consommateurs, notamment en cas de changement d'opérateur mobile.
La Commission européenne a mis en demeure seize pays de transposer en droit national les nouvelles réglementations en matière de télécommunications, plus favorables aux consommateurs. Les membres de l’Union avaient jusqu’au 25 mai 2011 pour s’exécuter. Or, force est de constater que la France n’est pas dans les clous, notamment en ce qui concerne la réduction du délai de portabilité des numéros à 24 heures en cas de changement d’opérateur mobile.
Au début du mois, l’Arcep (l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes) se félicitait d’avoir réduit ce délai à 3 jours ouvrables, alors que la procédure de migration pouvait pendre auparavant jusqu’à 10 jours calendaires. C’est trop peu, pour la Commission européenne, qui rappelle la France à ses obligations. Certains pays de l’Union ont pourtant réussi à réduire ce délai à 24 heures, comme l’Irlande et Malte.
Possibles sanctions financières : Outre, la portabilité du numéro, la réglementation en matière de télécommunications prévoit une information claire sur les niveaux de qualité de service promis aux consommateurs, notamment en terme de capacité maximale de bande passante, de vitesse de connexion disponible ou de limitation de la data sur mobile. Des mesures en matière de protection des données ont aussi été adoptées. Les sites Internet européens ont désormais l’obligation de recueillir le consentement des internautes pour tout cookie non lié au service. Enfin, les prestataires doivent prévenir les utilisateurs en cas de piratage de leurs données.
La Commission européenne a ainsi adressé un avis motivé aux pays concernés. Elle leur rappelle qu’elle est en mesure de saisir la Cour de justice de l’Union à ce sujet. Et de leur infliger des sanctions pécuniaires.
Protection des données : Facebook dans le collimateur de l'Europe (Source 01 net)
La Commission européenne planche sur une directive qui vise à interdire la publicité ciblée sans le consentement préalable des consommateurs.
Viviane Reding a un nouveau cheval de bataille. La vice-présidente de la commission européenne, en charge de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté veut renforcer la protection des données privées des utilisateurs de services en ligne. Une nouvelle directive, modernisant les textes « obsolètes » (1995) est sur le point de voir le jour.
« Les sociétés qui adressent des services aux consommateurs européens devraient être assujetties aux lois européennes. Autrement, elles ne devraient pas être autorisées à mener leurs affaires sur notre marché. Cela s’applique aussi aux réseaux sociaux et à leurs utilisateurs européens », expliquent dans un communiqué commun la commissaire européenne et le ministre fédéral allemand pour la protection des consommateurs (Ilse Aigner).
La menace envers Facebook est à peine voilée. Viviane Reding reproche au numéro un des réseaux sociaux de mettre à la disposition des annonceurs les données personnelles de ses membres pour qu’ils puissent leur envoyer des publicités ciblées.
Une trop bonne mémoire : Une enquête menée par le Sunday Telegraph a révélé que le réseau social ne se contentait pas d'archiver les informations déclaratives de ses membres. Facebook collecterait des données sur leurs amis ou leur famille, serait capable d’analyser un changement de vie, envoyant à une future mariée, par exemple, des publicités pour des photographes professionnels.
Voici quelques semaines, un Autrichien du nom de Max Schrems s’est fait envoyer par Facebook un CD comprenant l'intégralité de ses données privées. Il a eu la surprise de recevoir une galette contenant plus de 1 200 pages d’informations, dont certaines obtenues illégalement, selon le jeune homme, et pour lesquelles une plainte a été déposé en Irlande.
« Nous fournissons de la publicité ciblée en respectant la vie privée, car notre système ne fournit aux publicitaires que des données rendues anonymes (…) Nous ne partageons pas avec les annonceurs le nom de nos membres sans leur consentement et nous ne vendons jamais des infos personnelles à des tiers », a déclaré un porte-parole du réseau social au Telegraph. Un argument loin de convaincre Bruxelles.
Recueillir le consentement des internautes : « Les utilisateurs devraient avoir le contrôle de leurs données. C’est pourquoi, la loi européenne devrait exiger que les consommateurs donnent leur consentement avant que [celles-ci] ne soient utilisées. Les consommateurs devraient avoir le droit d’effacer leurs données n’importe quand, en particulier quand [ils les] ont postées sur Internet », poursuivent Viviane Reding et Ilse Aigner.
Le CD de données récupéré par Max Schrems contenait l’historique de ses conversations privées avec des membres de son réseau. Des messages, que le jeune homme affirme pourtant avoir effacés, mais qui ne l'ont pas été des serveurs de Facebook… visiblement. Le contenu de la directive sera connu d’ici à la fin du mois de janvier 2012.
Conjoncture
Photographie de l’Internet français (Source Info DSI)
La France compte plus de 2,6 millions de sites Internet, dont 2,2 millions à orientation finalité professionnelle, 150 000 sites dans le service public et près de 70 000 pour le secteur non-marchand (près de 70.000). Les sites vitrines représentent 71% de l’ensemble contre 29% pour les sites dynamiques. Enfin, 57% des sites comptent moins de 50 pages, tandis que ceux à gros volume de contenu (plus de 500 pages). C’est ce qu’indique une enquête réalisée par la société de marketing interactif et d’email-marketing.
Ce dynamisme apparent masque une autre réalité selon laquelle 3 sites sur 4 n’ont pas été mis à jour depuis plus d’un an seuls 9% d’entre eux ont été actualisés durant les trois derniers mois. L’évolution principale se dessine au niveau des sites d’e-commerce qui ont connu une croissance de près de 100% en un an seulement avec, aujourd’hui, plus de 132.000 sites. À peine 43% des sociétés françaises sont présentes sur la toile et ce sont les artisans ainsi que les commerçants qui sont les plus dynamiques en termes d’e-commerce. La France se classe, en termes de présence sur Internet, qu’en 9ème position sur le plan européen et ce, après l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Italie, la Finlande et l’Irlande. S’il ne trouve pas chez nous ce qu’il cherche, le surfeur ira en effet voir sur les sites de concurrents étrangers. La révolution est réalisée par les artisans et commerçants, dont presque 52% intègrent dorénavant la vente sur Internet dans leur stratégie de développement commercial.
« Ces chiffres montrent que les régions évoluent normalement sur le web suivant leur démographie mais également que de nombreuses entreprises et organisations n’ont pas encore réalisé l’importance d’Internet », souligne William Vande Wiele, William Vande Wiele, fondateur d’Email-Brokers. « Pour beaucoup, un site web est au mieux un mal nécessaire qui sert uniquement de carte de visite, au pire un gadget superflu ».
Une des conclusions les plus inattendues de cette analyse est que 23 % des sites - dont plus de 71% dans les services publics français - sont illégaux au regard de la loi. En effet, pour des raisons de transparence, les sites sont obligés de communiquer un minimum d’informations.
Petit rappel sur le LCEN : La loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) précise que toute entreprise française qui possède un site Internet doit y faire figurer :
- Sa dénomination ou sa raison sociale et son siège social
- Son numéro de téléphone
- S'il s'agit d'une entreprise assujettie aux formalités d'inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, le numéro de son inscription, son capital et l'adresse de son siège social
- Le nom du directeur ou du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction au sens de l'article 93-2 de la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982
- Le nom, la dénomination ou la raison sociale et l'adresse ainsi que le numéro de téléphone du prestataire hébergeant le site en question.
En plus de ces obligations légales, il ne faut pas oublier que tout site Internet français doit faire l'objet d'une déclaration auprès de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés), conformément à la loi n°2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel.
Certaines régions de France sont plus fertiles que d’autres en termes de création de sites web : si on regarde la carte, les sites sont localisés principalement à Paris et en Ile de France (17%), Lyon arrive en seconde position avec 9%, et Lille (5%) en troisième. Marseille et Bordeaux sont à égalité avec seulement 4% alors que Strasbourg abrite 3% des sites de l’hexagone.
Etude Deloitte Technology Fast 50 2011 : Les entreprises technologiques françaises gardent le cap face à la crise ! (Source Info DSI)
Les entreprises technologiques de croissance gardent le cap face à la crise même si elles anticipent des difficultés pour trouver des financements. C’est ce qu’indique les cabinets Deloitte et In Extenso qui ont réalisé pour la première fois une enquête auprès des entreprises lauréates du Palmarès Deloitte Technology Fast 50 de 2006 à 2011.
Les entreprises technologiques françaises déclarent être globalement peu freinées par la crise. 92% d’entre elles n’envisagent ni licenciements ni délocalisation de leurs activités et peu d’entre-elles envisagent d’arrêter ou reporter des projets (18%), de stopper les recrutements (26%) ou décider de coupes budgétaires (26%). Réalistes, 40% des entreprises interrogées anticipent néanmoins prochainement des difficultés dans le financement de leurs projets du fait de la crise.
Appel à des financements externes : Le financement des entreprises technologiques françaises repose à la fois sur des fonds personnels pour 73% d’entre elles, sur des financements externes pour 98% des entreprises interrogées. Seules 14% ont fait un appel public à l’épargne. Elles sont très majoritairement satisfaites de leurs relations avec les banques, les fonds d’investissement et les pouvoirs publics qui ont participé à leur financement, respectivement pour 40%, 33% et 25%.
Un quart des entreprises entretiennent par ailleurs des relations régulières avec les investisseurs en capital mais seules 16% des entreprises interrogées envisagent une introduction en Bourse.
Leurs attentes vis-à-vis des pouvoirs publics portent pour l’essentiel sur les mesures incitant à l’investissement en capital risque et le soutien financier.
Difficultés à recruter les bons candidats et soutien des pouvoirs publics : Attirer les compétences et les profils adaptés à leur activité reste un défi pour nombre d’entreprises. Pour 98% d’entre elles, le premier moteur de motivation des équipes est l’enthousiasme et l’ambiance de travail. Arrivent ensuite les possibilités d’évolutions (94%) et la proposition d’avantages extra-salariaux (84%). Néanmoins, 50% des répondants peinent à trouver les bons candidats. 74% estiment que la mise en place par les pouvoirs publics de cursus adaptés à leurs activités favoriserait leur politique de recrutement.
Les entreprises interrogées souhaitent que les pouvoirs publics renforcent la compétitivité du territoire français, notamment pour éviter les départs des têtes pensantes à l’étranger. 76% d’entre-elles demandent une plus nette implication dans les appels à projet. Le soutien des grands groupes français représentent un levier de croissance puissant pour les entreprises interrogées qui sont 90% à déplorer leur faible appui. Afin de faciliter les prises de commandes des grands groupes auprès des PME technologiques, 79% d’entre elles préconisent de voir instaurer des garanties par l’Etat et 66% la mise en place de quotas. Elles sont 70% à adhérer à l’idée de la création d’un pôle de représentation à l’international des NTCI françaises qui aurait pour but de faciliter leur implantation à l’étranger.
Des dispositifs existants qui ont besoin de faire leur preuve : Le CIR (crédit d’impôt recherche) et le statut JEI (jeune entreprise innovante) remportent une large adhésion des entreprises technologiques françaises avec respectivement 71% et 48% d’avis très favorables.
En revanche, les avis sur la création des pôles de compétitivité ainsi que les mesures en faveur de l’innovation dans le cadre du Grand Emprunt sont plus mitigés.
Seules 26% des entreprises adossées à un pôle de compétitivité jugent qu’il contribue à leur succès, et 8% seulement des entreprises concernées directement par le Grand Emprunt ont bénéficié des mesures.
Les dispositifs de protection des brevets ou des actifs incorporels au niveau mondial méritent en outre des améliorations pour 63% des répondants.
Nouveautés
Le Sénat adopte la carte d’identité biométrique (Source Info DSI)
Le Sénat a adopté avec modifications, en deuxième lecture, la proposition de loi relative à la protection de l'identité qui « propose de sécuriser la procédure de délivrance de ces titres et de sécuriser les transactions, en introduisant une carte d'identité où figureront les informations biométriques du titulaire, soit sa photographie et ses empreintes digitales numérisées ».
Destinée, selon ses auteurs, à lutter contre la multiplication du nombre d'usurpations d'identité, estimé en France à 200 000 par an, la proposition de loi prévoit une série de dispositions visant à garantir une fiabilité maximale des passeports et cartes nationales d'identité (CNI). Il s'agit ainsi d'équiper les cartes nationales d'identité de puces électroniques sécurisées qui non seulement contiendront des données biométriques numérisées (état civil, adresse, taille et couleur des yeux, empreintes digitales, photographie) mais pourront également offrir à leurs titulaires de nouveaux services tel que l'authentification à distance et la signature électronique.
La commission des Lois du Sénat, saisie pour la deuxième lecture, a donc rétabli cette technique du "lien faible" pour le fichier. La commission a également interdit l'utilisation d'un dispositif de reconnaissance faciale à partir des images numérisées des visages qui sont enregistrés dans ce fichier.
Le permis de conduire à puce arrivera en janvier 2013 (Source 01 net)
Les caractéristiques du futur permis de conduire viennent d'être officialisées. Il comprendra une puce électronique et facilitera…le recouvrement des amendes.
D’ici à 2033, le bon vieux document rose aura totalement disparu de la circulation. A partir du 19 janvier 2013, un nouveau permis de conduire remplacera progressivement l’ancien document. Le ministère de l’Intérieur vient d'en détailler les caractéristiques et les modalités de déploiement, conformément aux exigences d’une directive européenne de décembre 2006. Les détails ont publiés au Journal officiel du 14 Novembre dernier.
Flanqué d’une puce électronique, le prochain permis aura le format d’une carte bancaire. Celle-ci stockera l’identité du titulaire et ses empreintes digitales. Pour les conducteurs, la présence d’une puce permettra de consulter en ligne son solde de points sur le site du ministère de l’Intérieur.
La chasse aux mauvais payeurs : C’est surtout l’Administration qui devrait en tirer le plus de bénéfices. La police pourra en effet lutter plus efficacement contre la fraude, en vérifiant la validité d’un document grâce à des lecteurs de cartes à puce installés dans ses véhicules. Elle pourra également consulter l’historique des automobilistes, qui pourront plus difficilement échapper au paiement des amendes. Ce dispositif, déployé à l’échelle européenne, devrait améliorer le recouvrement des amendes auprès des ressortissants étrangers.
Le permis à puce ne sera plus illimité dans le temps. Les conducteurs devront le renouveler tous les quinze ans, mais sans passer d’examen supplémentaire. Le ministère de l'Intérieur n’a pas encore précisé si le changement de document sera facturé comme c’est le cas des passeports. Financièrement, l’opération est loin d’être neutre : près de 40 millions de permis roses sont actuellement en circulation.
SFR présente une carte SIM en papier (Source 01 net)
L'opérateur va mettre en circulation des cartes SIM dont le corps, autour de la puce, ne contient que des fibres naturelles de bois, et plus aucun plastique.
SFR vient de dévoiler une « carte SIM papier », présentée comme une première en France. Il s'agit plus précisément d'une demi-carte dont le corps, autour de la puce, n'est constitué que de « fibres naturelles de bois, recyclables, biodégradables et compostables ».
La puce, elle, ne change évidemment pas en comparaison d'une carte classique.
Selon l'opérateur, cette carte en papier « permet une réduction de près de 30 % des émissions de gaz à effets de serre (générées tout au long de son cycle de vie) par rapport à une carte SIM en plastique de format classique ».
Première étape avant la généralisation : La carte a été développée par Oberthur et garantit « les mêmes critères de qualité et de fonctionnalités que la carte SIM classique ».
En décembre 2010, le fabricant avait présenté cette innovation, baptisée PaperSIM, indiquant qu'elle était conçue au moyen de « fibres issues de forêts gérées durablement ». C'est le cas du bois qui arbore le label FSC (Forest Stewardship Council).
Dans le cadre de ce programme pilote, le numéro deux de la téléphonie mobile va mettre en circulation 10 000 cartes de ce type, auprès des clients qui ouvrent ou renouvellent une ligne. SFR parle « d'une première étape avant une généralisation ».
L'entreprise rappelle qu'elle avait déjà présenté en 2009 des « EcoSIM » en plastique, de la taille d'une demi-carte, emballées dans des enveloppes en fibres non traitées, avec encre à eau, sans solvant.
Divers
Le dernier Goncourt corrigé par… des pirates (Source 01 net)
La version numérique de L'Art français de la guerre, d'Alexis Jenni, prix Goncourt 2011, était truffée de fautes. Avant que la team Alexandriz n'en publie une version pirate corrigée. Une petite humiliation pour Gallimard.
Oh la la, Le Goncourt 2011 commercial est plein de fôtes. Heureusement qu'on corrige ! » Le message ironique a été posté ce lundi 14 novembre* sur Twitter par le team Alexandriz. Ce collectif d’internautes férus de lecture met en ligne des ouvrages présents dans le commerce, parfois après les avoir scannés, décoquillés, mis en forme… au prix d’un travail fastidieux et méticuleux.
Evidemment, la team n’est pas très pointilleuse avec le respect des droits d’auteur, mais l’initiative a le mérite de redonner une seconde vie, numérique, à des œuvres condamnées à disparaître. Elle s’est ainsi attaquée au Goncourt 2011, L'Art français de la guerre, rapporte le site ebouquin.fr.
Les pirates, plus forts que l'éditeur : Dans ce cas précis, les pirates n'ont eu qu'à mettre la main sur une version numérique du roman d'Alexis Jenni, diffusée par Gallimard lui-même. Mais il faut croire que les membres du team Alexandriz sont plus consciencieux que l’éditeur. Avant de mettre en ligne leur fichier, ils l'ont examiné scrupuleusement.
Un travail qui s’est révélé utile : le team a débusqué plusieurs coquilles dans L'Art français de la guerre. A tel point qu'ebouquin.fr se demande si Gallimard a bien relu l’édition numérique avant de la commercialiser. En tout cas, la découverte fait mauvais genre pour un éditeur de la stature de Gallimard.
L’amour-propre de la maison d'édition française pourrait même en prendre un sacré coup. Des lecteurs signalent que certaines des fautes relevées dans le fichier numérique par Alexandriz figurent aussi dans l’édition papier. Pour une fois que des pirates donnent une leçon à des ayants droit !
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